Il y eut bien d’autres soirées identiques. Pour signer un contrat, ou bien juste pour le plaisir. Elle était offerte à des hommes de passage, plus jeunes et plus performants. Elle en ressortait comblée, sexuellement parlant, et surtout de plus en plus amoureuse de cet homme qui l’aimait, à sa façon. Un autre soir, dans une boîte de nuit, elle était retournée s’asseoir dans son canapé tandis que son homme discutait avec un autre homme, au bar. Il est revenu s’asseoir face à elle. Elle a été surprise lorsqu’une main s’est posée sur son épaule. C’était l’homme qui parlait avec son bienfaiteur, juste avant. Elle l’a regardé, puis son homme. Elle a compris et elle s’est laissée faire, même lorsque son copain est arrivé. Deux hommes pour elle toute seule. Deux hommes jeunes et virils. Ils ont pu faire ce qu’ils voulaient d’elle, ici même, sur le canapé. Quelques semaines plus tard, elle était tranquillement installée chez elle lorsque l’on a sonné à sa porte. Un homme seul se tenait dans l’embrasure, prétextant qu’il venait de la part de son protecteur. Il l’a d’ailleurs appelé directement sur le téléphone de l’entrée. Elle a bien eu confirmation que l’homme venait de sa part. Et qu’elle devait faire ce qu’il demandait. Il avait déjà les mains sur elle alors qu’elle raccrochait le combiné. Elle l’a conduit jusqu’à sa chambre. C’était la première fois qu’elle recevait un homme chez elle. Sans qu’elle ne demande rien, il a posé une grosse liasse de billets sur le chevet. Il est resté plus de quatre heures avec elle, la prenant plusieurs fois, la faisant jouir à chaque fois. Il est revenu régulièrement, chaque mois pour être précis, et toujours, il déposait la même somme sur le chevet. D’autres hommes suivirent, mais pas régulièrement. Sauf un seul. Il était un peu plus jeune que les autres. Lui ne déposait pas d’argent pour elle. Il lui faisait l’amour et il repartait ensuite. Jusqu’au jour où il resta un peu plus longtemps. Ils prirent le temps de discuter un peu pour apprendre à se connaître. Elle apprit qu’il travaillait dans une grande banque, qu’il s’occupait principalement des grands comptes. Comme celui de son protecteur. Il commença à lui fournir des conseils en investissement. Elle prit rendez-vous avec lui, directement à la banque. Sur les conseils avisés du jeune homme, elle gagna beaucoup d’argent, ce qui fit fructifier son capital de départ. Elle le revoit encore régulièrement. Comme d’autres. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, malheureusement. Elle apprit, par la presse, le décès de son protecteur. Elle en fut très affectée. C’est un peu plus tard qu’elle comprit que le montage financier, qui payait régulièrement le loyer, la faisait totalement propriétaire de son grand appartement. Les dividendes venaient remplir son compte bancaire, tout simplement.
Après quelques semaines de deuil, elle a repris sa vie en main. Bruno revenait chaque mois, toujours avec sa liasse de billets. Elle finit par comprendre qu’il était marié, père de famille, mais qu’il venait s’encanailler avec elle. Il y a des choses que l’on ne fait pas avec son épouse légitime, et que l’on peut demander à une femme que l’on paye pour ça. Il passait toujours plus de quatre heures avec elle. Un véritable étalon. Son jeune banquier aussi revenait, parfois. Mais lui, comme les autres, devait payer aussi pour obtenir ses faveurs. Une somme raisonnable, vu qu’il lui offrait l’assurance de très bons placements boursiers. Elle se rendait parfois elle-même à sa banque d’affaires et, dans son bureau, elle se donnait à lui. Elle continua à sortir régulièrement dans les bars, restaurants et discothèques de la ville. Elle rencontra beaucoup d’autres hommes, tous riches et souvent mariés. On lui proposa, deux hommes différents, de déniaiser leur fils, un peu trop timide. Elle accepta, contre rémunération évidemment. Mais cela devait paraître fortuit. Elle rencontra le premier jeune garçon, lors de son anniversaire. 16 ans. Une fête organisée dans une discothèque, privatisée pour l’occasion. Elle n’eut aucun mal à le convaincre de la suivre dans l’un des salons privés. Elle a usé de tout son charme, de tous ses talents, pour faire de lui un homme, un vrai. Ce fut beaucoup plus difficile pour l’autre garçon, sa seconde mission. Il ne sortait jamais, il n’avait pas de passion, en dehors de la lecture. Elle réussit à l’aborder alors qu’ils fréquentaient la même bibliothèque. Elle jouait le rôle d’une jeune fille très prude. Elle fut la première surprise lorsqu’il l’invita à venir boire un verre, à la terrasse d’un café. C’était la première fois qu’il faisait le premier pas. Elle a accepté de suite. Il lui a fallu attendre encore plus longtemps pour qu’il l’invite un jour chez lui, dans sa chambre. Elle a pris les choses en main en se déshabillant entièrement. Il a beaucoup hésité avant de la toucher mais l’envie fut la plus forte. Ils se sont revus plusieurs fois après cette première. Il avait enfin trouvé la confiance en lui qui lui manquait et il a rompu, sans explication. Elle a été grassement payée pour cet exploit et elle a appris, de la bouche du père, qu’il était fiancé à une jeune fille de la haute société lyonnaise. Mission accomplie. Et très bien rémunérée.
Cet homme, ce père et mari, continuait à venir la voir régulièrement, très mécontent de la soi-disant frigidité de son épouse. Sabine n’avait jamais imaginé une relation avec une femme, avant cela. Mais c’était un challenge qu’elle voulait accomplir. Il lui a confié la tâche de dévergonder sa propre femme. Il a fait en sorte qu’elles se rencontrent, plusieurs fois, dans des boutiques en vogue. Sabine et son charme naturel a fait le reste et elles sont devenues amies. De plus en plus proches. Marguerite commença à lui confier des parcelles de sa vie privée, intime. Un jour qu’elle était un peu plus déprimée que les autres, après une dispute avec son époux, elle lui confia qu’elle était un peu fatiguée de ces hommes qui prétendaient vouloir dominer le monde et qui n’était pas capables de comprendre une femme, un enfant. Même de leur propre famille.