Soumise (04/14)

C’est quand j’osais finalement planter mon doigt dans son joli petit cul que sa jouissance m’éclata enfin au visage. La première fois que je goûtais à ce plaisir immense. C’était doux, délicat. Je buvais tout ce que je pouvais avaler. Après quelques instants, elle reprit totalement ses esprits et me sourit franchement.

Elle m’aida à me relever et, ensemble, nous avons pris une douche bienfaisante. Prétexte à de nouvelles caresses, de nombreux attouchements. J’étais totalement heureuse en subissant ses gestes tendres. Car c’est principalement elle qui me caressait. Je la lavais, bien sûr, tout comme elle le faisait, mais je n’osais pas prendre trop de libertés.

À part son petit trou, que je trouvais très sensible, très réceptif à mes caresses, je restais sobre. Et soumise à tous ses désirs. Nous nous sommes essuyées ensuite, entourées chacune d’un drap de bains pour aller prendre le petit déjeuner dans la cuisine.

C’est là que Céline nous trouva, papotant comme des amies de longue date. J’avais appris que ses parents étaient portugais et travaillaient tous deux à l’ambassade. Ce qui expliquait leurs absences régulières, de jour comme de nuit. Elle restait alors sous la garde d’une maîtresse de maison qui ne lui laissait que peu de liberté.

Je profitais de cette information pour lui affirmer qu’elle serait toujours la bienvenue chez nous. Je ne pus m’empêcher de baisser les yeux, et la voix, en finissant ma phrase, je n’avais pas réalisé immédiatement tout ce que cela sous-entendait.

Céline ne sembla nullement surprise de nous trouver enroulées dans nos serviettes. Cela supposait tout de même que nous avions pris notre douche ensemble. Sinon, l’une ou l’autre, nous nous serions rhabillées pendant que l’autre se douchait. Je précise, de plus, que c’était la première fois, encore une, que je déjeunais ainsi.

Je voyais immédiatement que ma fille était ravie que je m’entende aussi bien avec sa nouvelle amie. Elle souriait béatement en nous observant. Les deux filles se remirent à parler de leurs professeurs, de leurs camarades. Je les écoutais de manière distraite en vaquant à mes occupations. Comme débarrasser la table.

J’étais tout près d’Océane quand je sentis sa main qui se glissait sous ma serviette. Elle allait oser !!! Malgré la présence de Céline !! J’étais terrifiée à l’idée que nous soyons surprises. Mais j’avais terriblement envie qu’elle continue, qu’elle ose encore plus. Je ne bougeais plus, j’évitais de respirer trop fort. J’étais sur mon petit nuage.

J’étais parfaitement consciente de l’endroit où j’étais et de qui était présent. Je voyais très bien Céline qui parlait, ses lèvres bougeaient, elle me regardait. Semblait attendre une réponse …

« Oui, ma puce ? ».

« Tout va bien, maman ? Je te parlais mais tu semblais ailleurs ».

 » Oui, tout va très bien. J’étais, c’est vrai, perdue dans mes pensées « .

J’avais presque crié le dernier mot. Océane venait d’introduire deux doigts dans ma chatte qui n’attendait que cela. Et elle allait et venait en moi, délicieusement. Céline ne voyait absolument rien, et heureusement. Je n’aurais pas su expliquer pourquoi je me laissais faire ainsi. Un bruit dans la rue lui fit tourner la tête au moment même où je jouissais de nouveau.

Je m’enfuis presqu’en courant de la cuisine pour me réfugier dans ma chambre. Un dernier regard et j’avais vu Océane qui se léchait les doigts, délicatement. Cette image resta gravée dans ma mémoire toute la journée. J’ai entendu les filles monter pour s’habiller. J’étais totalement nue, face à ma porte, attendant que la porte s’ouvre sur Océane.

Mais bien sûr, elle n’entra pas et, peu de temps après, je les entendis redescendre ensemble pour se rendre à leur lycée. Je m’habillais rapidement pour moi aussi partir au travail. Je restais hantée par ce que j’avais fait, ou du moins laisser faire. Et cette dernière image d’Océane !!!

En rentrant chez moi le soir, je montais immédiatement dans la chambre de ma fille pour la trouver seule. J’étais à la fois soulagée de retrouver un peu de sérénité, mais également frustrée que son amie ne soit pas présente. Le combat reprit de plus belle dans mon esprit. Entre le bien et le mal. Entre la raison et la passion.

Le lendemain, la journée commença plutôt mal, après une nuit agitée. Je reprenais un dossier qu’une de mes collègues n’avait pas pu traiter, puisqu’elle partait à la retraite. Quand je dis « dossier », il s’agit bel et bien d’une personne. En l’occurrence, une jeune fille qui semblait maltraitée dans sa famille, avec possibilité de harcèlement sexuel par un membre de la famille proche.

Il me fallait tirer tout cela au clair pour prendre les bonnes décisions. Pour la victime en premier lieu. Je replongeais donc dans ce dossier, oubliant pour la journée mes petits soucis existentiels. J’étais toujours préoccupée par cette jeune fille quand je rentrais chez moi le soir. Je n’allais même pas vérifier si ma fille était rentrée, je la savais dans sa chambre, en train de réviser.

C’est quand elle descendit pour dîner, accompagnée de son amie, que mon esprit arrêta de fonctionner normalement. Océane était là !! Je me reprenais à espérer quelques caresses interdites, que j’aurais acceptées. Me voyant perturbée par mon travail, Céline décida de préparer le repas. Océane resta près de moi mais semblait distante, comme si elle regrettait ce que nous avions fait. Ce qu’elle m’avait fait, plutôt.

Puis, elle aida Céline pour mettre la table et on mangea toutes ensembles. Plusieurs fois je me levais au cours du repas, restant debout près de la jeune fille qui m’ignorait toujours. J’étais à cran et je quémandais ostensiblement des caresses qui ne venaient pas.

Plus tard, devant la télé, Céline était dans son fauteuil, Océane sur le canapé avec moi, mais le plus loin possible qu’elle le pouvait, et elle continuait à m’ignorer totalement. Je devenais complètement folle, presque irascible.

C’était moi, l’adulte, qui faisait des caprices tandis que la jeune fille se comportait décemment, comme une femme. Je bouillonnais intérieurement, attendant toujours un geste qui ne viendrait pas. Pas ce soir. On monta se coucher de bonne heure, les filles dans leur chambre et moi seule dans la mienne.

En passant tout près de moi, au pied de l’escalier, Océane me murmura à l’oreille, sans que Céline ne puisse entendre.

« Cette nuit, tu dors entièrement nue ».

C’était une affirmation, plutôt qu’un ordre, mais cela semblait présager qu’elle viendrait me rejoindre. Je restais plus d’une minute sans pouvoir bouger, au pied de l’escalier. Quand je montais enfin, les filles étaient déjà couchées, certainement.

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