Déconfinement, enfin ! (02/10)

J’étais passée au service informatique pour récupérer un ordinateur portable pour me permettre de télé-travailler. J’avais donc revu le technicien qui nous avait aidées, Ludivine et moi, pour récupérer les photos sur son téléphone portable. J’avais obtenu un large sourire lorsqu’il m’a reconnue, malgré le masque. J’ai eu droit à toute une série d’explications sur le fonctionnement de l’ordinateur portable et du VPN, nécessaire pour le télétravail.

Le week-end arriva enfin et je pus enfin revoir ma famille. Réunion familiale chez mes parents, cette fois-ci. J’arrivais tôt ce samedi pour profiter au maximum de mon fils, Dylan. Il était justement en train de prendre son petit déjeuner quand j’arrivais. J’étais vraiment heureuse de le revoir, et en parfaite santé, j’ai juste regretté qu’il n’était pas aussi heureux que moi de nos retrouvailles. Loin des yeux, loin du cœur. Par contre, mes nièces, qui étaient déjà arrivées, m’ont fait une fête pas possible, impossible de me décoller d’elles, surtout Céliane. Jérôme a trouvé l’occasion de poser sa main sur mes fesses, discrètement évidemment. Rien n’avait changé entre nous, mis à part une immense envie de se retrouver seuls, lui et moi. Il semblait pourtant s’être beaucoup rapproché de sa femme, Ingrid. Sûrement dû à ce confinement obligatoire. En tant que soignante, elle avait couru le risque d’être contaminée, elle aussi, même si son service n’était que très peu concerné.

Tonton Roger n’était pas invité, mais son ex-femme, Armelle, était présente avec deux de ses enfants, Romuald et Rosalie. Vous avez sans nul doute remarqué que les prénoms commençaient de la même façon, RO. Romain, Rosalie et Romuald. C’est leur père, Roger, (RO) qui avait choisi et imposé ces prénoms pour ses enfants. Tonton Roger n’était pas là, et c’était préférable pour moi, comme pour Céliane. Je n’étais pas prête à lui pardonner le week-end que j’avais dû passer avec lui et ses amis. Romuald était là pour me rappeler que lui aussi avait été présent, mais c’est le seul qui avait eu le courage de s’excuser auprès de moi. En repensant à ce fameux week-end, juste avant le confinement, je me souvenais parfaitement qu’un des complices de mon tonton avait exigé que je sois cagoulée, sans doute pour éviter que je le reconnaisse.

J’avais énormément repensé à cet homme, ne comprenant pas le pourquoi de cette cagoule. Était-ce un homme politique, ou bien une personnalité connue, qui souhaitait garder l’anonymat ? Sincèrement, je ne pense pas que mon oncle puisse connaître un homme politique ou une célébrité. Était-ce un de mes anciens professeurs ? Là, il était fort probable qu’il fait pu rencontrer un de mes professeurs. Restait une hypothèse que je devais vérifier ce week-end. Il était possible, mais tellement peu probable, que c’était tout simplement mon père, cet inconnu. Il connaissait parfaitement Roger et l’appréciait beaucoup, il avait lui aussi été invité à des parties de pêche. Je ne pouvais décemment pas lui poser la question directement. M’aurait-il répondu franchement, si cela avait été le cas ?

Mais le sujet qui me préoccupait le plus, ce jour-là, c’était le mariage de notre cousine éloignée auquel nous étions conviés, Jérôme et moi. Avec cette pandémie, et la première phase de déconfinement, il était interdit, voire même dangereux de se rendre dans l’Est de la France. Nous avions eu la confirmation que la cérémonie était bel et bien restée programmée, surtout depuis le désistement de nombreux invités. Les risques principaux étaient de prendre une amende, voire plusieurs, vu l’interdiction de voyager au-delà de 100 kilomètres et surtout de devoir faire demi-tour. Et c’est finalement Rosalie qui nous a donné la solution à tous nos problèmes. Elle nous avait écouté, avant de prendre la parole. Sa petite voix timide contrastait avec son corps de jeune fille, plutôt de jeune femme.

Elle venait de finir des études près de Laval, un BTS agricole, je crois, et avait trouvé une école pour continuer son cursus en alternance. Et l’entreprise qui devait l’employer se trouvait juste à quelques kilomètres de l’endroit où nous allions. La nouvelle dérogation nous permettait de dépasser les 100 kilomètres pour un déménagement, et cela tombait à point. Restait les détails à régler mais nous pouvions sereinement prévoir notre long week-end. Jérôme sortit sur la terrasse pour fumer une cigarette. Je le rejoignais pour peaufiner les détails.

Il y avait déjà pensé et avait posé une option sur un gîte rural, les hôtels n’étant pas encore ouverts. Comme je m’approchais de lui, il glissa sa main sous ma robe. Là où nous étions, personne ne pouvait nous voir, ou nous entendre. Délicatement, il remonta jusqu’à ma culotte. Un doigt inquisiteur vint prendre possession de mon clito qui n’avait pas attendu pour pointer hors de son capuchon. Le temps qu’il finisse tranquillement sa cigarette, j’avais déjà joui sur ses doigts. Pour cacher mon émoi, je partis faire un tour dans le jardin. Puis, dans le garage, un escalier me permettait de retourner dans la maison. Ce que je n’avais pas prévu, c’était de retrouver mon père, seul dans le garage, en train d’astiquer sa merveille.

Une Harley Davidson de toute beauté que lui seul avait le droit de toucher. Quand nous étions enfants, et encore maintenant, il nous était interdit de la toucher. Je m’approchais tout de même pour admirer les chromes resplendissants qu’il ne cessait de faire reluire. J’avais mille questions, mais je restais muette. Sa voix me fit sursauter quand il me proposa.

« Tu veux s’asseoir, pour voir ce que ça fait. Cela fait longtemps que tu en rêves, non « .

Une telle proposition ne se refusait pas, c’était sans doute la seule fois où j’aurais cette occasion. Papa était déjà assis dessus, il me guida pour poser mon pied gauche sur le cale-pied et me maintenait les hanches pour me garder en équilibre le temps que je passe mon pied de l’autre côté. Avant de m’asseoir, il ajouta.

« Descends doucement, je te tiens « .

Effectivement, il avait posé ses mains sur mes cuisses. Mais quand je commençais à descendre, ses mains ne bougeaient pas, ce qui faisait remonter ma robe.

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