Des chênes centenaires, des frênes, un noyer, des châtaigniers aussi. Et bien d’autres que je n’ai pas notés. Malgré son âge avancé, je voyais bien que, parfois, il ne pouvait s’empêcher de jeter un œil curieux dans mon décolleté. Cela ne me dérangeait pas du tout. Bien au contraire. Je commençais à aimer être désirée. Enviée. Ce n’était pas souvent le cas, dans ma vie de tous les jours. Retour au château, déjeuner avec les convives restants, principalement la famille proche des jeunes mariés. Je revis ce vieil homme avant de partir et j’appris que c’était le grand-père de Johan. Celui-ci s’arrangea pour monter dans la calèche, près de moi, pour le retour vers la gare. Germain et Mireille comprirent que c’était lui qui avait eu le privilège d’être mon premier homme. On va dire, « officiellement ». Mes précédents « fiancés » m’en avaient appris beaucoup sur les relations entre hommes et femmes. Retour dans ma famille. C’est surtout ma mère qui posa beaucoup de questions. Heureusement que Germain était là pour lui répondre. Les enfants étaient eux aussi émerveillés d’avoir dormi dans le château de la « Belle au Bois Dormant », un dessin animé de Walt Disney qu’ils avaient vu à la télévision. Le lendemain, je repris le bus scolaire. Je fus tout de même étonnée des questions de notre chauffeur, Auguste. Lui aussi savait que j’avais passé le week-end entier dans un château. Il est vrai que je vis dans un petit village et que tout le monde est au courant de (presque) tout. Nous étions en Avril et les beaux jours arrivaient. Auguste monta dans le bus, juste derrière moi, comme d’habitude. Il aimait se frotter contre mes fesses. Cette fois, il resta un instant près de mon siège, regard perçant plongé dans mon corsage. Je lui racontais une partie de mon week-end. Ce que je pouvais en dire. Je lui parlais de la calèche, entre la gare et le château. J’appris que, lui aussi, il possédait une calèche, dans une dépendance. Qu’il pourrait la remettre en état et proposer des balades dans les chemins environnants. L’idée était plaisante. Je m’imaginais, princesse, se promenant de par ses propriétés, avec Auguste aux commandes de la calèche. Il était tout près de moi et j’osais poser ma main sur la bosse que formait son pantalon, entre ses cuisses. Dommage pour lui, il était temps de partir. Les autres garçons montaient dans le bus tandis qu’il regagnait sa place derrière le volant.
Une fois qu’elle fut assise près de moi, je dus raconter à Lalie mon week-end féerique. Je lui parlais de la calèche, de Johan. Et de ma première fois avec lui, dans un cadre de conte de fées. Je lui décrivais la chambre qu’il avait aménagée pour nous, avant de m’entraîner dans les couloirs. Je lui parlais du bonheur de se sentir enfin femme, complètement. J’évitais de parler de Mireille et Germain, sauf pour dire que c’était grâce à eux que j’avais vécu ce week-end de rêve. Je ne parlais pas non plus de Carole. Je tenais à garder mes petits secrets. Par contre, je lui parlais de Julien et de Marina, les deux enfants que j’étais chargée de surveiller. Je lui parlais de la douche, prise à trois. Entièrement nue. Elle me confia que, personnellement, elle n’aurait jamais osé. Le vendredi suivant, en rentrant du collège, je passais voir Mr Renaudin. Comme par habitude, j’ôtais ma culotte en arrivant et mon corsage était grand ouvert lorsque je pénétrais dans son bureau. Il fut très heureux d’apprendre que j’étais devenue femme. Mais pour lui, c’était toujours la porte arrière qu’il préférait. Sa femme, par contre, enfila un gode ceinture et me prit de face, tandis que son mari m’enculait. J’ai vraiment adoré servir de jouet à ce couple que je vénérais, que je vénère encore aujourd’hui. J’imagine que cela doit être bien difficile à comprendre pour beaucoup de mes lecteurs, surtout mes lectrices, mais c’est la stricte vérité. Mes autres « fiancés » l’apprirent beaucoup plus tard. Après les vacances scolaires, où je retournais travailler à la supérette, il y eut un second week-end de programmé, à Lyon. Pour Fabienne chez Sabine et pour moi chez ma tante Cécile. Tout se passa merveilleusement bien, comme la première fois. Seul le samedi soir fut différent. Sabine avait tenu à nous inviter à dîner, chez elle.
Pour Fabienne et moi, cela ne posait aucun problème, nous étions redevenues amies. Complices, presque. Je savais qu’elle me cachait certaines choses, survenues durant le premier week-end chez sa tante. Mais moi-même, je ne lui disais pas tout. Heureusement. Pour Cécile, c’était un peu plus difficile à accepter mais, vu que cela me faisait plaisir, elle finit par accepter. Nous sommes même arrivées un tout petit peu en avance, par rapport à l’heure où l’on nous attendait. Mais tout était prêt pour nous recevoir. Sabine était célibataire, mais elle vivait dans son propre appartement, situé tout près du centre-ville. Il avait certainement beaucoup de valeur, plus que celui de Cécile. L’ambiance était plutôt tendue, au début, Cécile avait du mal à se dérider. J’ai bien vu le signe, très discret, que Sabine avait envoyé à Fabienne. Celle-ci se leva pour aller mettre une douce musique d’ambiance. Elle s’approcha de moi et elle m’invita à danser, lentement. Je suivais son pas, elle guidait. Quelques minutes après, elle me suggéra d’inviter sa tante, Sabine, elle en ferait de même avec Cécile. Aussitôt dit, aussitôt fait, je prenais la main de Sabine pour qu’elle nous rejoigne sur la piste. Cécile voulut refuser la main de Fabienne mais, vu que celle-ci insistait lourdement, elle accepta à contrecœur. Quand je les vis nous rejoindre sur la piste aménagée au milieu du salon, je ne m’occupais plus que de Sabine et de ses mains baladeuses. Bizarrement, je n’étais nullement surprise par ses envies. Mes formes voluptueuses attiraient autant les femmes que les hommes. Petite correction, surtout des hommes. Mais je pensais, tout au fond de moi, que beaucoup de femmes devaient avoir des envies qu’elles s’efforcent de cacher le plus souvent possible. Sabine n’était pas de celles-là, ce qu’elle désirait, elle faisait tout pour l’obtenir.