Elle s’empala de nouveau et c’est elle-même qui donna le rythme. Papa jouait avec ses seins, tandis qu’elle montait et descendait à la cadence qu’elle avait choisie. Encore une nouveauté pour Armelle. Elle n’avait pas connu beaucoup d’hommes, mariée jeune à Roger. Et c’était bien la première fois de sa vie qu’elle ne subissait pas les assauts de son partenaire, elle décidait quand ralentir, et quand accélérer. De nouveau, le plaisir revint très rapidement dans son ventre. Mais aussi dans sa tête. Son corps tout entier fût pris de tremblements incontrôlables. Elle cessa de bouger mais ses muscles internes continuaient à masser le sexe qui la remplissait totalement. Elle n’avait même plus de voix pour exprimer ce qu’elle ressentait. Elle posa sa tête dans le creux de l’épaule de son amant et elle pleura. De bonheur. Jamais elle n’avait joui autant de fois de suite. Et aussi fort. Et … Mon père gardait ses mains sur les fesses de sa complice pour accompagner les derniers soubresauts de son corps. Les pleurs d’Armelle eurent un effet surprenant. Il bandait toujours aussi fort mais il sentait, lui aussi, l’orgasme qui montait, inexorablement. Quand il éjacula au plus profond de la matrice, Armelle se redressa, de surprise, et elle le fixa intensément, tout le temps que dura l’éjaculation. Ils restèrent l’un et l’autre hébétés par ce qui venait de leur arriver. Mon père connaissait Armelle depuis des années et jamais il n’avait eu envie d’elle. Lui était marié, elle aussi. Il avait fallu qu’il apprenne la trahison de son beau-frère pour que cela change. Et c’est en la voyant, très affectée par cette révélation, qu’il avait imaginé ce stratagème pour se venger. Pour qu’ils puissent se venger, elle et lui.
Roger dormait profondément, exténué après avoir vécu sa déchéance. Armelle entraîna mon père dans la salle de bain et ils prirent leur douche ensemble. Une fois rhabillés, il la raccompagna chez elle. Elle l’invita à entrer boire un café. Il la suivit dans la maison et, une fois la porte refermée, elle se tourna vers lui pour l’embrasser sur la bouche. Un peu confuse de son initiative, elle s’écarta de lui, tête baissée. Elle demanda, gardant toujours la tête basse.
« J’espère que … »
Mon père l’arrêta en lui relevant le menton. Et c’est en la fixant, droit dans les yeux, qu’il lui affirma.
« Ce que nous venons de vivre est un moment exceptionnel. Et, bien sûr, il y en aura beaucoup d’autres comme celui-là. Si tu le souhaites, évidemment. »
Ils prirent leur café dans la cuisine, et ils ne parlèrent plus que de leurs enfants respectifs. Armelle n’avait presque jamais de nouvelles de son aîné, Romain. Il avait fait le choix de vivre avec son père, au moment du divorce. Rosalie, sa fille, était toujours dans l’est de la France. Elle suivait sa formation et travaillait dans un parc animalier. Romuald, le petit dernier, poursuivait ses études près d’Angers. Et c’est même Lauryn qui lui avait présenter celle avec qui il vivait, désormais. Elle leur a trouvé aussi l’appartement dans lequel ils vivent maintenant. Mon père annonça simplement à Armelle qu’il allait de nouveau être grand-père. Deux fois. Jérôme et Ingrid attendaient leur troisième enfant, et Lauryn, son second. Ils se quittèrent en se promettant de se revoir très vite. Un dernier baiser passionné et mon père repartit chez lui. J’étais restée près de mon papa, tout le temps de son récit. Et des idées me traversaient l’esprit. Il me connaissait bien maintenant et il me fixa, droit dans les yeux. Je ne baissais pas les yeux, seulement lorsqu’il entra sa main sous ma jupe. Je regardais sa main progresser entre mes cuisses, ouvertes. Il finit par atteindre mon string qu’il trouva évidemment très humide. J’étais excitée et il le savait bien. Il savait également comment me calmer, me guérir de cette fièvre qui s’était emparée de moi. Papa est un travailleur manuel, donc très doué avec ses mains, ses doigts. Mais c’est lorsqu’il plongea, la tête la première entre mes cuisses que je poussais mon premier râle. Il connaissait mon corps par cœur, même les yeux fermés, il pouvait tout obtenir de moi. J’étais sa fille. Mais surtout, j’étais à lui. Et ce n’était pas ce maudit bout de tissu qui l’empêcherait d’atteindre son but final. Après tout ce qu’il venait de me raconter, son aventure avec Armelle, je fondais très rapidement sous ses subtiles caresses. Ce n’était ni le lieu, ni le moment d’aller plus loin. Nous savions que nous aurions d’autres moments intimes, dans les jours à venir.
Le sexe ne devrait pas être tabou. Jamais. C’est quelque chose de beau, de naturel. Tant que cela se passe entre personnes consentantes, cela va sans dire. La nudité aussi, devrait faire partie de l’éducation des enfants. C’est le cas dans les familles naturistes. Et, pour ce que j’en sais, il n’y a jamais eu de « débordements », de viols, dans ces familles qui prônaient la liberté du corps et de l’esprit. Quand j’étais plus jeune, le sujet était un peu tabou, entre nous. Les enfants ne devaient pas savoir avant d’être en âge de comprendre. J’avais tout de même remarqué la relation particulière entre ma mère et son frère, Roger. Sans pour autant imaginer qu’ils pouvaient être intimes, très intimes. C’est lorsque mon corps a commencé à changer qu’il s’est un peu plus intéressé à moi. Ce qui m’arrangeait très bien, je pouvais rester plus longtemps avec les grands. Dans ces moments-là, j’allais m’asseoir sur les genoux de Tonton Roger. J’étais bien. Quand les caresses ont commencé, de façon très subtile au début, j’aurais pu tout arrêter immédiatement. Mais j’avais envie d’apprendre ce que l’on me cachait. Tonton Roger a profité de moi, oui, comme moi, j’ai profité de son expérience. De son expertise dans certains domaines. J’ai commencé à apprendre avec lui, jusqu’à la fin brutale de nos rendez-vous. C’est alors que je me suis retournée vers les garçons de mon âge.