Clara, Maîtresse diabolique (15/28)

Avant même que Marguerite ne puisse dire un mot, Charline exulta littéralement. Ce que Marguerite n’avait pas pu voir, ni même deviner, c’était la main de Clara, sous l’eau, entre les cuisses de Charline. Elle avait commencé à la doigter dès qu’elle avait vu Marguerite qui arrivait près d’elles. Et Charline remercia sa Maîtresse d’avoir attendu jusqu’à l’extase finale. Les yeux de la femme comblée brillaient de mille feux. Et ce n’était que deux gamines qui avaient réussi à la faire jouir. Des enfants ? Encore oui, pour quelques années. Mais elles semblaient avoir une certaine expérience, malgré leur jeune âge. Marguerite raccompagna son amie jusqu’à la plage et aux transats, où elles s’allongèrent de nouveau. Clara, suivie de son ombre, regagna un petit groupe de jeunes filles qui s’était éloigné pour discuter au calme, entre elles. Elles étaient trois jeunes filles qui écoutaient attentivement la quatrième. Aucune ne vit d’inconvénient à ce que Clara et Flora les rejoignent. C’était des « grandes », et Annabelle, celle qui les avait éloignées du groupe des « petites », avait quelque chose à leur raconter. Une chose que les plus jeunes ne devaient pas entendre, sûrement parce qu’elles n’auraient pas compris. Clara connaissait la plupart de ces jeunes filles, même si elles n’étaient pas dans son école. Elles étaient inscrites à l’école privée de la commune. Mais elles se voyaient chez Marguerite, pour les leçons de catéchisme. Et Clara en avait croisées une ou deux lors de la préparation de sa communion. Annabelle commença son récit. Clara était tout près d’elle, à sa gauche, et Flora juste de l’autre côté. La narratrice insista bien sur le fait qu’il ne fallait en parler à personne. Même pas en confession. Elle regarda Clara avec insistance. En échange, elle reçut la confirmation que personne ne dirait rien. Jamais. Elle débuta son récit mais elle stoppa très rapidement. Gênée, semblait-il. Ce que personne n’a pu deviner, c’est que Clara venait de mettre sa main dans la culotte de la jeune fille, derrière. Directement sur ses fesses. Pourtant, elle l’invita à continuer son récit, les autres filles étaient pendues à ses lèvres. Et donc, tout en étant pelotée par derrière, Annabelle raconta.

« Je passais tout près de Bastien lorsque mon pied s’est posé sur une pierre. J’ai eu très mal, sur le coup, et je me suis rattrapée tant bien que mal à Bastien qui était tout proche. Ma tête sur son torse, une main dans son dos. L’autre main s’est posée sur son caleçon de bain. Et je ne m’en suis rendu compte que lorsque sa « chose » a commencé à grossir entre mes doigts.  »

« Les filles ! C’était vraiment énorme. On aurait dit un gros serpent qui vibrait entre mes doigts. Et lui, il semblait aimer beaucoup ce que je lui faisais.  »

Les autres filles lui posèrent des tas de question, auxquelles elle essayait de répondre honnêtement. Elle poussa un petit gémissement, presque imperceptible, lorsque Clara fit descendre sa main beaucoup plus bas, entre ses cuisses. Flora connaissait bien sa Maîtresse. Et ce petit gémissement n’était pas passé inaperçu à ses oreilles. Elle se resserra encore plus contre Annabelle, personne ne devait comprendre ce qui se passait sous l’eau. Toutes ces jeunes filles sont jeunes, et encore très inexpérimentées. Sauf Clara et Flora. On ne peut donc pas vraiment dire que Annabelle était au bord de son premier orgasme. C’était autre chose, un plaisir diffus, un avant-goût de ce que l’avenir lui apporterait. Les jeunes filles, on leur apprend à se méfier des garçons, un peu trop entreprenants, et des hommes qui pourraient avoir des gestes indélicats. Interdits. Mais jamais, Annabelle n’a été mise en garde contre des filles, ou des femmes, un peu trop tactiles. Et, ce que, Elle, Annabelle, elle s’interdisait de faire, Clara était en train de le faire entre ses cuisses. Et c’était une véritable révolution dans sa tête. Entre le bien et le mal. Entre la raison et la folie. Et elle était beaucoup plus proche de la folie, sous les caresses subtiles de sa camarade. Les autres filles avaient eu les réponses aux questions qui leur brûlaient les lèvres. L’une d’elles proposa de se rapprocher de Jocelyn pour voir si, lui aussi, il avait un gros serpent dans son short. Les trois filles s’éloignèrent, Annabelle leur assura qu’elle arrivait très vite. Elle tourna la tête légèrement vers Clara.

« Vous êtes … Tu es vraiment diabolique. Mais c’est tellement bien. »

Elle dut stopper un instant. Sans voix.

« On pourra … Tu … Pourras recommencer ?  »

Le regard de Clara était sans équivoque. Bien sûr qu’elle recommencera, quand elle voudra. Et Clara avait deux questions à lui poser. La première, juste pour confirmer ses dires, la seconde pour préparer une nouvelle expérience.

« Dis-moi. Tu as vraiment toucher la « chose » de Bastien ?  »

« As-tu envie d’en voir une, en vrai de vrai ? Et pouvoir enfin la toucher, la caresser ?  »

La dernière question ne reçut aucune réponse, juste une illumination dans les yeux bleu de la jeune fille de bonne famille. Elle fit alors une chose insensée. Elle se tourna face à Clara, qui n’avait pas bougé sa main. Celle-ci se retrouva donc entre les cuisses de la jeune fille, devant. Par ce simple geste, elle acceptait la domination de Clara. Elle s’éloigna lentement, prenant soin de bien remettre sa culotte en place avant de rejoindre les autres filles sur la plage. Elles s’étaient agglutinées autour de Jocelyn. Toutes, elles rigolaient bêtement, en pensant au gros « serpent ». Clara et Flora se rapprochèrent du groupe de garçons qui jouaient avec Bastien. Elles aussi ont tenté de toucher le gros « serpent », mais le jeune homme semblait être sur ses gardes. Aucune des deux ne put réussir mais elles savaient qu’elles auraient bien d’autres occasions. De retour sur sa serviette, Clara prit discrètement quelques photos du jeune homme, visant principalement un endroit précis. Elle attendit même qu’il sorte de l’eau, en dernier, pour faire un dernier cliché. Tous regagnèrent le bâtiment principal, seul Jocelyn resta pour ranger ce qui restait, transats et autres objets oubliés.

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