Été 2020 (24/30)

Je pris place sur un canapé, elle en face de moi sur un fauteuil. Je ne m’étais pas encore changée et je portais toujours cette robe légère, et courte. Mes cuisses étaient largement découvertes et cela ne semblait pas lui déplaire. De toute façon, je n’étais certainement pas venue ici pour parler de Logement. Elle me proposa un vieux cognac, comme elle, que j’acceptais volontiers. Nous échangions des banalités, le beau temps, les vacances. Mais l’alcool produisait doucement son effet et mes cuisses s’écartèrent de plus en plus. Je ne m’en rendais pas compte immédiatement mais quand je vis son regard insistant sur mes jambes, je compris qu’elle venait d’apercevoir mon string. Cela ne me gênait pas du tout, j’étais là pour ça, finalement. Je le savais, et elle le savait. Nul besoin de se parler, nos regards exprimaient nos désirs. Posément, elle déposa son verre sur la table basse avant de se lever. Je fis exactement comme elle et nous nous sommes retrouvées face à face, à quelques centimètres l’une de l’autre. Nous étions comme attirées l’une par l’autre, comme deux aimants. Son parfum m’enivrait presqu’autant que l’alcool ingurgité. Son désir était presque palpable. Elle avait été la première à poser sa main sur moi, dans la foule. Mais là, seules toutes les deux, elle semblait hésiter. Ce qui ne devait pas arriver souvent. J’avais compris que c’était une femme de caractère, une femme de pouvoir, qui obtenait très souvent ce qu’elle désirait. Et là, dans ce salon, c’était moi qu’elle désirait. Je pris sa main droite et je la posais simplement sur mon sein. Elle résista à peine et, quand je lâchais sa main, elle resta bien évidemment en place. De mes deux mains libres, je baissais le haut de ma robe. Les élastiques sont bien pratiques dans ces cas-là. Je n’eus rien d’autre à faire, sa seconde main prit immédiatement possession de mon autre sein. Tendrement, elle commença à les peloter, à agacer les tétons qui réagissaient favorablement aux caresses. Deux petits coups de hanches et ma robe continua sa descente jusqu’au sol. J’étais pratiquement nue devant elle, totalement à sa merci. J’aimais ces moments où tout est possible, envisageable.

Elle semblait obnubilée par ma poitrine, pourtant normale. Elle jouait avec les pointes bien dures désormais. Je ne restais pas inactive pour autant. Je défis les deux boutons de sa veste de tailleur et je l’aidais à l’enlever. Ses mains avaient dû lâcher leur jouet mais sa bouche avait pris le relais. Elle me suçait divinement bien, ses mains posées à ma taille. Penchée légèrement en avant, j’avais accès à sa poitrine, encore cachée derrière un joli corsage, et un soutien-gorge que je pouvais sentir en malmenant ses seins. Je commençais à déboutonner son corsage quand, prise d’un élan de rage, elle se releva et, saisissant les deux bords, l’arracha littéralement. Les boutons volèrent dans la pièce et je pus enfin admirer sa lingerie fine. Maryse avait repris la direction des opérations en baissant mon dernier vêtement. Elle me projeta sur le canapé avant de plonger entre mes cuisses. C’était divin de se faire bouffer par une experte comme elle. Je n’étais certainement pas sa première expérience, loin de là. Elle me fit relever les jambes très haut, à la verticale. Elle avait ainsi accès à toute mon intimité. Elle ne se gêna pas pour explorer les abords de mon anus qui frétillait d’envie. Elle voulait me posséder, toute entière, pour son propre plaisir. Elle se releva, haletante, avant que je ne puisse jouir de ses caresses. Elle ôta le reste de ses vêtements et prit ma place sur ce même canapé. À genoux devant elle, elle attira ma tête entre ses cuisses et je lui offris le meilleur de moi-même. Il s’est passé quelque chose de très étrange entre cette femme et moi. Que je n’arrive pas vraiment à pouvoir exprimer avec des mots. J’étais bien avec elle, près d’elle, comme si cela avait toujours été ma place, mon but ultime dans ma vie. Et je voyais bien qu’elle aussi ressentait la même chose, ce qui l’empêchait d’être totalement dominatrice comme elle doit l’être dans sa vie de tous les jours. Nous nous sommes vues entraînées dans un tourbillon de sensations pendant que nos corps faisaient l’amour, nos deux âmes semblaient se fusionner pour n’en faire plus qu’une seule. J’ai connu l’amour, avec des femmes, et avec des hommes. Mais jamais je n’avais ressenti ce qui m’arrivait ce soir-là. J’étais enfin à ma place, celle dont j’avais toujours rêvé sans jamais pouvoir la trouver. C’était si fort, si prenant. Et le plus beau dans tout ça, c’est qu’il était évident que Maryse vivait la même chose de son côté. Je pouvais aisément le lire dans ses yeux. Après une très longue séance de sexe pur, nous nous sommes retrouvées côte à côte sur ce canapé, à nous cajoler.

J’étais tellement bien entre ses bras que je ne ressentais ni fatigue, ni envie de parler. Juste l’écouter, Elle. Mon âme-sœur. Ma vie. Elle, par contre, ressentait le besoin de parler, pour couvrir le bruit assourdissant de ce silence entre nous. Elle me parla un peu d’elle, de sa vie et de ses passions. De ses combats. Plus personnellement, elle évoqua sa nièce, Géraldine, sans qui cette rencontre n’aurait sans doute jamais été possible. C’était la fille de son grand frère et, quand elle était plus jeune, il lui arrivait très souvent de la garder quand ses parents devaient sortir. Même quelquefois en journée. Elle répétait qu’elle avait gardé de très bons souvenirs de ces jours qu’elle passait avec sa nièce. À son intonation, je compris qu’elle n’osait pas encore tout me dire. Je pinçais doucement son téton érigé en lui demandant ce qu’elles faisaient ensemble. Elle me fixa un petit instant droit dans les yeux avant de continuer. Géraldine avait toujours été une petite fille très sage. Très docile aussi. Un soir où elles regardaient ensemble un film, la petite remarqua que sa tante avait sa main active, entre ses cuisses. En toute innocence, elle lui demanda ce que faisait sa main. Elle répondit franchement qu’elle se donnait du plaisir.

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