VÉRONIQUE (02/05)

Ses cris gagnèrent en intensité, parfaitement synchrones avec mes doigts qui bougeaient en elle. Il ne lui fallut que quelques secondes de ce traitement pour jouir sous mes doigts et dans ma bouche. Tout son corps se contracta, avant de se détendre doucement, sa respiration redevint normale. Elle se redressa, but un peu de son verre et me regarda avec des yeux qui voulaient dire :

« Maintenant, ça va être ton tour ».

Elle se mit à genou devant moi, attira mes fesses au bord du coussin, avant que sa bouche ne plonge enfin entre mes cuisses.

Quelle sensation géniale !

Sa bouche gourmande sur mon sexe offert. La douceur de sa langue parcourant ma fente, ses cheveux caressant l’intérieur de mes cuisses. Elle caressa mes seins et joua avec mes tétons. J’étais là, inerte sur mon canapé, les cuisses écartées en grand pour accueillir cette furie. Toutes ses sensations réunies, le contexte et l’ambiance, firent que je jouis très vite sous ses caresses. Je mis plusieurs minutes avant de me remettre de mes émotions. Je l’entrainais sous la douche, prétexte à d’autres caresses, et attouchements. De retour au salon, nous avons mis en place le piège machiavélique qui satisferait tout le monde. Mais aussi, j’avais un service à lui demander. Pour Odile et pour notre tranquillité à toutes. Je ne lui expliquais que l’essentiel. Une femme, une de ses collègues, qu’il fallait piéger de façon à ce que le vigile la prenne sur le fait. Et la prenne tout court ensuite.

 

Le vigile, Éric, avait remarqué des mouvements, ma venue par exemple, sans explication, et il risquait de nous causer du tort. Pour le mettre dans notre poche, il voulait Monique. La prendre en flag, par exemple, pour pouvoir en faire ce qu’il veut ensuite. Monique est une vieille fille que tout le monde déteste. C’est une délatrice. Si elle vous aperçoit en train de faire une bêtise, elle ira directement le dire à votre responsable. Mais même les responsables sont fatiguées de ses élucubrations. Qu’on peut supposer vraies ? Personne ne lui parlait vraiment mais Éric, le vigile, originaire d’Haïti, avait flashé sur elle, sur son corps. C’est sans doute une bonne baise qui lui manquait à Monique, histoire de se sentir vivante. Je chargeais donc Mélanie de glisser dans son sac à main des produits chers, et réputés, parfum et crème anti âge, et de nous le signaler avant qu’elle ne parte. Mélanie ne l’aimait pas beaucoup, comme tout le monde, et adhéra à mon idée.

Quelques jours plaisir tard, Éric nous raconta la suite. Prévenu par Odile, il attendait Monique à la sortie des employés. Parfois, il demandait à une personne d’ouvrir son sac et tout le monde y était habitué. Monique ouvrit donc son sac, toute confiante. Son visage se liquéfia quand il lui demanda le ticket de caisse des deux articles. Elle le regarda, éberluée, puis sortit les articles.

« Mais, ce n’est pas à moi ! »

« Suivez-moi dans mon bureau. Je dois dresser un rapport ».

Il s’installa derrière son bureau sans la prier de s’asseoir. Elle resta donc debout, se demandant ce qui lui arrivait. Et qui avait pu lui faire ça ? Elle savait qu’elle n’était pas appréciée et elle s’en foutait. Mais la piéger pour la faire virer, c’était vraiment trop. Elle savait qu’elle ne retrouverait pas de travail, à son âge et surtout après une faute grave. Elle avait déjà dénoncé des collègues pour vol et savait ce qu’il leur était arrivé ensuite. Éric remplissait consciencieusement son rapport, du moins, faisait-il semblant. Il lui demanda sa carte d’employée où était inscrit ses nom et prénom, ainsi que son numéro de matricule.

 » Ta carte, je la garde pour la détruire. Désormais, tu ne fais plus partie du personnel. Je vais devoir appeler la police pour qu’ils t’emmènent au poste. Tu y seras interrogée et demain, après une nuit en cellule, tu seras déférée devant un juge pour une comparution immédiate. Voilà ton avenir proche. Monique, mais qu’est-ce qui t’as pris de voler comme ça ? C’est la première fois ? »

Elle savait pertinemment qu’elle ne pouvait nier les faits. Les articles dans son sac sont une preuve irréfutable. Elle se remémorait, il y a longtemps déjà, une de ses collègues qui l’avait humiliée en public. Elle avait elle aussi caché des articles dans son sac. La femme avait beau nier le vol, la preuve était faite. Elle avait été virée sur le champ. Éric s’était rapproché d’elle, dans son dos.

« Monique. Je peux vous appeler Monique ? Maintenant que vous ne faites plus partie du personnel, j’aimerais vous poser une question. Pourquoi avoir fait ça ? »

Elle ne sut que répondre. Il avait posé une main sur son épaule droite, l’autre sur sa hanche. Pas de réaction de sa part. Il se colla à elle. Elle sentit quelque chose de dur toucher sa main. Éric caressait son épaule, descendant sur le bras. Ses doigts frôlèrent son sein. Elle frémit. Plus rien n’avait d’importance. Les doigts jouaient avec son téton maintenant, dur comme la pierre. Son corps réagissait favorablement aux caresses, elle se laissait faire. La main gauche du jeune homme saisit son poignet gauche, tourna sa paume vers lui et l’appliqua sur la bosse de son pantalon. C’est machinalement que Monique caressa son membre gonflé. Ses doigts n’avaient pas oublié, elle si. Depuis combien de temps un homme ne s’était pas intéressé à elle ? Plusieurs années. Devant tant de docilité, Éric posa sa main gauche sur le ventre de Monique, descendant vers ses cuisses. Son autre main malaxait le sein avec un plaisir non dissimulé. Sa main gauche parvint à se glisser sous la robe pour trouver une culotte trempée d’excitation. Éric n’y tenait plus. Il fit pivoter Monique face à lui.

« Monique. Oublions ce rapport, et tout le reste. Je ne veux pas te perdre. Je te veux, toi, et maintenant ».

Monique avait les yeux brillants de reconnaissance. Elle prit le visage du jeune homme entre ses mains et approcha son visage. Ce premier baiser qu’ils échangèrent fut magique, d’après les dires du jeune homme. De plus, il scellait l’accord entre deux adultes consentants. Éric fit glisser le zip de sa robe. Qui glissa au sol. Il dégrafa le soutif et baissa la culotte. Il l’embrassa à nouveau tandis que ses mains parcouraient son corps de déesse, toujours d’après Éric, lol. Lentement, il appuya sur les épaules pour qu’elle se mette à genou devant lui. Elle comprit ce qu’il attendait et s’exécuta. Elle défit la boucle du ceinturon, le bouton du pantalon qu’elle descendit sur les chevilles. Sa bouche et ses doigts n’avaient pas oublié comment rendre un homme heureux. Tout lui revenait en mémoire à présent. Plus jeune, elle n’aimait pas du tout  » tailler une pipe », mais savait comment il fallait faire. Après plusieurs années d’abstinence, elle y prenait du plaisir. Sentir son homme grossir sous ses doigts, dans sa bouche. C’était un miracle sans cesse renouvelé. Éric aurait bien aimé éjaculer dans cette bouche gourmande mais il avait d’autres projets.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *