MURIELLE (09/09)

Gildas resta sans voix devant son corps aux formes voluptueuses. Je dus lui demander ce qu’il avait prévu comme travail pour ce premier contact. Il sembla émerger d’un rêve pour me répondre : repassage. La table à repasser était d’ailleurs sortie et le linge était tout proche. Tandis que Zohra commençait sa mission, nous sommes restés sur le divan à la regarder faire. Elle était vraiment efficace, il n’eut rien à redire sur son travail. D’ailleurs, il ne la quittait des yeux que pour répondre aux quelques questions que je lui posais, pour mieux le connaître, le cerner. J’insistais sur un point, interdiction de la toucher pendant son travail. Même les remarques désobligeantes sur son corps sont proscrites. Je parlais suffisamment fort pour que Zohra m’entende aussi.
« Par contre, vous êtes chez vous et vous pouvez faire ce que bon vous semble. Si vous êtes naturiste, vous pouvez très bien la recevoir totalement nu. Pareil si vous avez envie de vous masturber pendant qu’elle est présente, rien ne vous en empêche.  »
Gildas buvait littéralement mes paroles, sans cesser d’observer Zohra. Et c’est tout naturellement que sa main droite se posa sur la bosse que formait le pantalon. Il se massait la queue à travers ses vêtements. Une belle queue, si j’en croyais la taille de cette bosse.
« Voici d’ailleurs le contrat qui stipule vos droits ainsi que vos obligations. Lisez-le attentivement avant de le signer, en apposant Lu et Approuvé.  »
Zohra avait terminé son travail et se tenait devant nous, attendant la suite. L’heure était pratiquement écoulée. Il me restait un dernier point à clarifier, pour les deux.
« Une fois son travail fini, vous devez payer le temps écoulé. Même si vous n’êtes pas satisfait du travail effectué. Je reste seule juge et je reviendrais vous voir pour éclaircir le souci.  »
« Dernier point, et le plus important pour certains de mes clients. Une fois son travail effectué et payé, elle n’est plus votre employée, ni vous son patron. Simplement deux adultes, sachant ce qu’ils veulent. Vous, Gildas, vous pouvez lui proposer une certaine somme pour un service supplémentaire. Par exemple, 20 euros pour ôter sa nuisette. Zohra, toi, tu restes libre d’accepter ou de refuser.  »
« Si tu acceptes, il paie d’abord et tu exécutes. Ensuite, il peut te proposer 30 euros pour pouvoir te toucher. Libre à toi de prendre cet argent ou non, cela doit rester TON choix.  »
« Avez-vous bien compris les règles. L’homme propose, la femme dispose.  »
Je me tourne vers Gildas pour lui poser une dernière question.
« Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?  »
« Je … J’aimerais qu’elle ôte son … Sa nuisette. Si elle veut bien.  »
« C’est à Zohra qu’il faut le demander, pas à moi. Et vous devez proposer une certaine somme, à moins que vous ne souhaitiez qu’elle le fasse gratuitement.  »
Gildas, le quadra, beau gosse et certainement dragueur, se trouvait intimidé devant la beauté de cette femme qu’il n’aurait jamais remarquée dans la rue. Bien loin des canons qu’il fréquentait habituellement. Mais Zohra avait quelque chose de plus. Un charme indéfinissable. Son parfum enivrant, son regard de biche apeurée. Moi-même, je n’étais pas sûre qu’elle accepte la proposition. Mais cela faisait partie intégrante du contrat qu’avait signé le client. Toutes les femmes qui travaillent dans ma société ont accepté ce libre arbitre, même celles qui sont mariées.
« Zohra, accepteriez-vous d’ôter ce vêtement qui me cache votre corps magnifique? Pour 20 euros. Ou plus, si vous souhaitez ?  »
Zohra était troublée. Dès que j’avais évoqué cette possibilité pour Gildas, elle s’était dit qu’elle refuserait systématiquement toute proposition. D’ailleurs, tout comme moi, elle pensait que Gildas ne pourrait s’intéresser à son corps. Elle fut d’autant plus troublée quand il osa formuler sa demande. Et de quelle manière ! Il avait dit « son corps magnifique ». Elle était beaucoup moins sûre de refuser. 20 euros ? Pourquoi pas 30, ou plus ? À combien évaluait elle sa pudeur ? Je pensais vraiment qu’elle allait refuser et retourner s’habiller dans la salle de bains. Mais j’entendis un timide.
« 30 euros.  »
Gildas sortit immédiatement la somme de son portefeuille et lui donna. Évidemment, elle n’avait pas de poches et elle glissa les billets dans son soutif, habitude courante chez les femmes musulmanes. Commença alors le dilemme, elle avait accepté la somme. Elle devait tenir son engagement. Elle releva les bras, sa jolie culotte apparut à nos yeux. Puis elle baissa les bras pour attraper le bas de la nuisette. Lentement, elle remonta le vêtement pour découvrir son corps. Ses cuisses d’abord, puis sa culotte déjà aperçue. Ensuite le ventre, et sa poitrine. Elle était désormais juste en sous-vêtements, délicate et fragile. Tellement désirable. Gildas était subjugué par ce corps splendide. Il se leva, tourna tout autour d’elle pour ne rien rater du spectacle qu’elle offrait. Il sortit un billet de 50 euros qu’il plaça devant ses yeux.
« Pour toucher.  »
Zohra avait compris mais n’était pas sûre de pouvoir accepter les mains d’un autre homme que son mari sur son corps. Elle semblait prête à accepter quand Gildas sortit un second billet. 100 euros pour qu’il puisse la caresser ! Elle ne pouvait refuser. D’ailleurs, elle sentait qu’elle en avait certainement autant envie que lui. Elle murmurait un « Oui » parfaitement audible. Gildas plia les billets en deux pour les placer dans le bonnet du soutif. Il en profita évidemment pour peloter ses seins majestueux, mais aussi le reste de ce corps qui lui était offert. Pas une parcelle de ce corps ne fut oubliée de sa fougue. Il palpa les fesses proéminentes, le ventre qui était resté stérile jusque-là.
Il aurait voulu beaucoup plus, je pense, mais il savait qu’il ne fallait pas abuser des bonnes choses. Il savait qu’il la reverrait, qu’il pourrait à nouveau la toucher. Il pourrait alors lui demander à la voir nue, à l’embrasser partout où bon lui semble. Il savait que cette femme n’était pas intéressée par l’argent. Sa pudeur, son intégrité avait un prix, bien sûr. Mais c’est la morale qui dirigeait ses actes. Elle venait d’accepter qu’il la touche, elle avait certainement dû faire un gros effort pour cela. Et il l’en remerciait à voix basse. Il la libéra enfin pour qu’elle retourne s’habiller. On se quitta en prenant un nouveau rendez-vous. Bien évidemment, elle accepta tout ce qu’il lui demanda, mais refusa tout net de baiser avec lui. Elle était encore mariée et respectait son mari. C’est ce qu’elle lui avait dit et jamais Gildas n’insista pas pour avoir plus qu’elle ne pouvait lui donner.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *