Martine trois (25/29)

Sabine sauta sur l’occasion et elle lui demanda si elle avait envisagé de vivre avec une autre femme. Avait-elle déjà eu une aventure avec une fille ? Sabine n’obtint aucune réponse, ce jour-là, mais l’idée commençait à germer dans l’esprit de Marguerite. Un beau jour, alors qu’elles rentraient d’une journée shopping, Marguerite fit remarquer à son amie qu’il était temps qu’elle aille prendre une douche. Sabine s’apprêtait à partir quand elle lui proposa sa propre salle de bain. La proposition semblait sincère et Sabine accepta sans se douter de ce qu’elle avait prévu. Une fois qu’elle fut presque nue, dans cette salle de bain, Marguerite entra avec des serviettes de bain. Elle resta plantée en admiration devant le corps parfait de la jeune femme. Elle ne pouvait faire un geste, ou bien dire un seul mot. C’est donc Sabine qui dut s’approcher d’elle. Elle débarrassa Marguerite des serviettes qu’elle avait toujours en mains. Une fois les mains libérées, elle les posa délicatement sur ses seins à elle. Dans un murmure, elle lui demanda d’ôter son soutien-gorge. Comme un zombie, Marguerite s’exécuta. Et, machinalement, elle reposa ses mains sur les seins exposés, devant elle. Dans un souffle, elle lui dit qu’elles devraient prendre leur douche ensemble. Marguerite était incapable de dire oui, ou non. Sabine commença à la déshabiller, méthodiquement. Elle se laissait manipuler comme une poupée. Marguerite avait rêvé de cet instant. Sabine aussi, sans savoir ni quand, ni comment cela arriverait. Marguerite se retrouva rapidement entièrement nue. Même lorsque Sabine baissa sa culotte, elle resta sans réaction hostile. Pour sa propre culotte, Sabine souhaita que ce soit son amie qui la baisse elle-même.

Les deux femmes étaient nues, totalement. Elles étaient de la même taille et, les yeux dans les yeux, elles se fixaient intensément, pour garder en mémoire le plus longtemps possible ce moment inoubliable. Leurs seins se frottaient l’un contre l’autre.  Il n’était plus du tout question de prendre une douche. Sabine, encore une fois, prit les initiatives et elle posa ses lèvres sur celles ouvertes de son amie. Le baiser fut fougueux, et passionné. Marguerite l’entraina dans la chambre toute proche et elles ont fait l’amour durant des heures. Sabine n’avait pas connu sa mère, décédée trop tôt. Élevée par sa grande sœur, et un papa un peu trop absent, elle avait grandi sans la tendresse que pouvait apporter une maman attentionnée. Marguerite pourrait être cette maman qu’elle n’avait pas connue. Elle plongea la tête entre les seins généreux de Marguerite. Tétant un sein et caressant l’autre. Puis, inversement. Tandis que Marguerite caressait sa tête. Elle avait aussi refermé ses cuisses dans le dos de Sabine. Les deux femmes étaient collées serrées. Sabine frottait sa chatte contre celle plus velue de Marguerite. Et c’est tout naturellement qu’elle se laissa glisser entre ses cuisses pleines pour goûter au fruit défendu. Ce fut une véritable extase pour l’une, comme pour l’autre. Bien qu’elle ait connu beaucoup d’autres hommes avant elle, Sabine n’était jamais connu pareil bonheur, pareille symbiose entre deux corps. Entre deux âmes. Car c’est bien corps et âme qu’elles se sont données.

Après l’avoir fait jouir intensément, Sabine retourna vers la poitrine qui se soulevait lentement. Ses caresses prolongèrent d’autant l’orgasme de sa partenaire. Marguerite ne pouvait pas rester sans réagir. Ce furent tout d’abord ses mains, ses doigts, qui partirent à la découverte du corps allongé près d’elle. Elle retrouva facilement les seins qu’elle avait caressés précédemment. Puis, sa main poursuivit sa descente vers les cuisses de la jeune femme. Toucher une autre femme, un autre sexe féminin, c’est un peu comme si on se caressait soi-même. Mais en beaucoup mieux. Sentir ce corps, qui n’est pas le sien, réagir aux moindres des sollicitations que vous lui infligez. Savoir qu’elle possède les mêmes zones érogènes, c’est un peu comme une nouvelle naissance. On apprend, enfin, que l’on ne sait rien. Ou presque. C’est Socrate qui disait :

« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien.  »

Après ses doigts, c’est tout naturellement sa bouche qui est venue prendre possession de sa féminité. Dès qu’elle entra en contact, lèvres contre lèvres intimes, elle sut immédiatement que jamais elle ne pourrait se passer de Sabine dans sa vie. Elle se fit la réflexion, intérieurement, qu’il était bien plus agréable de lécher une chatte qu’une queue. Puis, l’instant d’après, elle oublia tout ce qui les entourait pour se consacrer uniquement à la tâche qu’elle s’était imposée. Faire jouir Sabine au moins autant qu’elle l’avait fait jouir. À force de patience, et de persévérance, elle atteint finalement son but. Les deux femmes étaient comblées au-delà de tout. Pour une première fois, c’était une véritable révélation pour l’une comme pour l’autre. Une nouvelle vie s’ouvrait devant Sabine, qui, elle, avait le choix de ses partenaires futurs. Marguerite ne pensa pas à ce qui allait advenir ensuite. Elle vivait simplement le bonheur présent comme un cadeau du ciel. En bonne chrétienne, elle se demanda tout de même comment elle allait pouvoir en parler, lors de la prochaine confession. Car il fallait obligatoirement que Dieu lui pardonne. Pour qu’elle puisse recommencer ensuite. La chair est faible. Elle le savait, on le lui avait dit très souvent. Elle en avait désormais la preuve devant les yeux. Elle ne put résister à l’appel de ces seins, fièrement érigés, et leur petit bouton qui pointait héroïquement vers le ciel. Elle avait soif de ce corps qui lui était offert. Elle voulait se gaver de ses sucs odorants. Même la sueur qui coulait de leurs deux corps était source de plaisir. Les phéromones agissaient sur les deux femmes de la même façon, les rendant plus tactiles que jamais. Mais, toute bonne chose ayant une fin, il leur fallut bien se séparer. Elles retournèrent dans la salle de bain et elles prirent effectivement leur douche, ensemble cette fois-ci. Une première, encore une fois. Mais certainement pas la dernière. Sabine avait accompli la mission qui lui avait été confiée. Et même au-delà de toutes ses espérances. Elle avait découvert une femme sensuelle, passionnée. Terriblement sexy. Mais elle avait découvert bien plus que cela. L’Amour, avec un grand A ?

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