JACINTA (02/04)

Inutile de se rapprocher pour comprendre où j’étais, et ce que ces filles faisaient là. Malgré la distance, je repérais deux garçons aussi, parmi toutes ces filles. Et Jacinta monta dans une voiture à son tour. J’étais sous le choc mais je refusais de la juger. Je descendais cet escalier à la rencontre de mon amie qui sortirait très vite de la voiture. J’avais remarqué que cela ne durait pas longtemps et les filles revenaient prendre leur place dans l’attente d’un futur client. Jacinta arriva, les yeux baissés et elle rougit lorsqu’elle m’aperçût.

Je m’approchais d’elle d’un pas décidé.

« Suis-moi, tout de suite. Et pas un mot. Compris ? »

Elle allait répondre quand elle se ravisa pour me faire un signe de tête. Elle commença à grimper les escaliers, et moi derrière elle. Elle portait une minijupe et un top à bretelles. Des traces suspectes coulaient entre ses cuisses. Elle faisait ça sans protection en plus.

« Arrête-toi. Ne bouge pas ».

Elle stoppa net et resta inerte. Je sortais un mouchoir en papier de mon sac et lui essuyais ce qui coulait le long de ses cuisses. Je remontais jusqu’à sa culotte qui était trempée elle aussi. J’écartais le tissu pour essuyer le maximum de substance avant de jeter le mouchoir dans une poubelle toute proche. Arrivées en haut de l’escalier, je la pris par le bras pour nous diriger vers la station de taxis. Elle suivait le mouvement, comme un robot.

Elle devait s’imaginer les pires scénarios, sa cousine mise au courant de ses turpitudes, la perte de son logement, et son avenir qui s’obscurcissait. Et sa famille qui la reniait. Le taxi, l’hôtel, la chambre, tout lui était indifférent. Elle ne remarqua pas mon passage par la réception pour signaler que je gardais la chambre quelques jours. Ni mon coup de fil à la compagnie pour annuler ma réservation.

« Déshabille-toi entièrement et vas te laver. Et je vérifierais ».

Sans prendre la peine de se cacher, elle ôta son top, son soutif, sa minijupe et sa culotte. Puis se tourna vers la salle de bains en me présentant son joli petit cul. Elle entra directement sous la douche et se frotta énergiquement. Je ramassais ses vêtements que je posais sur une chaise. Sauf sa culotte que j’allais laver dans le lavabo. Quand elle serait sèche, elle pourra remettre une culotte propre.

Jacinta sortit de la douche et je l’enveloppais dans le peignoir et la frottais tout partout pour bien la sécher. Une serviette sur sa tête pour sécher ses cheveux. Elle se laissait faire comme une poupée, et moi, j’adorais ça. Je l’emmenais jusqu’au lit pour qu’elle s’asseye, jambe droite repliée sous elle. Je m’asseyais face à elle, jambe gauche repliée, et j’attaquais l’interrogatoire.

« Jacinta, je ne te juge pas. C’est ta vie, tu en fais ce que tu veux. Mais explique-moi ce qui se passe. J’ai besoin de savoir ».

Et elle m’expliqua tout, la crise, le prix des livres, des repas, des vêtements. Elle ne fumait pas et ne se droguait pas non plus, comme certaines de ses camarades d’infortune. De plus, elle était logée gracieusement. Et encore, elle devait envoyer de l’argent à sa famille car elle était leur seul moyen de subsistance.

 » Tu fais la pute depuis longtemps ?  »

C’est volontairement que j’employais des mots grossiers, pour la faire réagir.

« Dès que je suis arrivée, j’ai vu mes camarades le faire et j’ai compris aussitôt que je devrais en faire autant ».

 » Et ça gagne bien, j’espère. C’est combien, la passe ? »

« Ça dépend du nombre de clients, mais à deux euros la passe, il en faut un paquet par jour ».

 » Deux euros ! Mais c’est ignoble ! Pourquoi si peu ? »

« Si tu demandes plus, tu n’as pas de clients. Ou bien des détraqués qui te font faire plein de cochonneries. Le tarif minimum, c’est deux euros. Trop de filles sûrement, ça fait baisser les tarifs ».

 » Dernière question, et je veux une réponse franche. Tu aimes ça, faire la pute ? »

« Non, bien sûr que non. Simplement, je n’ai pas d’autres choix ».

Je laissais passer un certain temps avant de continuer.

 » Donc, si je te paye 100 euros, tu restes avec moi ce week-end ?  »

Pas vraiment une question mais j’attendais sa réponse. Elle baissa les yeux, n’osant pas me regarder en face pour m’avouer.

« Avec toi, je resterais même gratuitement. Mais j’ai vraiment besoin de cet argent. Pour ma famille, et pour moi ».

Je me levais, sortais deux billets de 50 euros de mon sac que je posais sur la table de nuit. Elle n’avait pas levé les yeux mais avait bien compris. Elle défit la ceinture de son peignoir, m’exposant son corps sublime.

 » Avec une fille, tu l’as déjà fait ? »

« Oui, plusieurs fois, mais pour le plaisir, la découverte. Pour voir ce que ça fait. Jamais en étant payée ».

Et elle partit en pleurs. Elle se rendait compte à quel point sa situation était humiliante, mais n’en voyait pas l’issue. Je la pris dans mes bras pour la consoler. Elle avait besoin de réconfort. Quand elle fut un peu calmée, je lui demandais de se rhabiller, et de rentrer chez elle. Incrédule, elle ne comprenait pas ce qu’elle avait fait de mal. Sa culotte n’était pas sèche encore et elle la mit dans son sac. Elle allait sortir quand je la rappelais.

 » Tu oublies ton argent, Jacinta ».

Elle me regarda encore.

« Tu as plus besoin de cet argent que moi. Je n’ai jamais eu à payer pour coucher avec qui que ce soit. Pas envie de commencer avec toi ».

Elle prit l’argent et sortit, me laissant vidée. J’aurais voulu l’aider un peu plus, mais comment ? Je l’ignorais encore. Près de dix minutes après son départ, j’entendis frapper à la porte de ma chambre. Je n’attendais personne et ne répondis pas. On frappa à nouveau, plus fort. J’allais ouvrir. Et je me retrouvais face à Jacinta. Elle n’avait pas pu se résigner à partir et avait attendu dans le couloir. Elle savait donc que je n’étais pas sortie. J’avais les larmes aux yeux en la voyant si belle devant moi.

 » J’ai décidé de rester avec toi ce week-end, si tu veux toujours de moi ».

Je me jetais dans ses bras et l’embrassais à pleine bouche. Elle me rendit mon baiser et c’est ainsi, enlacées, que nous nous retrouvâmes allongées sur le lit. Nos mains partaient à la découverte de l’autre, caressant une fesse ici, un sein là. Je me dégageais en lui demandant de rester à quatre pattes sur le lit. Je soulevais délicatement sa minijupe pour retrouver son cul magnifique. Je l’embrassais enfin sur les deux fesses avant de lui offrir sa première feuille de rose. Elle fut surprise de sentir ma langue investir son anus mais très vite le plaisir reprit le dessus et elle se laissa faire. Je la doigtais en même temps pour lui offrir une double jouissance. Elle hurla son plaisir sans crainte des voisins.

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