Et, quand Szofia releva son masque, afin de l’embrasser passionnément, je pus enfin mettre un nom sur ce corps qui ne m’était pas inconnu. C’était Armelle, l’ex-femme de Tonton Roger. La maman de Romuald et de Rosalie. C’était évidemment une grande surprise pour moi de la rencontrer ici. Et soumise à Maître Tigre, en plus. Les gémissements d’Armelle attiraient forcément les curieux. Norbert était au premier rang de ceux-ci, Catherine juste derrière lui. Ils observaient attentivement les mains de Szofia sur le corps légèrement enveloppé de la soumise. Norbert, comme beaucoup d’autres, n’avait jamais vu, de près, deux femmes qui se donnaient du plaisir. Et il n’était pas adepte des films pour adultes. Catherine avait déjà assisté plusieurs fois à des joutes entre deux femmes, deux jeunes filles dont l’une était sa propre fille. Et elle avait débuté tout récemment une nouvelle expérience avec l’amie de sa fille. Elle ne s’en rendait pas vraiment compte mais plusieurs indices, dans son attitude pourtant réservée, pouvaient faire transparaître son envie de cette femme. Personne ne pouvait comprendre, personne ne pouvait la voir de face. Mis à part Szofia. Elle repéra Catherine presque aussitôt. Dès qu’elle le pouvait, c’est vers elle que se portait son regard. Catherine ne semblait pas s’en apercevoir, obnubilée qu’elle était par son envie de participer. Pourtant, elle s’était bien promis, en arrivant au Castel, qu’elle n’était là que pour regarder, observer. L’envie était si forte qu’elle leva les yeux très légèrement. Elle surprit alors le regard de Szofia posé sur elle. Et uniquement sur elle. Elle comprit que celle-ci l’invitait à prendre des initiatives. C’était inconcevable pour Catherine. Et encore moins devant autant de monde. Pour retrouver ses esprits, elle se tourna vers son mari. Lui, il avait les yeux fixés sur la poitrine d’Armelle que Szofia n’avait pas cessé de caresser. Ses mains à lui bougeaient en cadence, comme si c’était lui-même qui pelotait cette magnifique poitrine. Catherine se décida en seulement quelques secondes. L’ambiance de la soirée devait y être pour beaucoup. Elle ne pouvait pas caresser elle-même les seins voluptueux qui lui étaient offerts. C’était totalement inconcevable pour elle , en public. Mais elle prit les mains de Norbert qu’elle dirigea elle-même sur les seins tant convoités. Szofia laissa la place aux mains de Norbert qui n’aurait jamais imaginé se trouver en pareille situation. C’était Catherine, sa femme, qui lui offrait cette poitrine à peloter. Et il ne se gêna pas pour triturer les seins d’Armelle
La soumise ouvrit les yeux en sentant cette paire de mains sur elle. Elle tourna la tête vers Szofia, l’implorant de cesser de la torturer ainsi. Ou bien était-ce le contraire ? Elle ne reçut que les lèvres de sa Maîtresse pour la combler. Il faut ajouter que les mains désormais libérées de Szofia s’étaient dirigées entre les cuisses largement écartées d’Armelle et que celle-ci était à deux doigts de jouir intensément sous les caresses cumulées. Voyant cela, Catherine repoussa son mari un peu plus loin, afin de laisser la place à d’autres. Elle jeta un dernier regard vers Szofia qui, elle, avait compris qu’elle reverrait certainement cette femme, dans d’autres circonstances. Le cercle se reforma autour du couple formé par Szofia et Armelle. Tous les yeux étaient tournés vers le centre de la grande salle où Maggy se donnait en spectacle, bien involontairement. Les deux sylphides étaient véritablement déchaînées. Mais c’était Melody la plus active des deux, et Maggy qui subissait leurs délicieuses caresses. Si tous les regards se portaient sur la scène, Catherine, elle, préférait observer les spectateurs. Un couple retint particulièrement son attention. Ou plutôt deux, puisqu’ils étaient arrivés ensemble. Un homme âgé et sa femme, habillée de manière très sexy. Lui en costume, elle en robe de soirée, arborant un décolleté vertigineux. L’autre couple semblait plus banal, plus réservé. Comme s’ils ne se sentaient pas vraiment à leur place dans cette soirée. La position sociale qu’occupaient Catherine et Norbert faisait qu’ils étaient au courant de tous les petits secrets de la communauté. Et, à leur connaissance, c’était bel et bien la première fois qu’une telle soirée était organisée dans la commune. Pourtant, il paraît évident que, comme un peu partout, il existe des couples libertins, et échangistes. Et que, probablement, de telles soirées avaient certainement déjà eu lieu dans cette petite ville. Et ce genre de secret était très bien gardé. On pouvait donc supposer que personne dans la salle n’avait déjà participé à une soirée telle que celle-ci. C’est en observant attentivement ce second couple que le doute entra dans l’esprit de Catherine. Et, lorsqu’elle croisa enfin le regard de la jeune femme, elle eut la certitude de la reconnaître, malgré son masque. D’ailleurs, son attitude trahissait sa gêne d’avoir été découverte. Catherine ne portait aucun masque, tout comme Norbert. Ils étaient connus dans la commune et dans la périphérie et Norbert avait estimé que c’était préférable pour son commerce. Catherine l’avait écouté car elle avait décidé de venir, certes, mais de ne pas participer aux jeux sexuels. Elle avait réussi à résister devant Armelle et son corps de femme. Elle n’était plus aussi sûre de pouvoir garder une attitude complètement détachée devant la jeune femme qui lui souriait, désormais. Elle n’avait évidemment rien décidé, et absolument rien prémédité. Oui, c’est vrai, elle savait en venant ce soir qu’elle verrait Alice, avec son mari. Et, s’ils étaient présents tous les deux, c’était probablement sur l’invitation insistante de Maître Aubert, le notaire. Et c’était certainement lui, accompagné de son épouse, qui était assis tout près d’eux. Catherine en avait la certitude, maintenant. Elle n’était pas aveugle, elle avait parfaitement vu son mari lorgner vers la poitrine exposée de cette femme du monde, lorsqu’elle venait manger dans son restaurant. Elle était du genre à promettre des plaisirs, sachant que jamais rien ne se passerait. C’était un jeu dangereux, pour elle. Catherine le savait, même si c’était d’un autre jeu qu’elle était devenue accroc. Pendant des semaines, des mois, elle avait suivi, à distance respectable, les aventures de sa fille avec sa copine Alice. Dès la première fois, elle n’avait pas pu résister à l’envie de se caresser. Comme si c’était la jeune fille qui la léchait, elle, au lieu de sa fille.