Cédric venait la voir, parfois, essayant de deviner ce qu’elle portait sous sa jupe. Sous son corsage. Il ignorait évidemment ce qu’elle avait prévu pour lui, pour eux deux. Et surtout, quand. Il devait se montrer patient. Et attentionné. Et il le fut. Cédric connaissait Nadège depuis déjà suffisamment longtemps pour comprendre que, elle aussi, elle attendait impatiemment le moment où ils passeraient à l’action. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle attendait encore, même après avoir mangé tous les deux dans la cuisine. Elle voulut impérativement faire la vaisselle et ranger sa maison avant. Mais avant quoi. Cédric connaissait bien sa femme, enfin, disons qu’il croyait bien la connaître. Il n’avait pas encore compris à quel point elle avait changé, combien elle avait évolué. Sur sa demande à lui. Il la voyait toujours telle qu’il l’avait connue, il y a de longues années. Elle avait un peu changé depuis cinq ans qu’ils étaient mariés. Mais Cédric ne pouvait pas imaginer ce qu’elle avait prévu pour ce samedi spécial. Il savait simplement que ce serait grandiose car, tout ce que faisait Nadège, c’était toujours parfaitement organisé, planifié dans le moindre détail. Ça, il en était certain. Il était presque 13 heures lorsque, enfin, elle lui demanda de rejoindre la chambre à coucher et de se déshabiller. Seul.
Comme un grand garçon. Il obéit immédiatement, parce qu’il attendait ce moment avec impatience mais surtout parce que le ton que Nadège avait employé était autoritaire. Il fit exactement ce qu’elle lui avait ordonné. Il rangea proprement ses vêtements sur une chaise et il attendit qu’elle arrive à son tour dans la chambre. Dans sa précipitation pour se mettre en tenue, Cédric n’avait pas vraiment regardé ce qui avait changé sur leur lit. Nadège arriva enfin, telle qu’elle était vêtue la veille au soir, lors de son retour. Body dentelle, bas noirs autofixants et une paire de cuissardes pour sublimer le tout. Dans ses mains, une branche d’osier, cueillie récemment dans le jardin. Cédric avait bien sûr déjà vu, dans certains films pour adultes, des femmes Maîtresses, des dominatrices. Il voyait Nadège comme l’une d’elles, désormais. Comme elle le lui avait demandé, il s’était déshabillé. Presque entièrement. Il n’avait gardé que son slip. Ce qui n’était pas du goût de sa nouvelle Maîtresse.
« Je t’avais dit « À poil ». Pas à moitié. »
Elle avait presque crié l’ordre et il s’exécuta immédiatement, tête basse. Il ne devait surtout pas la décevoir, la contrarier. Pas maintenant. Pas encore. Il voulait surtout savoir ce qu’elle avait prévu pour l’après-midi, et pour la soirée. Il ôta son dernier vêtement et le déposa avec le reste de ses habits. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il aperçut le lit conjugal. Des menottes étaient attachées à chaque coin du lit, bien visibles. Et un masque de nuit reposait sur l’un des oreillers. Il frissonna en pensant que, peut-être, il pourrait attacher sa femme aux menottes et profiter d’elle comme il en avait envie. C’était bien un fantasme d’homme, une femme consentante et incapable de se défendre. Pas une seule seconde, il lui était venu à l’idée que ce serait lui qui serait attaché, et Nadège qui l’utiliserait pour son unique plaisir à elle. Quand Nadège était entrée dans la chambre, Cédric avait immédiatement réagi. Son membre s’était largement développé sous le coton de son slip. L’ordre de Nadège l’avait fait complètement débander. Sa queue pendait lamentablement le long de sa cuisse. Il fut évidemment très surpris lorsqu’elle lui ordonna de se coucher sur le lit, pieds et bras écartés. Elle fit le tour du lit pour fixer ses poignets et ses chevilles aux menottes. Une fois attaché, elle s’approcha plus près de lui et lui glissa le masque sur les yeux. Il était entièrement nu, à sa disposition et aveugle de surcroît. Elle pouvait désormais faire ce qu’elle voulait, sans qu’il ne puisse se défendre. Situation nouvelle. Excitation nouvelle aussi. Son sexe recommença à frémir lentement, à grossir et prendre de l’ampleur. Cédric avait demandé à sa femme de changer, et elle l’avait fait. Il n’avait jamais pu exprimer véritablement ce qu’il attendait d’elle, au final. Mais elle avait tout deviné. Sa position de soumis, il en avait rêvé, secrètement, sans jamais pouvoir l’exprimer avec des mots.
Il avait vu son père, le seul exemple à sa portée, dominateur et mâle alpha de la famille. Son frère avait, semble-t-il, suivi le même chemin, tout tracé. Il avait lui-même essayé, mais il n’avait pas les mêmes envies de domination que son père, que son frère. Désormais, il avait trouvé sa voie. Nadège avait trouvé, toute seule. Et il allait enfin vivre sa première séance de soumission totale. Son sexe était désormais fièrement dressé, raide comme la justice. Nadège avait évidemment parfaitement vu que son mari se complaisait dans cet acte de soumission. Et que cela le faisait bander à mort, sans que personne ne le touche. Elle comprenait ce qu’il ressentait, un peu comme elle quand elle était en communication avec Vincent. Elle promena la pointe de sa baguette d’osier sur les tétons durcis de Cédric. Il était vraiment très excité. Elle se déplaça légèrement, la baguette aussi. Sur son ventre. Très près de sa queue. Elle était maintenant au pied du lit et la pointe de la baguette se frotta à l’anus qu’elle pouvait presque apercevoir. Cédric trembla de tous ses membres. Jamais Il n’avait imaginé d’être un jour sodomisé par sa femme. Rien que l’idée l’horrifiait. Et pourtant, il bandait encore plus fort. C’était ahurissant. Terriblement érotique. Cédric soumis. Cédric ligoté. Cédric sodomisé. Et quoi ensuite ? Habillé en femme ? Servir aveuglément sa femme, et toutes les personnes qu’elle lui désignera ? Oui, pourquoi pas. Tout ça et peut-être même encore plus. Il était prêt. La pointe de la baguette frappa gentiment l’intérieur de ses cuisses. Qu’il ouvrit le plus possible. Elle caressa les bourses pleines, remonta le long de ce mât de misaine, fièrement dressé avant la tempête. Cédric était prêt à tout subir. Du moment que c’était Nadège qui officiait. La sonnette de la porte d’entrée retentit. Il frissonna encore plus fortement. Quel hurluberlu pouvait venir les déranger en pareille situation ! Qui pouvait oser ?