Élise (14/21)

Mais revenons à la soirée de mercredi, après que les filles soient parties et Élise de retour à son poste. De retour de ma pause, je la sentais toute contente et je pensais que c’était son épisode avec les filles qui l’avait émoustillée. À la fin du service, elle me suivit dans le bureau de la patronne et referma la porte derrière elle. La patronne sourit en me voyant entrer, puis baissa les yeux quand elle vit Élise. Elle se leva légèrement pour poser mon enveloppe devant moi, puis se rassit.

–Non, Non, Non, lui dit Élise, reste debout et soulève ta jupe. Montre à ma copine combien tu es cochonne.

Les yeux baissés, elle releva sa jupe doucement.

–Plus vite, lui ordonna Élise. Et remonte la bien haut.

Elle la remonta au-dessus de la taille et je vis qu’elle ne portait pas de culotte. Son petit ticket de métro était à l’air libre maintenant.

–Tu vois, Stéffie, comme elle est coquine. Pas de culotte.

–Dégrafe son chemisier. Et son soutif. Tu vois comme ça l’excite, la cochonne. Prends ses tétons dans ta bouche.

Ce fut avec plaisir que j’accomplissais les consignes de mon amie. Elle appuya légèrement sur mes épaules pour m’indiquer ma nouvelle tâche, entre les cuisses de la dame, tandis qu’elle passait derrière elle pour lui peloter les seins. Et l’embrasser. La patronne ne tarda pas à jouir sous nos caresses et je bus toute sa mouille, avec délices. Elle s’est assise sur son fauteuil et on est sortie en rigolant comme des petites folles. En me retournant, avant de fermer la porte, je vis notre patronne la jupe relevée à la taille, assise les jambes écartées sur son fauteuil, le chemisier ouvert sur une poitrine découverte. Un joli spectacle, que j’aurais adoré photographier.

Revenons donc à la soirée du jeudi. Après avoir quitté la jeune fille, nous sommes entrées nous préparer pour le taf. Ce soir-là, nous avons appris le départ d’une des serveuses, travail trop fatiguant, et l’arrivée d’une petite nouvelle, Noémie. Inexpérimentée mais on voyait tout de suite qu’elle en voulait. Elle mordait dans son boulot comme une affamée. Et, pour son premier soir, elle a eu la malchance de tomber sur la table maudite, enfin, plutôt sur un pervers qui s’y était attablé avec ses amis.

Quand elle s’est approchée de la table, insouciante, elle a dû s’y coller pour laisser passer une serveuse avec un plateau de fruits de mer très impressionnant. Ce pervers, une quarantaine d’années, en a profité pour glisser sa main sous la jupette, peut-être même dans sa culotte, directement. Elle est jeune et n’a pas osé le frapper, ni même protester et il en a profité pour la peloter à son aise. Elle essayait de se débattre, son carnet d’une main et le crayon de l’autre, et les autres personnes de la table prenaient tout leur temps pour choisir.

Je me devais d’intervenir mais comment ? Je me suis approchée de cette table, mon plateau d’une main, des assiettes vides et une carafe d’eau presque pleine, ne sachant trop quoi faire. Je ne le quittais pas du regard et je ne vis pas mon patron arriver par ma droite. Par contre, JE LE VIS NETTEMENT prendre la carafe d’eau et la verser VOLONTAIREMENT sur ce client, avant de la reposer sur mon plateau.

–Mais faîtes donc attention, Mademoiselle, Je veux vous voir tout de suite en cuisine, et vous, Mademoiselle, allez me chercher de quoi nettoyer le sol, dit-il à la jeune fille qui se précipita hors d’atteinte du pervers.

Il l’avait lâchée déjà, et tentait de se sécher à l’aide de la serviette que lui tendait le patron, qui se confondait en excuses pour cet incident. J’attendais dans la cuisine le retour du patron qui semblait vouloir me passer un savon. Mais quand il arriva, il me sourit tout de suite et m’expliqua qu’en faisant ainsi, on évitait l’esclandre et d’ailleurs, ils sont toujours à leur table. Pour ses excuses, elles étaient bidon aussi mais il valait mieux paraitre confus pour le reste des clients. Par contre, il m’a interdit de repasser près de cette table, pour ce soir.

Je ne repensais plus vraiment à l’incident et je pensais, la jeune fille aussi le pensait, qu’il avait compris et qu’il ne recommencerait pas. Mais l’alcool aidant et, se croyant invincible, il tenta encore une fois de glisser sa main. Je vis mon patron s’approcher de lui très vite, lui tordre le bras et lui chuchoter quelque chose à l’oreille. Il se leva, s’excusa auprès de ses amis et sortit, accompagné du patron.

Il lui était maintenant interdit de revenir dans l’établissement.

À la fin du service, après nettoyage et préparation des tables, on s’est retrouvées toutes dans le vestiaire et on a parlé de l’incident. La jeune fille, Noémie, vint se serrer dans mes bras pour me remercier de lui être venue en aide. Plus petite que moi, elle posa sa tête sur ma poitrine, et tout son corps était collé au mien, ses bras derrière mon dos pour se serrer encore plus.

Je sentais sa chaleur, ses gros seins contre moi, sa chatte contre ma cuisse. J’appréciais ce moment mais ne pouvais pas en profiter plus. Je me permis seulement de caresser ses cheveux soyeux. Je pense qu’elle ne pouvait pas ignorer les sensations qu’elle faisait naître en moi, ou bien étai-elle vraiment innocente ?

Plus tard dans la soirée, en passant tout près de moi, elle me jeta un regard surpris. Elle avait vu la main d’une cliente sous ma jupette, et moi qui laissait faire. On s’est retrouvées tout de suite après au bar, dans un espace réduit, invisibles du reste de la salle. Elle me demanda pourquoi je m’étais laissée faire par cette cliente et je lui répondis que, justement, parce que c’était une cliente, et que je préférais les femmes.

–Et donc, si moi, je soulève ta jupette et y glisse ma main dessous, tu me laisseras faire ?

Et, joignant le geste à la parole, elle glissa sa main sous ma jupette, puis directement dans ma culotte. Pas si innocente que ça, la coquine. Elle savait bien cacher son jeu, et me caressait avec délices. Surprise de cette attaque, mais heureuse quand même, je ne tardais pas à jouir dans ses doigts. Je levais les yeux au ciel, de bonheur. J’ai dit tout à l’heure que nous étions invisibles du reste de la salle, je me trompais.

Le Carré VIP se trouvait en mezzanine et avait donc une vue plongeante sur cet espace. Et justement, une jeune femme blonde regardait dans notre direction, je ne sais pas depuis combien de temps, ni si elle avait compris ce qui venait de se passer, elle n’en montra rien.

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