Puis, Melody me parla de cette nuit, où je l’avais vue avec les deux jeunes filles. Elle savait bien évidemment que Clara dormait à la maison, ce soir-là. Elle était allée se coucher avec la certitude de passer une bonne nuit, seule. Il faisait déjà très chaud, cette nuit-là et elle dormait juste avec une culotte, sans les draps. Elle était déjà très excitée lorsque la petite bouche vorace de Flora a fini par la réveiller. Melody lui a juste murmuré de retourner dans sa chambre, que Clara allait s’inquiéter si elle se réveillait, seule dans le lit. C’est à ce moment-là que Clara lui chuchota.
« Mais je suis là, Madame. »
Juste avant de plonger sur son sein le plus proche. Depuis plusieurs mois que Clara venait chez nous, Melody tentait vainement de lui faire oublier le « Madame » et de l’appeler par son prénom, comme tout le monde. Par réflexe, encore une fois, elle dit.
« Pas Madame … »
Mais la bouche sur son sein était très efficace. Sa petite main vint prendre possession de l’autre téton qui attendait le même traitement. Et la bouche de Flora entre ses cuisses ! S’en était trop pour Melody. Elle était entre deux sommeils, réveillée mais toujours un peu endormie. L’action cumulée des deux petites l’a précipitée dans un orgasme grand format. Impossible de réagir, d’empêcher les deux complices de faire ce qu’elles avaient décidé. La faire jouir intensément. Flora remonta lentement vers le sein disponible. Clara se plaça alors entre les cuisses de la femme. Pour y récolter sa sève. C’était la première fois pour la jeune fille. Jamais elle n’avait eu envie de le faire avec Nadine. Sans doute était-ce parce qu’elle était sa mère. Avec moi, non plus. C’était toujours ma petite sœur qui finissait de me nettoyer. Elle savait, par Flora, que c’était délicieux. Mais c’était la première fois qu’elle fut tentée. Elle était très heureuse de l’avoir fait. Melody s’était repositionnée au milieu de son lit. Il y avait donc la place pour chacune des coquines de chaque côté d’elle. C’était dans cette position que je les avais laissées finir leur nuit. Melody était toute rouge après m’avoir avoué tout ça. Juste après, je lui fis comprendre que je ne lui en voulais surtout pas. Je devais parler, dire quelque chose.
« Maman. Je comprends parfaitement pour Flora. Vous vous sentiez seules, et abandonnées de tous. Mais Clara ! Tout de même. »
C’était extrêmement rare lorsque je l’appelais « Maman ». Elle a bien compris que ce qui me gênait, c’était surtout que Clara puisse se permettre certaines choses, et qu’elle se laisse faire. Je l’ai sentie un peu troublée par ce que je venais de dire. Mais était-ce les dires, ou bien le souvenir de ce moment-là qui la troublait le plus. Puisque nous étions dans les confidences, je profitais de cette occasion pour lui poser une question qui me chagrinait depuis quelques temps.
« J’ai une question encore. Robert ? Il y a déjà eu quelque chose entre vous ?
Ma question a semblé la surprendre. J’ai vu son visage se transformer, suivant les interrogations qui lui venaient à l’esprit. Elle avait toujours été prudente, alors, comment pouvais-je poser pareille question ? Robert aurait-il trop parlé ? Et ensuite, devait-elle me répondre ? Et dire la vérité ? Quelles en seraient les conséquences ? J’ai compris tout ce qui passait dans son esprit avant même qu’elle ne me réponde enfin.
« Je ne sais pas vraiment comment tu l’as su, mais oui, nous avons eu une aventure, lui et moi. C’était il y a quelques temps déjà et c’est fini depuis. Je n’en suis pas très fière mais je dois tout te dire. Avec Gilles, nous avons eu une période un peu difficile. Je n’en dirais pas plus sur ce sujet. Le problème, c’est que c’était au moment où la responsable du rayon où je travaillais allait prendre sa retraite. Et que son remplaçant serait choisi. Celui qui la secondait depuis quelques années avait toutes les chances d’obtenir la place. Mais il ne fallait surtout pas qu’il l’obtienne. À plusieurs reprises déjà, il avait essayé d’avoir des rapports avec moi, ce que j’avais toujours refusé. S’il devenait mon responsable, ce serait pire et j’aurais pu perdre ma place, si je ne respectais pas ses envies. Je me sentais un peu coincée et je n’avais personne pour m’aider vraiment. Seule Océane essaya de me réconforter. Et Robert. Lui seul avait le pouvoir de faire basculer la balance en la faveur. Quitte à coucher, et tromper mon mari, je préférais que ce soit avec quelqu’un que j’aurais choisi. Et qui pourrait faire avancer ma carrière. Et tant pis pour l’autre. Je suis allée voir Robert pour lui mettre le marché en main. Il n’était pas vraiment sûr que je tiendrais mes promesses. Mais il a pris le risque de défendre ma candidature auprès de la direction. Et il a obtenu gain de cause, puisque je suis à la place que j’avais demandée. L’autre candidat a simplement demandé sa mutation dans un autre magasin du groupe et il a eu, lui aussi, un poste de responsable, mais ailleurs. Je ne regrette nullement ce que j’ai fait pour avoir mon poste. Et Robert est un amant formidable. Il venait beaucoup plus souvent à la maison. Même si Gilles était présent. Je n’ai pas senti le danger mais d’autres, oui. Océane, tout d’abord, qui a toujours été au courant de tout ce que je faisais, et pourquoi je le faisais. Gilles, lui-même, a commencé à voir le danger, Robert se comportait presque comme le patron chez nous. Plutôt que s’énerver, il a repris tranquillement sa place auprès de moi. Et dans mon cœur. J’ai cessé toute relation avec Robert mais je me doute qu’il serait prêt à reprendre à chaque instant, si je le lui demandais. »
Melody laissa un long moment de silence après cet aveu. Puis, …
« Ma chérie. Peux-tu me dire comment … ? Comment tu as deviné tout ça ? Ta question n’était pas du tout innocente. «