SABINA (03/12)

Comme je l’ai déjà dit plus haut, au début, il parla à Betty de ses aventures avec ses clientes, prétextant qu’il ne pouvait y échapper. Quand ces aventures devinrent quotidiennes, il ne pouvait plus dévoiler à sa compagne l’ampleur de sa trahison. Qui n’en était pas une à ses yeux, simplement une relation commerciale avec des femmes qui payaient pour ses services. Comme Betty avec Lorianne. Il n’osa jamais avouer à Betty qu’il avait énormément de mal à l’imaginer entre les cuisses de sa patronne. Ses aventures avec Armance et moi, à Cluj, aucun souci. Lui-même avait profité de l’hospitalité de la DRH. Mais Lorianne, c’était trop pour lui. Il connaissait le salaire de son amie, il comprenait parfaitement qu’il lui était impossible de quitter un emploi aussi bien rémunéré. Ce qu’il ignorait, c’est que Betty serait restée, même gratuitement. Maxime et Betty aimaient tellement leur travail qu’ils ne voulaient surtout pas en changer. Maxime était payé pour ses prestations mais le travail, le véritable travail de kiné s’amoncelait. Il avait besoin d’aide et il se tourna vers moi et Rahela. La jeune roumaine était enchantée de sa vie à Nice et les missions se multipliaient, lui apportant plus d’aisance, plus d’expérience. Principalement des femmes, et des enfants, faisaient appel à ses services. Les hommes préféraient avoir affaire à un autre homme. Même si quelques vieillards, encore verts, avaient plaisir à sentir ses petites mains sur eux. Tous tentaient de la toucher, de la caresser mais elle esquivait habilement toutes leurs tentatives. Rahela, qui avait connu ses premiers émois saphiques avec Armance et moi, trouva étrange qu’aucune femme ne tente sa chance avec elle. Elle ignorait elle-même comment elle aurait réagi, dans le cadre de son travail, mais elle aurait apprécié à être confrontée à une demande plus précise. Elle avait parfaitement compris pourquoi Maxime était surbooké.

Hormis ses caresses solitaires, sous la douche ou bien dans son lit, la nuit, elle pouvait compter depuis son arrivée en France sur la complicité qui l’unissait avec Vanessa, sa logeuse. Très rapidement, elles avaient compris qu’il valait mieux se donner du plaisir mutuellement que chacune dans son coin. Cela avait commencé tout naturellement sur le sofa, devant la télé qui passait, une fois de plus, un canard innommable. Vanessa avait posé sa main innocemment sur la cuisse de sa voisine. Prenant son manque de réaction pour un accord tacite, elle avait continué sa progression vers la culotte. Le compas de ses cuisses s’étant ouvert pour un meilleur accès, Vanessa avait compris le message. Elle ouvrit à son tour ses cuisses, attrapa la main de Rahela pour la glisser dans sa propre culotte avant d’investir la féminité de sa voisine. Depuis cette première soirée mémorable, beaucoup d’autres ont suivi, pour leur plus grand plaisir à toutes les deux. Comblée dans son travail et dans sa vie plus personnelle, Rahela faisait également le bonheur de sa famille avec l’argent qu’elle envoyait chaque mois. Je dis « envoyer », je dois préciser que c’est moi qui étais chargée du convoyage. Au début de chaque mois, je me rendais personnellement à Cluj pour déposer en mains propres, la somme que Rahela elle-même décidait. Je prenais des nouvelles de toute la famille et je passais le reste du week-end avec Armance. Pas besoin de vous faire un dessin, vous savez certainement comment nous passions notre temps libre, toutes les deux.

En dehors de mes visites chez les parents de Rahela, celle-ci était toujours en contact avec sa petite sœur, Sabina. Petite sœur mais déjà presque jeune femme. Moi qui la voyais chaque mois, je peux affirmer que son physique allait attirer bien des convoitises. Maxime, éternellement surbooké, appela son amie pour prendre en charge les soins d’une jeune fille, suite à une chute de cheval. Maxime n’avait eu que sa mère au téléphone et la petite préférait avoir une kiné, de préférence. Vu que cela ne posait aucun souci, Rahela se rendit à l’adresse indiquée. Ambre, la jeune fille, était en fait une très jolie jeune femme, un peu timide, ou réservée pour le moins. La maman avait conduit Rahela jusqu’à sa fille avant de s’éclipser. Ambre tenta d’expliquer les raisons de sa présence mais Rahela, qui comprenait parfaitement sa gêne, lui dit.

« Et si tu me montrais, tout simplement ? Je saurais immédiatement ce que je dois faire pour te soulager.  »

Ambre semblait encore gênée de devoir se découvrir devant une inconnue.

« Je peux fermer les yeux, si tu le souhaites.  » Proposa Rahela.

En disant cela, elle ferma effectivement les yeux et, les deux bras horizontaux devant elle, elle imita une aveugle cherchant à se repérer dans le noir. Cela fit beaucoup rire la jeune Ambre qui se sentit tout de suite plus à l’aise avec son corps. Elle baissa complètement le bas de pyjama pour exposer ses cuisses à la kiné. Un vilain hématome couvrait la grande majorité de sa cuisse, elle devait souffrir atrocement, pensa Rahela. Elle se mit immédiatement en position et commença un massage pour résorber l’hématome. La jeune fille se laissait doucement aller dans des rêveries qu’elle seule connaissait. Elle était vraiment bien. Elle était … Chaude. Les massages de la kiné lui apportaient un tel réconfort qu’elle semblait au bord de la jouissance. Elle resserra ses cuisses qui s’étaient ouvertes, craignant que Rahela ne soupçonne quelques pensées interdites. Trop tard, Rahela avait parfaitement aperçu la petite tâche d’humidité qui grandissait entre les cuisses amies. Impassible, elle n’en laissa rien paraître mais cela l’avait marquée elle aussi. Son entrecuisse s’humecta légèrement, elle aussi. Mais que lui arrivait-il ? Elle n’avait jamais ressenti une telle émotion devant le corps de qui que ce soit. En cherchant les causes, elle s’aperçut que la jeune fille ressemblait étrangement à sa petite sœur. De là à penser qu’elle avait envie de sa propre sœur, il l n’y avait qu’un pas. Rahela refusa tout net cette supposition tellement absurde, la mettant sur le compte de l’éloignement, du dépaysement. Certes, elle aimait vraiment beaucoup sa petite sœur mais de là à avoir des pensées impures avec elle, il y avait un monde qu’elle se refusait à franchir.

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