Amélie 2 (09/16)

Un sourire complice sur ses lèvres de coquine. Après ma douche, je suis descendue rejoindre Corinne, toujours dans la cuisine. Ce matin-là, elle portait une robe légère, blanche, courte et presque transparente. Tout en buvant mon café, je lui fis remarquer que je voyais sa culotte, verte, sous sa robe. Elle se retourna, étonnée, jamais personne ne lui avait dit que cette robe laissait entrevoir ses sous-vêtements. Elle rougissait légèrement en me disant cela, tirant sur sa robe vers le bas, comme si cela pouvait changer quelque chose. Pour la dérider, j’ajoutais que comme ça, on savait bien qu’elle en portait une. Lol.

Elle sourit de ma blague et se retourna devant son évier. Je m’approchais d’elle, soulevais sa robe très haut derrière pour admirer son joli cul et je lui dis :

–« Très jolie culotte, d’ailleurs »

Les mains dans l’eau de vaisselle, elle me supplia du regard de rabaisser sa robe, ce que je fis évidemment. Je lui donnais un coup de main pour ranger la vaisselle, commençant à connaitre la place de chaque chose et elle me demanda si je souhaitais l’accompagner au marché. J’acceptais avec joie, surtout que je devais passer à la gare, toute proche, pour prendre des renseignements, concernant la location de véhicules. Elle voulut changer de robe avant de sortir mais je lui assurais qu’elle était très jolie dans sa robe blanche et que personne ne pourrait dire le contraire. Elle sembla convaincue par mes arguments et elle sortit la voiture du garage.

Sa robe courte remontait très haut sur ses cuisses, me laissant presque entrevoir son entrejambe, mais je me gardais bien de le lui dire, préférant profiter du spectacle. Une fois garée, elle m’accompagna à la gare et attendit que je ressorte avec mes informations. Tout en nous dirigeant vers le marché, je lui expliquais que je devais louer une voiture pour aller à Angers, y retrouver Jenny, une amie de Mariya, afin de vider et nettoyer l’appartement avant de le libérer. Jenny avait un double des clés, tout comme Mariya avait un double de l’appartement de Jenny. Elle était en contact avec la grande sœur de son amie, Olga, celle-là même qui l’avait prévenue de son décès, et personne de la famille ne viendrait en France, et ne souhaitait récupérer quoi que ce soit. Juste le solde de son compte bancaire qui revenait de droit à ses parents.

Une fois sur le marché, Corinne se dirigea de suite vers un maraîcher qu’elle semblait bien connaitre, tandis que je m’attardais devant un étal de bijoux fantaisie. En me retournant pour la rejoindre, je l’aperçus, en plein soleil, jambes légèrement écartées, et sa robe blanche semblait vraiment invisible, tellement ses formes étaient appétissantes. Je me rapprochais d’elle et décidais de rester tout près, afin d’éviter que d’autres ne profitent de ce spectacle. Nous sommes allées de stand en stand et, à chaque fois, on lui demandait si j’étais sa grande fille. Elle souriait en expliquant que j’étais juste une amie de sa fille, mais semblait très flattée que l’on me prenne pour sa propre fille. Elle prenait cela pour un compliment car, elle me le dira très souvent plus tard, elle me trouvait très jolie.

Un peu plus loin, Corinne a été interpellée par une de ces amies qui choisissait une araignée de mer. Nous nous sommes approchées d’elle et elle nous a présentées. Helen est une belle femme, pas encore 40 ans, très démonstrative. Elle prit Corinne dans ses bras, puis ce fut mon tour. Agréable sensation de chaleur dégagée par cette femme. Nous nous sommes attablées à la terrasse d’un café tout proche et avons commencé à discuter pour mieux nous connaitre.

Helen est une anglaise, née à Leeds, et n’a rien du caractère introverti habituel des anglais que j’ai pu rencontrer. Elle est arrivée en France, il y a quelques années, afin de rencontrer son mari, Jacky. C’est un ami de travail de Francis et ils ont eu la chance de se trouver par le biais d’une agence de rencontres. Elle a décidé de l’épouser, lui et la France, et sa plus grande difficulté a été d’apprendre le Français, la langue. Les anglais, pour la grande majorité, ne font pas l’effort d’apprendre d’autres langues que la leur car c’est la langue reconnue pour le commerce international et une langue parlée partout dans le monde. S’intégrer dans un nouveau pays et y apprendre la langue devient alors plus difficile.

Heureusement, il existe des associations qui aident à l’apprentissage de la langue et Corinne a été une des professeurs d’Helen. Il leur en est resté une grande complicité. Elle se débrouille très bien d’ailleurs maintenant avec le français, très peu de fautes et l’accent a presque disparu. Quand j’ai commencé à lui poser des questions dans sa langue maternelle, j’ai vu son visage s’illuminer. Elle prenait mes mains dans les siennes pour me répondre et, pendant dix minutes, nous avons totalement ignoré Corinne qui, elle, ne comprenait rien. Enfin, elle a payé les consommations et Corinne l’a invitée à venir la voir plus souvent. D’ailleurs, pourquoi pas venir dîner avec son mari ce samedi soir ?

Ravie de l’invitation, elle promit de la rappeler pour confirmer. Nous avons continué notre route et retour à la maison pour préparer le repas. Je l’aidais à éplucher les légumes, pour la salade d’été. Francis rentra un peu plus tôt ce jour-là et passa par la cuisine pour dire qu’il s’enfermait dans son bureau jusqu’au repas. Cela voulait dire : « Surtout ne pas déranger, sous aucun prétexte ». Par contre, pas un mot gentil pour sa femme, ou sa tenue. J’avais déjà remarqué qu’il avait tendance à la considérer comme un meuble dans sa maison. Les filles faisaient la même chose avant que je ne vienne la première fois, mais elles ont beaucoup changé depuis. Je le fis remarquer à Corinne qui me répondit qu’elle en avait pris l’habitude et que cela ne la dérangeait pas trop. Je sentis pourtant une pointe de tristesse quand elle me dit cela. Je la pris par la taille et lui soufflais dans l’oreille qu’elle était vraiment très belle.

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