Soumise (01/14)

 

Il avait fait très chaud en cette journée de lundi. Une chaleur accablante. Après un dimanche pluvieux en ce début septembre, j’avais opté pour une tenue plus automnale. Jupe et corsage, bien sûr, mais avec un pull léger. À la radio, ils avaient parlé du retour de l’été indien.

De retour à la maison, je m’étais empressée de prendre une douche rafraichissante, après m’être assurée que Céline, ma fille, était bien rentrée. Je l’avais trouvée dans sa chambre, le casque audio sur la tête, en train de faire ses devoirs. Comme toujours, je dois dire. J’étais très fière d’entendre les compliments de ses professeurs à son sujet.

Je regrettais cependant qu’elle soit toujours seule, solitaire. Elle n’avait pas d’amies de son âge, juste des camarades de classe. Jamais elle n’était invitée à l’anniversaire de l’une d’elles. Pas plus qu’elle n’invitait de son côté. Et ce, depuis la trahison qu’elle avait subie. La double trahison. C’est ainsi qu’elle l’avait ressentie.

Le départ de son père, mon mari, avec la mère de sa meilleure amie de l’époque, Émeline. Cela avait été très dur, pour elle comme pour moi. On s’était énormément rapprochées pour se soutenir mutuellement dans cette épreuve. Puis le divorce qui a suivi. Elle avait passé quelques week-ends chez son père mais cela posait beaucoup trop de polémiques. Petit à petit, il s’était éloigné d’elle, comme il l’avait fait avec moi. Et Céline ne tenait pas plus que ça à le revoir.

J’étais en train de me sécher quand quelqu’un sonna à la porte. Je m’empressais de passer une culotte et un maxi tee-shirt pour aller ouvrir. Céline, avec son casque sur les oreilles, n’avait sûrement rien entendu. J’entrouvrais la porte avec précaution, je n’étais pas habillée pour recevoir n’importe qui. Je fus immédiatement rassurée en voyant le visage d’une jeune fille. J’ouvrais un peu plus pour lui dire bonjour.

« C’est bien ici qu’habite Céline ? »

J’approuvais d’un signe de tête, ouvrais la porte en grand pour qu’elle puisse entrer. J’étais un peu sous le choc. Céline ne m’avait pas encore parlé de sa nouvelle amie. J’étais heureuse pour elle, mais un peu déçue par son silence. En fait, la rentrée scolaire n’était pas si loin que ça et je suppose qu’elle restait prudente, comme très souvent.

Je refermais la porte et m’avançais jusqu’au pied de l’escalier pour appeler Céline. Aussitôt fait, je repensais à son casque sur la tête et que, bien sûr, elle ne pouvait pas entendre. J’allais monter la chercher quand …

« Je peux monter lui faire la surprise, madame, si vous me dites où est sa chambre ».

« Sa chambre est tout au fond, en face. Et il n’y a pas de « madame » ici. Moi, c’est Florence « .

 » Oui, mad … Florence. Et moi, c’est Océane. Enchantée « .

Et elle me fit une petite révérence en souriant de toutes ses dents. Puis son sourire se crispa tandis que ses yeux baissaient un peu. J’avais bien séché le bas de mon corps en sortant de la douche, mais j’avais été interrompue pour le haut. Mon buste humide avait collé au tissu et mon imposante poitrine était parfaitement visible, maintenant que j’étais en pleine lumière.

Mes tétons pointaient outrageusement sous le tissu léger, semblant attendre une caresse bien hypothétique. Et c’est bien ma poitrine qu’Océane observait depuis quelques minutes. Je ne savais que faire, troublée par son regard d’envie. Je finis par tourner les talons pour rejoindre la cuisine.

Elle était déjà à mi-étage quand je lui demandais si elle restait pour dîner avec nous. Elle répondit qu’elle devait voir avec Céline, et téléphoner chez elle pour prévenir, au cas où. Je retournais à mon travail de préparation du repas, toujours un peu troublée par ce qui venait de se passer.

Si elle avait osé poser ses mains sur mes seins, je suis sûre que je l’aurais laissé faire, tellement j’avais envie à ce moment précis. Je devenais folle ou quoi ? Elle avait certainement le même âge que ma fille. Je ne pouvais pas, je n’avais pas le droit d’avoir de telles pensées, de telles envies.

J’avais énormément de mal à me concentrer sur ce que je faisais, tentant sans cesse d’éloigner ces images qui revenaient en boucle. Ses petites mains sur mes gros seins. En désespoir de cause, je me posais sur le canapé, devant une émission de télé débile, pour ne plus penser à rien.

Trente minutes plus tard, je retournais dans la cuisine pour finir de préparer le dîner, calme et sereine. J’avais retrouvé mes esprits, mon rôle de mère, d’adulte responsable. Les filles descendirent à ce moment-là pour me préciser que son amie pouvait rester manger. Ses parents étaient de sortie et prévenus qu’elle ne rentrait pas immédiatement.

Céline me demanda timidement si Océane pouvait rester dormir ici, également. Elle semblait avoir très peur que je refuse mais, puisque ses parents étaient au courant, je n’y voyais aucune objection. Elles se sautèrent dans les bras mutuellement avant de venir me faire un câlin. Serrer ma fille dans mes bras ne m’a jamais posé de problème. Mais avec Océane, je ressentais à nouveau des picotements caractéristiques du plaisir qui montait en moi.

Je réussissais à me contenir pour ne pas laisser apparaître le trouble dont j’étais victime. Je repensais à cette émission débile pour me recentrer sur l’essentiel. Les filles avaient mis la table et on prit place pour dîner. Pendant ce repas, je retrouvais enfin ma fille, souriante et heureuse, comme je ne l’avais plus vue depuis des années.

Après avoir débarrassé et fait la vaisselle, on s’installa dans le salon, devant la télé. Céline voulait absolument voir un film. Je n’ai pas eu envie de la contrarier ce soir-là. Elle prit place dans son fauteuil, Océane près de moi sur le canapé.

Ce film ne m’intéressait pas du tout, Océane semblait de mon avis. Elle finit par poser sa tête sur mon épaule. De façon maternelle, je passais mon bras par-dessus ses épaules pour la serrer contre moi. Sa tête bougea légèrement pour venir se blottir sur ma poitrine. Je n’osais plus bouger.

Céline, toute à son film, ne voyait absolument rien. D’ailleurs, il faisait plutôt sombre dans ce salon. Quand la petite main d’Océane remonta sous mon sein, j’étais pétrifiée, incapable de réagir. Les sensations revenaient, multipliées au centuple.

Sans réaction de ma part, sa main commença à caresser ce sein, puis l’autre. Je n’osais plus bouger mais ma respiration saccadée prouvait bien mon état d’excitation. Ses doigts jouèrent avec mes mamelons, les pressant dans tous les sens. Puis, ils s’attaquèrent à mes tétons qui pointaient comme jamais.

 

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