Je les entendais discuter derrière le rideau fermé. Aurore conseillait mon amie, sans savoir que nous étions venues ensemble. La cliente avait un peu repris ses esprits et tentait de se rhabiller. Je l’aidais à remonter sa culotte et son soutien-gorge. Elle voulait remettre ses vêtements, sans avoir essayé ceux pour lesquels elle était entrée dans la cabine. Je lui fis remarquer et, docilement, elle me laissa lui passer une robe fleurie, qui lui allait à merveille. J’en profitais évidemment pour la caresser dès que possible, comme l’aurait certainement fait Aurore. Je la complimentais pour son choix, lui faisant remarquer à quel point elle était désirable ainsi vêtue. À sa demande, non verbale, je l’aidais à se changer et à remettre sa tenue. Je l’embrassais à pleine bouche juste avant de vouloir la quitter. Elle me retint par le bras, hésitante.
« On pourra se … Se revoir ? »
Je sortais mon téléphone et je lui laissais noter son prénom et un numéro où je pourrais la joindre. Elle se nommait Josiane, ma belle inconnue. Elle partit de son côté, vers les caisses, je rejoignais Marie-Rose qui me fit signe d’approcher. Aurore ne m’avait pas vue arriver dans son dos et, l’une comme l’autre furent surprises lorsque je pris la poitrine de la vendeuse entre mes mains. Avait-elle reconnu mon parfum ? Elle tourna sa bouche vers moi et m’embrassa tendrement, oubliant que Marie-Rose nous regardait. Espérait-elle une intervention de cette nouvelle cliente ? Sans nul doute. Aurore avait fermé les yeux et ne vit donc pas que j’invitais Marie-Rose à nous rejoindre. Elle se colla à la jeune vendeuse et glissa une main habile sous sa robe. Elle trouva un string trempé de ses effluves. La jeune femme retrouvait des sensations oubliées, lorsqu’on venait la voir, Clothilde et moi. L’une devant, l’autre derrière. Ce que j’ignorais encore à ce moment-là, c’était que nous étions épiées par des caméras de surveillance et par les opérateurs qui les géraient. Comme tout commerce, celui-ci était équipé d’un système de caméras de surveillance, hormis dans les cabines d’essayage. Mais deux caméras, placées judicieusement, surveillaient les entrées et sorties de ces mêmes cabines. Tout ça, je l’ai appris un peu plus tard. Marie-Rose avait passé sa tête sous la robe de la jeune vendeuse et la fit jouir intensément sous sa langue experte.
Quand elle se releva, je l’embrassais à mon tour avant de la présenter à Aurore. Marie-Rose se dirigea vers les cabines d’essayage pour passer les vêtements qu’elle avait choisis. Nous étions absolument seules dans le rayon et elle ne referma pas le rideau. Aurore réagit presqu’aussitôt en me poussant légèrement. Quand, d’un signe, je lui demandais pourquoi, elle me désigna un angle du mur où, en y regardant attentivement, on pouvait deviner la présence d’une caméra. Je fis semblant de m’intéresser aux vêtements exposés et j’en repérais deux autres, habilement disposées. C’est à ce moment-là que je compris que notre petite exhibition avait pu être observée, voire même enregistrée. Je me suis approchée de la vendeuse, un top à la main, mais la question que je lui posais n’avait aucun rapport avec ce vêtement.
« Vu combien tu es coquine, j’aimerais te poser une question. Un peu indiscrète. Si celle-ci te gêne, tu me le dis immédiatement et on n’en reparlera plus, c’est d’accord ? »
« Voilà. Je suis en train d’organiser une soirée libertine. Et je cherche deux coquines qui pourraient me seconder. J’aimerais que tu sois l’une d’entre elles. Et, si tu en connaissais une autre, ce serait parfait. Cela ne se passera pas trop près d’Angers, donc peu de chance de retrouver des clients, ou clientes. Les deux coquines auront un rôle important à jouer, comme dans un spectacle. Et elles pourront participer, si elles le souhaitent. Tu en penses quoi ? »
Les yeux d’Aurore venaient de s’illuminer d’une lueur jusqu’alors inconnue. Oui, c’était évident qu’elle était vivement intéressée. Et elle avait aussi trouvé sa partenaire. Elle m’apprit qu’elle avait une sœur jumelle, qu’elles se ressemblaient comme deux gouttes d’eau et qu’elles étaient aussi coquines l’une que l’autre. Je lui aurais sauté dans les bras si je n’avais pas su pour les caméras. Je lui laissais mon numéro de téléphone, l’invitant à venir chez moi le soir même, avec sa jumelle. Je lui demandais simplement d’apporter un déshabillé pour chacune, noir de préférence. Ce serait l’unique vêtement qu’elles porteraient si elles acceptaient de participer à cette soirée libertine. Je la libérais afin qu’elle aille s’occuper de sa cliente. Elle referma le rideau derrière elle. Je continuais mon tour des rayons lorsque je j’aperçus une femme en uniforme qui s’approchait de moi. Elle n’était pas armée mais portait tout de même un teaser à la ceinture et une longue matraque. Elle me guida jusqu’à une porte dérobée, parfaitement invisible au public.
Dans ce long couloir tout gris, nous étions seules. Très peu de luminosité, mais je voyais les flammes dans ses yeux. Je savais ce qu’elle voulait et j’étais moi aussi demandeuse. Je voyais ses lèvres bouger mais je gardais mes yeux plongés dans son regard. J’entendais les mots qui sortaient de sa bouche mais dans ses yeux, je lisais le désir qu’elle avait de moi. J’ai compris les mots « voleuse », « fouille ». Mais tout ce qu’elle voulait, c’était me toucher, me palper, sans que j’esquisse la moindre résistance. Je levais les mains bien haut lorsqu’elle me le demanda. J’étais à sa merci. Elle me fixait droit dans les yeux en commençant sa palpation. Bras, épaules, dos. Arrivée sur mes fesses, elle y resta un peu plus longtemps que nécessaire. Elle était en train de me peloter allègrement et j’adorais ça. Elle me fixait toujours mais c’est elle qui, la première, baissa les yeux. Ses mains étaient désormais sur mon ventre et remontaient vers ma poitrine. J’avais envie de prendre ses poignets pour forcer ses mains à venir plus vite prendre possession de mes seins. Mais je m’abstenais, préférant rester dans le jeu qu’elle avait institué. Elle prit une profonde inspiration au moment suprême. Elle jouait avec mes tétons, imaginant déjà la suite. Son regard fixait ses mains, accrochées à mes seins. Puis, elle se ressaisit, s’agenouilla devant moi pour finir le travail qu’elle avait commencé. Mes mollets et mes cuisses étaient nus, je ne pouvais évidemment rien caché ici.