MURIELLE (01/09)

J’ai revu Murielle après avoir rendu les clés de la villa à l’agence. Je savais qu’elle habitait tout près et, vu l’heure, je savais la trouver chez elle. Et seule. D’ailleurs, ce n’est pas vraiment chez elle mais chez son frère. Celui-là même qui était avec elle dans le bus lors de notre première rencontre. Elle semblait triste, ou préoccupée. Je l’ai prise dans mes bras pour la consoler. Elle a sincèrement apprécié ce geste de pure amitié. Elle m’a regardée droit dans les yeux et, pour la première fois, elle m’a embrassée. De sa propre initiative. Puis elle m’a entraînée vers la chambre. Je lui ai demandé de se déshabiller, ce qu’elle a fait aussitôt. Ensuite, c’est elle qui m’a déshabillée. Accroupie devant moi, elle m’a offert un merveilleux cunni. Il est évident que désormais, elle prend du plaisir à être avec une femme. Nous avons fait l’amour pendant plus d’une heure avant de prendre une douche ensemble. Retour dans la cuisine pour boire un thé. Pendant que l’eau bouillait, je constatais que l’appartement n’avait qu’une seule chambre. Elle me servit l’infusion et je lui fis la remarque que l’appartement n’était pas adapté pour deux personnes.

Elle partit en sanglots, impossible de la calmer. Cela dura de longues minutes pendant lesquelles je la cajolais tendrement. Elle finit par se calmer et commença à me parler de sa vie, de son cauchemar en fait. Je l’écoutais attentivement, sans l’interrompre. Son frère, Patrick, est un pervers narcissique, doublé d’un dominateur. Il l’a violée alors qu’elle n’avait que 16 ans, lui en avait 18. Elle m’avoua que c’était la première fois qu’elle osait enfin en parler à quelqu’un. Ce secret lui pesait depuis trop d’années. Comme toutes les jeunes filles de son âge, elle aimait se déguiser, jouer la coquette, mais uniquement en privé. Ses parents étaient très sévères quant à sa tenue vestimentaire. Interdiction de maquillage, de tenues sexy, etc… Elle n’avait pas d’amies, juste des camarades de classe, mais jamais personne ne venait chez elle. Elle était très rarement invitée. Un jour de grève des professeurs, elle ose pénétrer le sanctuaire de la chambre de ses parents. Elle visite la penderie de sa mère, essaya quelques robes, ou jupes. Elle s’admirait dans la psyché. Dans le tiroir de la commode, elle découvrit les collants, et une paire de bas.

Elle se déshabilla pour les enfiler. Elle se trouvait très sexy, mis à part ses sous-vêtements de petite fille. Un autre tiroir renfermait les jolis ensembles de sa maman. Bien sûr qu’elle ne l’avait jamais vue avec. Elle en choisit un avec de la dentelle et l’effet sur elle était surprenant. Elle était passée de petite fille à femme fatale. Patrick, son frère, la surprit dans cette tenue. Il avait entendu un bruit et l’avait découverte se mirant dans la glace. Il avait sorti son smartphone et l’avait filmée, porte entrouverte. Puis, il était entré dans la pièce, toujours en filmant et se rapprochait d’elle pour des gros plans. Désespérée d’avoir été prise en flagrant délit, Murielle tenta de se cacher, en vain. Au contraire, elle tomba à la renverse et fila les bas. Il était certain qu’elle allait prendre une bonne engueulade de la part de ses parents et certainement être privée de sortie. Ce qui tombait très mal, vu qu’elle avait été invitée, pour une fois, à l’anniversaire d’une camarade et que les parents avaient accepté.

Complètement déboussolée, elle ne cherchait plus à se cacher et son frangin en profitait. Il l’aida à se relever mais continuait à admirer son corps, ses formes pulpeuses déjà. Profitant de son désarroi, il lui ordonna de tout remettre en place, et donc de se changer. Devant lui. Il avait cessé de filmer, heureusement, mais il scrutait la moindre parcelle de ce corps qu’il convoitait déjà. Humiliée, elle ôta le bel ensemble de lingerie pour remettre ses sous-vêtements. Puis les bas. C’est son frère qui les ramassa, lui confirmant que l’engueulade serait sévère. Il l’obligea à ramasser les vêtements dans la penderie avant de se rhabiller totalement. C’est donc en culotte et soutif qu’elle s’exécuta. Il aurait pu tenter de la caresser, mais il avait une idée en tête. Machiavélique. Elle se rhabilla enfin et ils quittèrent la chambre en vérifiant que tout était conforme. Chacun regagna sa propre chambre. Murielle se préparait mentalement au moment où elle devrait avouer ses bêtises à ses parents. D’ailleurs, si elle ne le faisait pas, elle craignait que ce soit son frère lui-même qui la dénonce. Elle préférait la première option. Ses parents n’étaient jamais d’accord entre eux, toujours à s’engueuler pour un oui, pour un non.

Les seules fois où ils tombaient d’accord, c’était quand il fallait réprimander l’un des enfants. Elle, le plus souvent. Elle en était là dans ses réflexions quand son grand frère vint frapper à sa porte. Il avait toujours ce regard vicieux quand il posait les yeux sur elle. Mais sa voix était douce, et conciliante. Il lui dit qu’il était désolé de l’avoir surprise ainsi, et surtout des conséquences que cela aurait. Il se voulait gentil et proposa une alternative. Elle ne disait rien aux parents, lui non plus bien évidemment, et il se proposait de racheter la même paire de bas détruite dans sa chute. Elle pourrait le rembourser ultérieurement. Il était très convainquant dans le rôle du grand frère protecteur et elle le crut sincère. Ils tombèrent d’accord et il partit acheter le même modèle de bas. Trente minutes après, il remit le sachet en place. Personne n’en saurait rien. À part eux. À cette époque, Patrick travaillait déjà. Les études n’étant pas son point fort, il avait choisi de tout quitter pour bosser et devenir rapidement autonome. Mais il continuait à vivre chez ses parents, faute de trouver un appart à sa convenance.

Quelques jours après l’incident, Murielle prenait une douche en rentrant du lycée. Elle venait de faire deux heures de sport et avait préféré rentrer chez elle directement pour se laver. Les douches collectives, elle préférait éviter, se trouvant grosse, et moche. Les réflexions de certaines filles étaient vraiment vexantes. En quittant le lycée, elle avait eu confirmation du rendez-vous pour l’anniversaire de sa camarade, le samedi suivant. Elle pensait donc surtout à cette soirée en entrant dans la salle de bains et elle oublia de fermer la porte à clé. En plus, vu l’heure, elle se croyait seule à la maison. Elle était nue, et prête à ouvrir l’eau de la douche quand Patrick entra dans la pièce.

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