Déconfinement, enfin ! (05/10)

Armelle vint nous rejoindre dans la cuisine. Après avoir été mise en confiance, elle nous avoua avoir très peur de l’orage, et aurait certainement eu énormément de difficultés à rentrer chez elle. Ma mère lui proposa même de prendre des somnifères, si elle craignait de passer une mauvaise nuit. Mon père s’en était fait prescrire une boîte, au début de l’année, suite à des problèmes avec son travail. Cela l’avait bien aidé, même si ce médicament n’était vraiment pas très fort. C’était plus pour ôter le stress que pour l’assommer. Armelle remercia une nouvelle fois, avant d’accepter cette aide médicamenteuse. Tout en les aidant, je les écoutais parler du grand absent, Tonton Roger. Armelle avait eu énormément de difficultés à se remettre de son divorce, mais elle ne pouvait plus supporter les mensonges, les tromperies continuelles. Il sautait systématiquement sur toute femme qui passait à sa portée.

Je voyais ma mère rougissante à l’évocation des performances sexuelles de son grand frère. J’avais appris, de sa bouche à lui, qu’elle avait été son amante avant de rencontrer mon père. Et même un peu après ! Je la regardais désormais sous un autre jour. J’avais toujours vu en elle la mère parfaite. Une mère et une grand-mère aussi. Elle a tout de suite su comment réagir à ma dépression post partum. Et Dylan est ravi. Évoquer les frasques amoureuses de son frère devait, je suppose, l’émoustiller un tant soit peu. J’aurais aimé en parler avec elle, lui raconter que moi aussi, j’avais subi les assauts de ce pervers, et même de ses amis. Je n’aurais évidemment pas évoqué cet « inconnu », qui ne l’est plus vraiment maintenant.

Depuis son divorce, Armelle ne vivait plus que pour ses enfants, surtout les deux plus jeunes qui vivaient encore sous son toit. Avec le départ prochain de sa fille, Rosalie, il ne resterait que Romuald. Et encore, il souhaitait suivre une formation dans une école pour devenir éducateur sportif, donc quitter lui aussi le cocon familial. Cette école se trouvait justement près de chez moi, à côté d’Angers, et Armelle en profita pour me demander si je pouvais l’accueillir quelques jours, pour des tests d’aptitude qu’il devait passer. J’acceptais sans aucune hésitation, son fils était vraiment charmant et, lors de ce fameux week-end de Mars, il était le seul à m’avoir demandé pardon. Pour la faute de son géniteur.

Pendant que nous préparions le dîner, Rosalie jouait avec les enfants. Elle était assise en tailleur, sur le tapis du salon, et même de loin, je pouvais apercevoir sa culotte. Les enfants pouvaient la voir certainement aussi mais n’en avait cure. Mis à part Céliane qui regardait parfois dans ma direction et sous le vêtement ample de sa cousine. Les hommes, sur le canapé, ne la voyaient que de dos et d’ailleurs, étaient bien trop occupés à discuter à propos de cette pandémie. Romuald, par contre, ne ratait rien du spectacle qu’elle nous offrait. De plus, les nombreux mouvements, que les enfants l’obligeaient à faire, faisaient bouger sa poitrine volumineuse de droite à gauche. Et je vous rappelle qu’elle ne portait rien d’autre que la culotte sous ce maxi-tee-shirt.

C’était pour moi un spectacle ravissant, ses seins qui voulaient s’échapper du tee-shirt. Elle ne pouvait se rendre compte à quel point elle était désirable ainsi. Tellement belle et toujours innocente. J’allais prendre place sur le bras du fauteuil sur lequel Romuald était installé. Il tourna automatiquement les yeux vers moi, vers mes cuisses. Moi, je voyais toujours Rosalie qui jouait innocemment avec les enfants. Je demandais à mon jeune cousin de me parler de son école, celle qu’il voulait intégrer, du métier qu’il souhaitait exercer plus tard. Tout comme sa grande sœur, il était passionné lorsqu’il parlait de ce qui lui plaisait, le fait qu’une grande personne l’écoute attentivement. Il était d’autant plus ravi que ce soit moi, une femme qu’il trouvait désirable.

J’étais assise si proche de lui qu’il aurait pu glisser sa main sous ma jupe sans que personne ne puisse s’en douter. Il n’osa pas, évidemment, mais je pense que, une fois couché, il a dû se remémorer cet instant où tout était possible. Le fait même que je lui parle comme à un adulte, ce qu’il était presque, lui donnait à penser que je ne lui en voulais plus du tout pour ce qui s’était passé entre nous. N’oublions pas qu’il m’avait fait l’amour merveilleusement et que, je pense, j’avais été sa première femme. Pour le repas du soir, Rosalie prit place à côté de moi. Jérôme, qui avait finalement remarqué que sa poitrine était libre de toute entrave, se plaça de l’autre côté. Il a joué de son charme naturel durant tout le repas, sans geste équivoque ou blague douteuse.

Rosalie semblait flattée de tant d’attentions. Sachant que, dans quelques jours, nous ferions ensemble un long voyage de plus de 600 kilomètres, cela augurait de merveilleux moments en perspective. En toute fin du repas, Ingrid apporta un gâteau d’anniversaire pour sa fille, Céliane. Elle avait avancé la date d’une semaine pour profiter du fait que nous soyons tous réunis. Ce fut une surprise pour tous, exceptés les parents, et ma mère. Très peu de cadeaux, puisque peu de monde était au courant. Mais une nouvelle magnifique pour ma nièce. Au vu de ses résultats scolaires, ses parents lui avaient acheté une robe de princesse. Et la première occasion pour la porter, ce serait ce mariage auquel nous étions conviés, son père et moi. Il n’y avait aucun calcul, aucune arrière-pensée de la part d’Ingrid. Simplement offrir à sa fille aînée une merveilleuse occasion de briller.

Après une telle nouvelle, et la journée avait été riche en émotions également, les enfants regagnèrent la chambre de Dylan où un matelas d’appoint avait été ajouté pour les filles, et pour Romuald. Après la joie de se retrouver ensemble, il ne leur fallut pas longtemps pour s’endormir. Les adultes ont veillé un peu plus, mis à part Armelle qui avait pris son somnifère et qui rejoignit la chambre d’amis.

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