Mirabelle, la suite (01/20)

Retour au collège pour moi en ce lundi matin, Flora aussi mais dans un autre établissement scolaire. Ma nuit avait été remplie d’images de femmes voluptueuses. Mais c’était surtout le visage de Viviane que je voyais tout près du mien. Viviane m’embrassant. Viviane en train de me téter amoureusement. Viviane, sa tête entre mes cuisses. J’avais, comme d’habitude, retrouvé Dany devant les grilles du collège, son lycée étant attenant à mon collège. Nous étions tranquillement en train de discuter lorsque Mirabelle arriva et elle pénétra dans l’enceinte du lycée. Elle n’avait pas manqué de nous adresser un large sourire. Auquel j’ai répondu d’un signe de la main. Je repensais alors au rendez-vous que j’avais pris avec elle, dans deux jours, chez elle. Un dernier check de la main entre Dany et moi et nous avons pris des directions opposées. J’avais retrouvé mes camarades de classe, filles et garçons. Durant le premier cours, Histoire – Géographie, j’étais assise au fond de la classe. Seule. Je me suis mise à observer chacune des filles de la salle en me demandant si elles avaient déjà eu une relation avec une femme, ou avec un homme. Cela ne se voyait évidemment pas sur leur visage, mais certaines attitudes pouvaient être très révélatrices. Puis, je me posais la question. Laquelle choisirais-je pour une relation plus qu’intime ? Bien sûr que je n’attendais pas vraiment une réponse mais j’avais déjà fait un premier tri. Celles avec qui cela serait possible, à condition qu’elles le veuillent, et d’autres que j’écartais définitivement. Durant le cours suivant, Mathématiques, j’étais assise devant et très attentive à ce que disait notre professeur.

Il n’était plus très jeune, mais encore très attirant pour son âge. La quarantaine environ, je dirais. Il me faisait un peu penser à Tonton Robert, qui n’avait aucun lien de parenté avec nous. C’était Flora qui, un jour, l’avait appelé ainsi et c’était resté comme une évidence. En écoutant notre professeur, c’était à Tonton Robert que je pensais. Je n’avais évidemment pas pu ignorer les regards insistants qu’il posait sur moi, sur mon corps. Sur ma poitrine principalement. Ce n’était pas exactement celui d’un parent, et cela me troublait, parfois, sans que je puisse dire pourquoi. Melody, ma mère, il la regardait aussi avec un regard plein d’envie. Mais c’était comme s’il avait déjà eu des relations intimes avec elle et qu’il espérait que cela recommence. Ou bien que cela continue ? Flora, il ne la regardait pas, puisqu’elle était presque toujours assise sur ses cuisses. Pourtant, la semaine dernière, lorsqu’il était venu à la maison, j’ai bien cru voir son regard chavirer, alors que Flora dansait gentiment sur ses cuisses. En revenant sur mon professeur, j’imaginais une relation entre lui et moi. Puis, je pensais à Dany. J’avais choisi, ce serait lui mon premier. Tant pis pour les autres. Nous avions deux heures de Français ensuite et je profitais de ce cours pour m’imaginer entre les bras d’un des garçons de ma classe. Ils n’étaient pas nombreux et, comme avec mes camarades féminines, j’ai fait un tri. Ceux avec qui cela serait possible. Et les autres. Sans pour autant que cela soit définitif. Durant ce cours, j’observais aussi Madame Huguet, notre professeur. C’était une femme d’un certain âge, très enveloppée, avec une poitrine incroyablement imposante.

Après son visage poupin, c’était son immense poitrine qui vous sautait aux yeux, puis son corps de femme ronde et mâture. Comme la plupart de nos professeurs, elle était mariée et mère de famille. Son mari exerçait lui aussi dans le même collège, en Histoire-Géographie. Je l’avais déjà eu comme professeur l’année précédente. Je n’imaginais rien de spécial avec cette femme, sachant pertinemment que c’était pratiquement impossible. Mais, par jeu, je m’imaginais plonger un instant entre ses gros seins voluptueux. Je dis « un instant », mais j’aurais bien aimé qu’il ne s’arrête jamais. Enfin, je crois. Sachant que c’était pratiquement impossible, je repensais alors à Mirabelle. La jolie Mirabelle. Avec elle, cela serait possible et je le savais.   J’attendais même impatiemment la journée de mercredi que j’allais passer auprès d’elle. Pour faire remonter mes notes, en Français. Et bien plus, je l’espérais. La cloche sonna la fin des cours de la matinée et je rejoignais Dany pour aller manger au restaurant scolaire. Nous avions l’habitude de déjeuner ensemble et, comme souvent, des garçons de sa classe nous rejoignaient. Je ne l’avais jamais remarqué avant mais leurs regards, à tous, étaient souvent portés sur mon imposante poitrine. Je ne craignais rien, j’étais assise auprès de Dany. Leur avait-il dit qu’il avait pu jouer avec mes gros seins ? Et plus encore, puisque je sentais encore parfois sa langue sur mon intimité ? Je n’avais pas la réponse et tout cela n’était pas vraiment grave. J’avais aperçu Flora et son amie Clara qui venaient déjeuner elles aussi dans ce complexe. Les deux filles, mais surtout Clara, avaient, elles aussi, posé leurs yeux sur mes formes que je ne pouvais pas cacher. À la fin du repas, je sortais, toujours entourée par Dany et ses potes. J’ai bien vu que Clara avait envie de s’approcher, de me saluer peut-être, mais Flora l’a attirée dans une autre direction.

Ma petite sœur semblait m’en vouloir de l’avoir abandonnée tout un week-end. Nous avions parfois des moments de tension entre nous. Mais ce n’était jamais très grave et cela ne durait pas très longtemps. Son attitude me chagrina un peu et j’avais hâte de rentrer à la maison, le soir-même, pour lui demander pardon de l’avoir laissée seule tout un week-end, avec Melody. Gilles n’était pas rentré du week-end, lui non plus et il nous appela ce lundi soir pour prévenir que son absence allait durer encore un peu. J’avais bien essayé de me réconcilier avec ma petite sœur mais elle était têtue, et butée. Melody m’a fait gentiment comprendre qu’il fallait que je la laisse revenir d’elle-même vers moi. Une complicité toute nouvelle semblait s’être instaurée entre Melody et Flora. Je n’étais nullement jalouse de cela, et je trouvais même ça très bien.

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