Certaines avaient eu la chance de partir faire du ski. Je les enviais un peu, je n’y étais jamais allée. Avec ma chance, je serais revenue avec une jambe dans le plâtre. Elles vivaient leurs expériences là-bas, je vivais les miennes ici. Et, au final, cela me convenait parfaitement. Quand Flora s’est levée, je suis allée déjeuner avec elle. Elle aussi savait qu’elle serait seule avec Melody tout le week-end. C’est elle-même qui eut l’idée de préparer le repas du soir, ensemble. Nous avions tous les ingrédients pour faire une quiche lorraine. Elle a voulu également faire un peu de pâtisserie. Flora est très gourmande et, sans qu’elle ne l’ait vraiment exprimé encore, je pense qu’elle se dirigera vers un métier de bouche. Cuisinière, ou bien pâtissière. Nous avons surfé un moment sur le Net pour trouver une idée de gâteau, facile à réaliser, mais que nous n’avions jamais réalisé auparavant. Son choix se porta finalement sur une charlotte au chocolat. Pour les ingrédients nécessaires, il nous manquait juste les boudoirs. Mais Flora savait que la voisine en avait toujours une boite d’avance. C’est ensemble que nous sommes allées lui demander. Nous avons parlé de notre projet, auquel elle adhéra totalement. Elle est même venue nous aider, ou plutôt superviser les opérations. Flora était vraiment très à l’aise avec cette femme qui nous avait gardées si souvent.
Elle restait toujours très près d’elle, un peu trop parfois. Je voyais de temps en temps sa poitrine qui bougeait sous les coups (involontaires) de ma petite sœur. Il me fallut plusieurs longues minutes pour comprendre que c’était totalement voulu de sa part. Il faut dire que Claudine avait une bien jolie poitrine, très développée et, semble-t-il, hyper sensible. Je quittais la cuisine un instant pour répondre à un appel de Dany. Il m’expliquait qu’il ne pouvait pas venir me voir aujourd’hui. Je retournais dans la cuisine pour voir les petites mains de Flora sur la grosse poitrine de Claudine. Celle-ci avait les mains occupées et elle ne pouvait pas se défendre efficacement. Elle leva les yeux vers moi, d’un air désolé. Flora ne pouvait pas me voir encore. Claudine fermait les yeux, de temps en temps, lorsque le plaisir des caresses subtiles devenait trop puissant. Je restais à demi cachée dans l’embrasure de la porte, observant les réactions de Claudine. Je savais ce qu’elle vivait, puisque moi aussi, j’étais passée par là. Avec Flora, tout d’abord. Puis avec les deux jeunes filles dans la voiture, sur la plage et dans l’eau. Dany m’avait pelotée ainsi, lui aussi. Et Viviane. Que j’allais revoir très bientôt. Flora savait être très persuasive, depuis qu’elle était très amie avec Clara. Qu’elle passait de plus en plus de temps dans sa maison, avec sa famille. J’ignorais évidemment si les parents savaient ce que les deux filles faisaient ensemble. Mon téléphone vibra doucement entre mes doigts. Je venais de recevoir un SMS. Viviane m’annonçait qu’elle quittait son travail, qu’elle avait trop hâte de me revoir et donc qu’elle serait là très bientôt. Une vague de chaleur m’envahit en lisant ses mots. Je rentrais dans la cuisine, Flora avait repris sa position très près de Claudine et continuait à préparer le gâteau avec elle. Je les laissais seules, les ayant prévenues que je devais me préparer à partir. Je n’oublierais jamais le regard suppliant de Claudine, quand j’ai quitté la cuisine. C’est plusieurs semaines plus tard que j’ai appris, de la bouche même de Flora, ce qui s’était passé après que je les ai laissées ensemble.
Je m’habillais comme je l’avais prévu, d’une robe d’été légère. En me voyant presque nue dans le miroir, je décidais de changer mes sous-vêtements et de mettre la parure verte, sous ma robe de la même couleur. Mon sac était prêt, moi aussi, et Viviane arriva presque aussitôt. Je la présentais à Claudine et nous sommes parties, direction sa maison. En route, elle m’expliqua que son fils et sa femme devaient passer nous amener leur fils un peu plus tard, que j’aurais le temps de me familiariser avec les lieux. Elle parlait sans arrêt, craignant sans doute un silence pesant entre nous. À l’occasion d’un changement de vitesse, sa main glissa du levier de vitesse vers mes cuisses, toutes proches. Je savais que ce moment viendrait, j’ignorais juste quand. J’étais préparée et même impatiente. Je ne refusais évidemment pas cette caresse subtile. J’avais déjà écarté mes cuisses, au cas où elle voudrait remonter plus loin. Mais, vu qu’elle conduisait, cela n’était pas vraiment raisonnable. Elle se contenta de caresser mon genou, l’intérieur de ma cuisse. Ce n’est que lorsque la voiture fut garée dans l’entrée de sa maison qu’elle osa glisser sa main presque jusqu’à ma culotte. Je laissais faire cette femme, lui prouvant ainsi que j’étais consentante, que je savais ce qui arriverait. Et même si je ne demandais rien, j’étais prête à tout accepter. Ou presque. D’autorité, elle me prit mon sac des mains pour entrer dans la grande demeure. Elle le posa dans l’entrée, me faisant visiter le vaste salon, à droite. De l’autre côté, face au salon, la cuisine. Parfaitement équipée, avec une crédence en son centre. Elle reprit mon sac pour continuer la visite. Près du salon, la chambre réservée à l’enfant que je devrais garder. En face, la chambre qui m’était réservée. C’est là qu’elle posa mon sac. À côté de ma chambre, une buanderie, puis une très grande salle de bains. Et face à cette dernière pièce, la chambre de Viviane, parfaitement aménagée avec goût. Cette chambre était immense, avec même un canapé et un fauteuil de lecture. Des tas de livres étaient disposés à côté.
Retour au salon où elle m’exposa comment allait se dérouler la soirée. D’ici moins d’une heure, son fils arriverait avec sa femme et l’enfant, évidemment. Tous devaient dîner ici. Le couple devait repartir avant la nuit, sauf si Monsieur avait décidé d’aller faire un tour au casino. C’était son péché mignon, son addiction, presque. Il avait, déjà une fois, failli être interdit de casino, c’est Viviane qui avait payé sa dette de jeu.