Vacances en famille (06/15)

Myriam nous accueillit avec beaucoup de joie. Elle m’apprit, plus tard en discutant, que Céliane était la première véritable amie de sa fille, car elle avait énormément de difficultés à se lier d’amitié avec des jeunes de son âge. Je la laissais parler car je sentais que, elle aussi, elle avait vraiment envie de se confier. Elle me parla donc de sa vie quand elle vivait heureuse à Chypre, de son mari, disparu en mer. Il s’appelait Rhony et c’était bien évidemment le père de Rena. Elle était trop jeune pour se souvenir de son père. Quand il a disparu, son monde s’est écroulé autour d’elle. Dans son malheur, il appartenait à une sorte de syndicat de pêcheurs qui lui a remis une grosse somme d’argent. Ce qui lui a permis de rejoindre sa sœur qui venait de se marier avec un français, rencontré dans le cadre de son travail, dans un grand hôtel chypriote. Elle avait laissé sa vie passée pour se reconstruire, ici, près d’Angers.

Je comprenais très vite que, elle aussi, avait des difficultés pour s’intégrer, de faire de nouveaux amis. Elle ne vivait que pour, et par, sa fille chérie. Elle aurait facilement pu retrouver un homme qui l’aurait aimée, cajolée et qui aurait également accepté sa fille. Mais elle manquait de confiance en elle, en son charme qui était indéniable. Je la regardais un peu plus en détail et je la trouvais très désirable. Elle était grande, bien proportionnée, des hanches affirmées sans être trop volumineuses. Des épaules carrées, celles de femmes qui sont capables de soulever des montagnes, de femmes qui acceptent n’importe quel travail. Un regard mutin, attendrissant lorsqu’elle posait les yeux sur son trésor. Un sourire un peu triste mais qui aurait fait fondre beaucoup d’hommes, si elle l’avait voulu. Mais ce qui m’attirait le plus, chez elle, c’était sa voluptueuse poitrine. Elle portait une robe de plage, légère, qui dégageait entièrement ses épaules. Elle n’était retenue que par sa poitrine, et l’élastique de l’encolure. Je suis certaine que beaucoup d’hommes ont rêvé de pouvoir tirer sur le tissu, le faisant descendre lentement, jusqu’à apercevoir cette poitrine de rêve. Sous cette robe, il était évident qu’elle ne portait aucun soutien-gorge, juste un bas de maillot de bain, reconnaissable aux petits nœuds, sur le côté.

Elle était vraiment belle, Myriam, et inconsciente de sa propre beauté. Oh, bien sûr. Elle n’était pas dupe, non plus. Elle voyait parfaitement les regards envieux des hommes sur ses formes. « Tous des pervers » Pensait-elle en elle-même. C’était sans doute vrai pour la plupart mais il était certain que, dans le lot, l’un d’eux aurait certainement pu la rendre très heureuse. Même son beau-frère la regardait ainsi, parfois, quand il pensait que personne ne pouvait s’en douter. Elle avait remarqué, évidemment, l’effet que cela produisait sur son anatomie. Un gonflement significatif sur le devant de son pantalon. Intérieurement, elle en ressentait une certaine fierté, mais, tout de suite après, un vrai sentiment de dégoût. Il lui serait impossible de faire ça à sa petite sœur. Pourtant, tout au fond d’elle-même, elle repensait souvent à cette protubérance et le manque se faisait de plus en plus sentir. Elle se livrait entièrement, comme si elle me connaissait depuis des années. Elle avait besoin de se défouler et, quitte à tout avouer, autant que ce soit à une parfaite inconnue qui ne pourrait rien répéter à qui que ce soit. Elle avait habité plusieurs mois chez sa sœur qui l’avait accueillie à bras ouverts. La promiscuité la dérangeait beaucoup, surtout quand elle entendait sa petite sœur gémir sous les coups de son mari, la nuit. Elle ne pouvait faire autrement que de se caresser comme une ado nymphomane.

Elle avait finalement trouvé un travail d’hôtesse d’accueil dans une des sociétés HLM de l’agglomération angevine. Très vite, ensuite, elle avait trouvé un appartement et elle avait emménagé avec sa fille. Ses nuits étaient redevenues plus calmes et réparatrices, son travail était prenant et, très vite, on lui proposa de nouvelles missions. Ses talents de secrétaire administrative furent mis au jour et on lui proposa un nouveau contrat, beaucoup plus long et pérenne, dans ce même organisme. C’était il y a déjà deux ans et, depuis, elle avait été embauchée à temps plein. Elle travaillait principalement avec des femmes, mais il y avait aussi quelques hommes, surtout des responsables de secteur. Elle a refusé toutes les avances, réelles ou pas, et les hommes de son entourage ont fini par capituler. Elle est désormais sereine, mais toujours seule. Sauf quand elle est avec son petit trésor. Les deux filles discutaient toujours, à quelques mètres de nous. Je voyais, parfois, le regard de Céliane se porter sur la poitrine exubérante de sa jeune amie. Il est vrai que, moi aussi, j’aurais aimé m’y perdre, dans cette vallée, si elle l’acceptait, évidemment. Je reportais mon regard sur les formes de la maman qui me semblait bien plus accessible à mes yeux. Et tout autant désirable. Voire plus, car de nombreuses possibilités s’offraient à moi, si je parvenais à l’amener sur mon terrain. Je suis loin d’être une Maîtresse, vous le savez, et je n’ai pas l’habitude de « chasser », mais cette femme, j’avais envie de la soumettre à mes désirs, espérant secrètement que Céliane en fasse de même avec la fille.

Ma nièce, justement, se leva pour me dire qu’elle allait prendre une douche et que Rena l’accompagnait, pour lui montrer où était le bâtiment de service. Myriam et moi avons continué à bavarder encore un bon quart d’heure avant qu’elle ne semble de réveiller. Elle s’inquiétait que sa fille n’ait pas pris de serviette pour aller à la douche. Elle se leva, attrapa une des serviettes qui séchaient sur un fil et se dirigea immédiatement vers le bâtiment des douches. Je la suivais de près, lui expliquant que Céliane avait la sienne et qu’elles pouvaient partager. C’était de leur âge. Elle sembla étonnée quand je supposais que les deux jeunes filles pouvaient prendre leur douche ensemble. Même si elle le faisait avec sa fille, depuis qu’elles étaient au camping, elle ne pouvait imaginer sa fille, nue, avec une autre personne qu’elle-même.

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