Martine trois (10/29)

L’intimité, relative, la promiscuité. Les filles qui acceptaient savaient ce qu’elles risquaient. Je serais donc dans le même cas de figure avec Mr Jonathan. Je restais encore indécise. Je lui proposais de passer devant le collège, avant l’heure de la séance. Si j’étais dehors, c’était que j’acceptais son invitation. Il trouva l’idée raisonnable et il me laissa toute la nuit pour y réfléchir. Au matin, ma décision était prise. Ferme et définitive. Le film, « Lacombe Lucien », on en avait parlé en classe et j’avais très envie d’aller le visionner. En plus, ce serait ma première fois dans un vrai cinéma. J’étais donc devant le collège lorsque Mr Jonathan arriva dans sa jolie voiture. Une Renault 16, la classe pour l’époque. Je montais à côté de lui, direction le cinéma. J’aperçus quelques camarades de classe qui attendaient devant le Palace. Étonnés de me voir là et intrigués par la présence de mon accompagnateur. Je pourrais toujours prétexter que c’était mon parrain, pour éviter les racontars. Nous sommes entrés parmi les premiers dans la salle éclairée de mille feux. Mr Jonathan choisit une place au fond de la salle, juste en-dessous du projecteur. C’était un peu loin, à mon goût, mais l’écran était immense et je n’aurais aucun mal à suivre l’histoire de ce jeune résistant. L’éclat des lumières baissa presque totalement et les publicités apparurent à l’écran. Mr Jonathan semblait être un habitué de cette salle. Il avait relevé l’accoudoir qui séparait nos deux fauteuils. Son bras était passé derrière ma tête et sa main commença à chercher mon sein. Qu’il trouva évidemment très facilement. Je me laissais dorloter, serrée contre sa poitrine.

Il retrouva une position plus adéquate lorsque les lumières devinrent plus fortes. Fini les pubs, place au film. Il restait encore du monde dehors et la salle finit par se remplir assez vite. Les deux rangées du fond étaient pratiquement vides. Trop loin de la scène. Les caresses reprirent dès le début du film. Mr Jonathan l’avait déjà vu et il n’était pas là pour le revoir une énième fois. Habilement, il dégrafa mon soutien-gorge et ses mains purent retrouver ma poitrine entièrement nue. Parfois, il tentait de m’embrasser sur la bouche. J’aimais bien ça, d’habitude, mais là, je voulais voir l’écran, le film. Il se lassa un peu de la poitrine et une de ses mains s’engouffra sous ma jupe. Là, il pouvait faire ce qu’il désirait, puisque je pouvais suivre le film. Il me doigta longtemps, léchant parfois ses doigts avant de retourner entre mes cuisses. Discrètement, il s’agenouilla entre les sièges et c’est sa bouche qui remplaça avantageusement ses doigts experts. Il m’aida à baisser ma culotte qu’il retira entièrement. J’étais à lui, il le savait et il en profita jusqu’à la fin du film. La sortie de la salle s’effectuait par le bas, deux portes latérales.

Nous avons attendu que la jeune femme vienne vérifier si la salle était vide, avant de faire entrer les nouveaux spectateurs. En sortant, Mr Jonathan m’a emmenée dans une brasserie toute proche. Le patron, derrière le bar, semblait bien le connaître. Nous sommes descendus dans une salle un peu plus privée, au sous-sol. Mr Jonathan m’a demandé de poser mon manteau et nous sommes entrés dans les toilettes. Filles à gauche, garçons à droite. Nous sommes évidemment allés tous les deux à droite. Il m’a fait entrer dans une cabine, il a refermé derrière lui. J’étais assise sur le siège pendant qu’il baissa son pantalon. Je retrouvais sa queue, son parfum envoûtant. Il avait bien essayé, pendant la séance, mais je voulais absolument voir le film jusqu’au bout. Alors, à l’abri dans ces toilettes, je lui offrais le meilleur de ma jeune expérience.

Nous sommes restés dans cette brasserie jusqu’à ce qu’il soit l’heure de mon bus. Il m’avait bien proposé de me raccompagner chez moi mais Auguste, le chauffeur du bus, aurait attendu mon arrivée. Je racontais évidemment à mon amie, Lalie, cette nouvelle expérience, dans le cinéma. Elle était très excitée par mon récit et, pour la première fois, elle glissa sa main entre mes cuisses. Sous ma jupe. Elle me trouva trempée, évidemment. Mr Jonathan avait gardé ma culotte après le cinéma. Il y eut bien évidemment beaucoup d’autres séances de cinéma après celle-ci. Avec Mr Jonathan. Certaines fois, c’était le même film qui passait. Dans ce cas-là, je pouvais disparaître quelques minutes entre les sièges pour assouvir ses envies. Comme Lalie savait déjà tout, ou presque, elle demanda un jour si, elle aussi, pouvait venir au cinéma. Elle savait évidemment à quoi elle s’exposait. Et c’est ce qu’elle voulait. Le soir même où elle me fit cette demande, je passais voir Mr Jonathan avant de rentrer chez moi. Je lui expliquais que j’avais une amie qui avait très envie de le connaître. Et de venir au cinéma avec nous. Il accepta bien sûr et je pus assurer Lalie, dès le lendemain, que le mercredi suivant, elle viendrait avec nous, au cinéma. Elle était folle de joie et elle m’embrassa à pleine bouche. Auguste, derrière son volant, n’en perdit pas une miette. Comme tous les hommes que j’ai rencontrés, il était très intéressé pour voir deux jeunes filles ensemble. Sans doute lui ferais-je un jour ce cadeau. Mais, avec qui ?

Mais, ce qui me préoccupait le plus, à ce moment précis, c’était la préparation pour le week-end avec Mireille et Germain. Cela devait se passer dans un château que la famille des mariés avait réservé pour héberger les convives qui venaient de loin. Le marié était un cousin éloigné de Germain, la famille de sa future femme était plutôt aisée. Nous sommes partis en train, jusqu’à la gare la plus proche. Là, une voiture attendait pour emmener Germain et Mireille, ainsi que les valises, jusqu’à destination. Pour les enfants, et pour moi, une calèche, tirée par un joli cheval, devait nous permettre de rejoindre le château. Évidemment, c’était une véritable fête pour les enfants. Un homme menait la calèche, aidé par un jeune garçon, qui nous aida tous à grimper à l’arrière. Il prit place face à moi, répondant aux questions des plus jeunes.

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