Ce ne serait sans doute pas facile mais il devait tenter le coup. Avant la fin du repas, il se dirigea vers Marguerite Du Rhéau et il lui proposa de le nommer volontaire pour aider Michèle, chaque matin. Il nomma lui-même ses deux complices pour être tranquille. Pas de risque d’interférence. Marguerite Du Rhéau le remercia pour sa gentillesse et elle accepta sa demande. Tout le monde se leva pour rejoindre les chambres pour une sieste bien méritée. Marguerite expliqua à la cuisinière que trois garçons s’étaient proposés pour l’aider en cuisine. Elle en fut ravie. Leur première tâche fut de débarrasser les tables et de tout emmener dans la cuisine. Et, tandis qu’elle lavait la vaisselle, les garçons passaient derrière elle pour essuyer verres et assiettes. C’est Jorick, le premier, qui la frôla d’un peu trop près. Michèle bougea ses grosses fesses en avant. Elle avait l’habitude, avec son mari, d’avoir des remarques acerbes et désagréables sur son physique. Il recommença juste après. Puis, il incita ses complices à en faire autant. Michèle se sentit mal à l’aise, au début. Mais très vite, un sentiment étrange commença à l’envahir. Elle savait bien sûr que ce n’était que des enfants, qu’ils étaient encore innocents. Mais, si cela avait été des hommes, ce sont leurs mains qu’elle aurait senti sur ses grosses fesses. Elle se prit soudain à rêver que cela arrive. Jocelyn ne la touchait plus depuis plusieurs semaines. Elle était habituée, c’était pareil chaque année, avant l’arrivée des enfants et de Mme Du Rhéau. Elle n’avait aucun doute sur la fidélité de cette sainte femme. Elle n’avait pour autant aucune certitude concernant son mari. La trompait-il ? Avec qui ? Pas les enfants, tout de même ! Les monitrices qui les accompagnaient ? Peut-être. Elle n’avait aucune certitude de son infidélité, juste des soupçons. Sûrement infondés. Elle était perdue dans ses réflexions lorsqu’elle sentit clairement deux petites mains qui pétrissaient ses fesses. Elle aurait dire stop, se retourner pour faire cesser ce jeu. Mais elle était restée un peu dans son fantasme et, finalement, ce n’était pas si désagréable que cela. Jorick venait d’obtenir sa première victoire, sous les yeux émerveillés de ses deux copains. Il avait caressé le gros cul de la cuisinière et il n’avait même pas pris une baffe. Même pas une réflexion désagréable. Ça voulait dire qu’elle avait aimé ? Ils n’y croyaient pas vraiment mais c’était tout de même surprenant.
Pendant ce temps-là, dans les chambres, chacun et chacune prenait ses marques. Les garçons d’un côté, avec Bastien et Jocelyn. Les filles de l’autre côté du bâtiment, surveillées par Luana et Charline. Aucune des deux n’avait jamais eu à surveiller autant d’enfants en même temps. Bastien avait sa propre chambre, celle de Jocelyn était aménagée en salle de repos, avec jeux de société pour les animateurs. Luana aussi avait sa chambre, tout comme Charline. Comme les filles étaient couchées, elle demanda à Luana de veiller sur elles, le temps qu’elle aille prendre une douche. Le voyage avait été long pour elle, peu habituée à sortir depuis son veuvage. Luana n’y voyait pas d’inconvénient. Elle retourna voir si toutes les jeunes filles étaient bien sagement allongées. Toutes les filles étaient bien à leur place, certaines dormaient déjà paisiblement. Même Clara semblait dormir. Luana ne savait pas vraiment ce qui l’avait poussée à s’approcher plus près de la jeune fille. Voulait-elle être certaine qu’elle dormait véritablement ? Cela lui aurait donné un moment de répit dans cette journée déjà bien remplie. Comme elle se penchait vers la jeune fille pour s’assurer qu’elle était bien endormie, elle entendit un léger bruit derrière elle, comme un fou-rire étouffé. Elle se tourna alors vers Flora et elle ne s’attendait certainement pas à ce qui arriva. Dès qu’elle eut le dos tourné, Clara glissa sa petite main sous sa jupe. Les doigts agiles se trouvèrent immédiatement sur son clito. Elle n’avait jamais trouvé le temps pour remettre une culotte, depuis l’épisode des toilettes, et ensuite, dans le bus. Habilement doigtée, elle dut s’asseoir sur le bord du lit de sa persécutrice, qui lui fit écarter ses cuisses. Flora descendit rapidement de son lit pour s’engouffrer entre les cuisses largement ouvertes. Clara profita pleinement de la soumission de Luana en pétrissant sa poitrine. Dans la grande chambre, silence total. Juste les halètements de Luana, telle un petit animal essoufflé. Tout le monde dormait, personne dans la chambre ne se rendit compte de ce qui se passait tout près d’eux. Personne ? Dans la pièce, oui. Mais juste derrière la porte mal refermée, Marguerite avait vu toute la scène. La petite main de Clara pénétrant sous la jupe, et Flora qui venait d’elle-même entre les cuisses.
Cette scène, érotique, la laissa perplexe. Le Père Doisneau lui avait assuré que la jeune fille était une véritable chrétienne. Déjà, dans le bus, elle avait eu un gros doute sur ce qui passait entre les trois filles. Elle avait pensé que Luana avait trouvé un moyen pour forcer Clara à la caresser. C’était ce qu’elle pensait, à ce moment-là. Après la scène de la chambre, elle devait se rendre à l’évidence que c’était, semble-t-il, Clara qui harcelait la jeune femme et celle-ci qui se laissait faire. Dans un sens, c’était préférable. Elle ne se voyait pas devoir surveiller Luana durant tout le mois. Mais, cela voulait donc dire que c’était Clara, la plus perverse de toutes. Elle qui la prenait pour une sainte. Perdue dans ses réflexions, Marguerite put se rendre compte que le calme était revenu dans la chambre. Tout le monde semblait dormir paisiblement et Luana avait disparu, elle aussi. Elle était donc repartie vers sa chambre, ou bien vers l’espace sanitaire. Marguerite entra dans la grande chambre, la traversa le plus discrètement possible. Plus loin, les chambres des deux accompagnatrices étaient vides. Marguerite s’avança un peu plus loin. Luana était bien là, juste devant la porte menant aux douches communes. De la buée sortait de la pièce, signe que Charline devait déjà être sous la douche.