Elle était à la fois honteuse, et surprise que cette pénétration lui procure autant de plaisir. Elle savait évidemment que c’était possible, que d’autres le pratiquaient régulièrement. Elle n’avait jamais osé. Son défunt mari était quelqu’un de tendre et d’attentionné, il n’avait jamais essayé de la forcer. Elle se disait, aujourd’hui, que c’était un peu dommage d’avoir perdu tout ce temps. Françoise était heureuse, comme elle ne l’avait plus été depuis très longtemps. Elle rentra chez elle en fin de soirée. Elle avait pris une décision. Chaque dimanche, quand cela serait possible, elle viendrait chez Nadège passer l’après-midi. Et elle revint très souvent, même une fois en semaine. Cédric n’était pas là, elle en fut déçue. Un peu. Nadège tâcha de lui faire oublier son absence. Mais, on a beau dire, un gode ne remplace pas un vrai sexe bandé. Une idée lumineuse germa dans la tête de Nadège. Françoise était nue, allongée sur son lit. Comme l’avait été Cédric la première fois où elle était venue. Nadège fixa poignets et chevilles aux quatre coins du lit. Elle demanda à Françoise de rester ainsi quelques minutes. Devant son ordinateur portable, Nadège prit contact avec Vincent. Il était disponible pour venir immédiatement. Elle lui demanda d’entrer sans sonner. Quinze minutes après, il était auprès d’elle. Il fut tout de même un peu surpris de trouver Françoise, attachée au lit. Il avait espéré prendre enfin possession de Nadège. Mais elle restait fidèle à ses convictions et elle lui offrait tout de même un merveilleux cadeau. Ce que le mâle ne refusa pas.
Françoise n’ouvrit les yeux que lorsqu’elle entendit une autre voix dans la chambre. Elle regarda, un peu horrifiée, cet homme inconnu qui se déshabillait. Son regard changea du tout au tout lorsqu’il fut entièrement nu. Vincent était un très bel homme et il était surtout bien gâté par la nature. Nadège l’avait déjà vu, en train de se caresser, derrière son écran. Là, elle pouvait le voir en vrai. Et ça changeait tout. Vincent se plaça entre les cuisses ouvertes de Françoise et il la pénétra très lentement. Il voulait profiter de chaque centimètre gagné en elle. Une fois qu’il fut entré au plus profond d’elle, il fit une légère pause. Nadège en profita pour détacher Françoise. Comme Cédric avant lui, c’était bien un regard d’admiration que Vincent portait sur Françoise, totalement nue et offerte. Vincent se mit à aller et venir en elle, en cadence. Il ralentissait le rythme lorsqu’il sentait que sa partenaire était prête à jouir. Puis, il repartait doucement, accélérant le rythme jusqu’à la cavalcade finale. Nadège se doutait bien qu’il était un expert en la matière. Françoise eut deux orgasmes consécutifs, Vincent gardait une forme olympique. Se réservait-il pour Nadège, au cas où elle aussi aurait des envies ? Mais celle-ci lui indiqua que Françoise était également ouverte derrière. Et qu’il pouvait la faire jouir de nouveau en l’enculant. Tous les hommes sont intéressés lorsque l’on parle de faire l’amour. Ils le sont bien plus encore lorsqu’il s’agit de sodomie. Pourquoi ? Seuls des hommes peuvent répondre à cette question. Et Vincent ne dérogeait nullement à cette règle, universelle. Françoise avait pris l’habitude de se faire prendre par derrière avec Cédric. Vincent était beaucoup plus expérimenté et c’est tout juste si elle sentit une légère douleur lorsque son gland força la barrière de ses sphincters. Une fois entré, Vincent la prit doucement au début. Il voulait la faire jouir avant de pouvoir la prendre sauvagement. Et c’est Françoise elle-même qui lui demanda d’accélérer la cadence. Il devint alors comme fou, tout en respectant la demande de sa partenaire.
Après une très longue cavalcade, il se répandit enfin dans les reins de la boulangère. Les deux partenaires se reposèrent durant de longues minutes après leurs ébats. Vincent était le plus heureux des hommes à ce moment précis. Il avait formé, il avait aidé Nadège à devenir la Maîtresse qu’elle était aujourd’hui. En récompense, elle lui avait offert non pas son corps, comme il l’espérait au début, mais celui de ses soumises. Sandrine d’abord, puis Françoise maintenant. Il avait compris que Cédric gardait une place prépondérante dans son cœur et qu’il devrait se contenter de son amitié. Cédric revint le week-end suivant et il retrouva sa femme, sa Maîtresse, plus épanouie que jamais. Quelques semaines plus tard, un événement devait changer leur vie à tous les deux. Surtout chez Cédric, mais dans un couple aussi complice que le leur, ce qui arrive à l’un n’est pas sans conséquence pour l’autre. C’était un soir, une réunion habituelle entre les mâles de la famille. Le père et les deux fils se retrouvaient régulièrement devant un match de foot, ou bien de rugby. Mais cette soirée fut toute spéciale. Pour tous.
Tout se déroulait comme les fois précédentes. Sauf que Patrick, le père se trouva dépourvu devant une panne sexuelle. Cela ne lui était jamais arrivé, précédemment. Béatrice avait beau tenter de le sucer, rien n’y faisait. Il fallait se résoudre à abandonner. Il bandait mou et il était incapable d’honorer son épouse. C’était un véritable déchirement pour lui, habitué à donner des ordres. Et, en plus devant témoins. Mais, pour la première fois, Béatrice n’était pas d’accord. Elle ôta sa robe et ses sous-vêtements. Elle était nue devant ses fils. Simon bandait déjà comme un âne. Elle lui fit signe de se lever et il se retrouva plaqué contre son ventre. Il était légèrement plus grand qu’elle, elle dut se lever sur la pointe des pieds pour que son gland soit parfaitement aligné. Elle se laissa redescendre lentement, le sexe de Simon était en elle. Elle se tourna aussitôt vers Cédric pour lui demander de s’approcher. Elle dut baisser elle-même le pantalon de son fils cadet. Sa queue était tout aussi bandée que celle de Simon. Elle le guida vers ses entrailles et il la pénétra doucement. Elle était habituée à plus de violence. Cette façon de faire lui convenait tout autant. Et surtout, c’était la première fois avec deux hommes. Un devant, l’autre derrière. Simon la maintenait par les fesses. Cédric la tenait par les seins. Et c’est en cadence qu’ils entreprirent de baiser cette femme qui leur offrait son corps. Ils finirent par jouir simultanément en elle, déclenchant une véritable tornade dans son ventre. Un orgasme phénoménal qui l’emporta très loin dans le ciel. Les deux hommes venaient de propulser leur mère dans un océan de volupté, ce que leur père n’avait jamais vraiment réussi. C’était un peu comme une passation de pouvoir.
L’auteur n’a pas encore décidé s’il y aura une suite à cette histoire. Le mariage, tel que l’on connut nos parents, nos grands-parents, et leurs ancêtres avant eux, a bien changé. La femme n’est plus soumise aux ordres de son époux, comme au siècle dernier et au Moyen âge. Le renouveau avait commencé par un équilibre des droits, entre les deux époux. Cédric était allé encore plus loin, en cédant tous ses droits à celle qu’il aimait par-dessus tout. Sa femme. Sa Maîtresse, désormais.
Nadège.