Première soirée au « CASTEL » (11/26)

Elle semblait être dans un autre monde, une autre dimension. Où tout était possible, tout était permis. Elle pouvait caresser librement les seins d’une femme sans pour autant être jugée, traitée de dégénérée, de lesbienne. L’insulte suprême à ses yeux. Elle aimait les femmes, depuis très longtemps. Depuis sa tendre jeunesse. Elle avait dû cacher ses sentiments, ses envies, depuis toutes ces années. Parce que ce n’était pas bien. Parce qu’il ne fallait pas. La starlette, qu’elle avait été, avait pu profiter de quelques moments de bonheur partagé avec d’autres jeunes filles. Mais son unique apparition dans une comédie, genre « Max Pécas » n’avait pas été suivie par d’autres rôles. Simplement quelques figurations, puis plus rien. Elle avait choisi le chemin de la raison en épousant le futur notaire, promis à un bel avenir. Dans une commune modeste, certes. Mais elle avait été la reine de plusieurs soirées, organisées pour son plaisir. Alice, sa complice de jeu, s’était encore rapprochée d’elle. Elles étaient quasiment collées l’une à l’autre. Seins contre seins. Toutes les deux étaient de la même taille, Norbert n’eut qu’à tourner ses paumes vers la poitrine de la jeune femme pour ressentir sa chaleur. Il sentit son cœur, prêt à s’arrêter de battre, alors il se recula de lui-même, laissant les deux femmes entre elles. Et c’est Mme Aubert qui, la première, posa ses lèvres sur celles de la jeune femme. Lorsqu’elles se séparèrent, Catherine guida Alice jusqu’à Maître Aubert, et Mme Aubert devant Nicolas Blanchet. Chacun des deux hommes commença à embrasser la poitrine qui était devant lui, offerte à ses envies, à ses pulsions. L’attroupement se disloqua lorsque les femmes furent séparées. Catherine entraina son mari sur un canapé, un peu éloigné de cette foule de curieux. Avant même qu’il ait pu la remercier, Catherine se pencha vers la braguette de son mari et elle lui offrit une fellation de rêve. Elle n’était pas vraiment adepte de cette pratique, mais elle savait évidemment que tous les hommes en sont friands. Elle avait offert à son mari ce qu’il désirait profondément, caresser les seins d’autres femmes, ceux de Mme Aubert entre autres. Mais c’était uniquement avec elle qu’il avait la permission de jouir.

Pendant ce temps, les deux hommes n’étaient pas restés sans réaction. Maître Aubert avait fait glisser jusqu’à ses chevilles la robe d’Alice et elle était désormais assise sur ses cuisses, très près de lui, son sexe se frottant contre celui de son amant. Elle était juste en culotte, et elle sentait parfaitement le sexe de Maître Aubert qui se développait doucement à travers le tissu de son pantalon. Car oui, elle savait que cela arriverait fatalement, un jour. Un soir. Cette nuit, c’était presque sûr et certain. Mme Aubert avait gardé sa robe autour de sa taille, mais elle était, elle aussi dans la même position que sa jeune complice. Elle retrouvait les délices de sentir les mains d’un homme qui découvrait son corps. Il explorait presque partout, mais elle lui interdisait encore l’accès à son intimité. Mais Nicolas était trop heureux de la chance qu’il lui était offerte de pouvoir profiter à sa guise de cette femme admirable, et admirée. Il n’était plus du tout jaloux et sa femme était passée au second plan. Il avait atteint son rêve qu’il pensait inaccessible. Il tenait enfin entre ses mains, ces seins délicieux. Comme beaucoup, il savait que Mme Aubert avait été actrice, dans sa jeunesse. Il avait même réussi à trouver ce film en DVD. Il le gardait secrètement, dans le bureau de son étude. Il le visionnait parfois, quand il avait très envie de voir, ou revoir, cette perle rare. Elle avait bien changé, évidemment. Mais c’était pour lui un bonheur incommensurable de pouvoir enfin posséder ce corps dont il avait tant rêvé. Il ne pensait plus du tout à sa femme, Alice, pourtant tout près d’eux. Pour ma part, j’avais commencé à faire le tour de la grande salle et j’avais pu assister à la naissance, ou plutôt la révélation, de Catherine Maîtresse femme. Je m’intéressais ensuite à ce qui se passait toujours au centre de la salle. Maggy, avec les deux sylphides, et Jordan qui fut invité à les rejoindre par Melody. C’était principalement autour d’eux que se tenaient les curieux. Maître Tigre aussi avait commencé à faire un tour de la salle, mais dans l’autre sens. Sa soumise, ma propre mère, le suivait légèrement en recul, et toujours la tête baissée. Il stoppa juste devant le couple formé par l’homme d’un certain âge et sa « secrétaire ». Ou bien sa « nièce ».

Elle était totalement nue, empalée sur le sexe de son amant. Elle avait aperçu, sur de petits guéridons, placés entre les canapés, des coupelles en rotin contenant toutes sortes de préservatifs. Elle en avait attrapé un, l’avait enfilé sur la queue de son « tonton » avant de s’asseoir sur lui. Elle gémissait très doucement, comme si elle devait simuler pour faire plaisir à son amant. C’était exactement ce que pensait Maître Tigre. Il s’était rapproché tout près d’elle et il avait commencé à caresser ses seins. Elle leva les yeux vers lui, lui sourit gentiment, avant de baisser les yeux vers le devant de son pantalon. Je rappelle que c’était moi qui avais choisi sa « tenue de soirée », je savais donc que le pantalon en cuir était très ajusté, ce qui dessinait parfaitement son anatomie avantageuse. La jeune fille ne s’y trompa pas. Elle releva ses yeux vers lui, comme si elle le suppliait de pouvoir jouer, et jouir, avec sa matraque. Maître Tigre connaissait bien ce genre de filles. Il en avait rencontré des tas dans les soirées de la Comtesse d’Orgemont. Ailleurs, peut-être ? Je ne pourrais pas l’affirmer. Il n’avait appris que tout récemment qu’il avait été trahi durant de nombreuses années par sa femme. Et je ne pense pas que lui, il l’ait trompée durant ce temps-là. Il s’était bien rattrapé depuis, mais avec l’accord de son épouse, qui était devenue sa soumise. Il l’avait utilisée comme telle pour arriver à ses fins avec d’autres femmes. Et, ce soir, il avait décidé de passer à l’étape supérieure, l’échanger contre la partenaire d’un invité. Cette jeune fille ferait très bien l’affaire pour commencer.

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