Céline soumise (01/18)

C’est la bouche de ma fille m’a réveillée le lendemain. Elle me tétait avidement, comme lorsqu’elle était un bébé. Et moi, je subissais sa caresse, ses assauts. Je réussis néanmoins à glisser ma main entre nos deux corps et j’ai commencé à la doigter. Elle ne pouvait résister à mes doigts qui fouillaient son intimité avec tendresse. Depuis quelques jours, j’avais été doigtée tellement souvent que je savais pertinemment comment faire jouir une femme. Une jeune fille, en l’occurrence. Ma propre fille.

Si on m’avait dit, il y a un mois, que j’aurais des rapports sexuels avec des jeunes filles, moi qui avais toujours été une hétéro convaincue. Que ces jeunes filles seraient encore mineures et, pire, que l’une d’elles serait ma propre fille. La chair de ma chair. Mon bébé, qui me tétait allègrement. Je ne l’aurais pas cru, évidemment. Et pourtant, j’étais devenue la soumise de ces demoiselles. Océane, principalement. Mais Céline obtenait, elle aussi, tout ce qu’elle désirait.

Et ce n’était pas moi qui allais m’en plaindre. Océane avait su rallumer la flamme qui s’était éteinte au départ de mon mari. Doublement trahie, par mon mari et ma meilleure amie. J’en avais souffert en silence et j’avais tiré un trait sur ma vie sexuelle. Seule la santé et le bien-être de ma fille comptait pour moi désormais. Céline également en avait souffert. C’était la mère de sa meilleure amie, Émeline, qui lui avait enlevé un père qu’elle adorait. Après cela, plus question de faire confiance à quiconque. Nous nous sommes enfermées dans notre cocon. Et nous y étions si bien.

Ce mercredi-là, à mon travail, je m’imaginais que tout le monde était au courant de mes incartades, que cela devait se voir sur mon visage, sur mon front. J’ai réussi à me calmer un peu avant midi, voyant que je m’étais fait des idées. Personne ne pouvait deviner ce qui avait changé en moi. Je rentrais manger avec ma fille, j’avais pu poser mon après-midi. Il me tardait de la retrouver, peut-être même qu’Océane serait là, elle aussi. Qui sait ?

Céline était bien là, mais seule. Je la trouvais toute triste de l’absence de son amie. Pendant que je préparais le repas, puis plus tard en mangeant, elle me fit le récit de sa rencontre avec Océane. Tout a commencé le jour de la rentrée, proprement dite. Elles se trouvaient l’une à côté de l’autre, dans la cour, près des casiers. Un mouvement de foule engendra une bousculade, ceux qui tombaient en poussaient d’autres. Céline et Océane faisaient dos à cette bousculade et ne voyaient pas le danger arriver.

C’est JR, un garçon de sa classe, qui intervint juste à temps. Il s’interposa, empêchant la chute inéluctable des deux jeunes filles. Céline se tourna vers lui et, comprenant ce qu’il avait fait pour elles, le remercia chaleureusement. Il lui sourit béatement avant de se tourner vers Océane. Il semblait attendre un remerciement, un sourire de la part de la jeune fille. C’est Céline qui lui expliqua que, sans l’intervention de JR, elles se seraient retrouvées par terre, comme beaucoup d’élèves. Océane lui sourit et remercia le jeune homme à son tour.

« Océane. Je m’appelle Océane, et je te remercie pour ton aide précieuse ».

Il était du même âge qu’elles mais il avait une taille impressionnante. Grand, baraqué, cheveux coupés courts. Mais un pois chiche dans la tête. Ce sont les professeurs qui disaient cela, et ce ne sont ni les notes ni le comportement de JR qui pouvaient les faire changer d’avis. Par contre, il était très doué pour le sport. La course d’orientation n’avait aucun secret pour lui, il avait une boussole dans la tête. Céline se présenta à son tour.

« Moi, c’est Céline. Ravie de faire ta connaissance, Océane ».

C’est ainsi que les deux jeunes filles firent connaissance l’une de l’autre. JR était aux anges et les suivait comme un toutou bien dressé. Il faillit même entrer dans les toilettes réservées aux filles. Océane le stoppa juste à temps, mais il était toujours présent à leur sortie. Il les a suivies ainsi toute la journée, même au repas, il s’est installé à leur table. C’était tout simplement le début d’une réelle amitié entre les trois adolescents. JR s’était toujours senti repoussé par les autres, Céline ne pouvait plus faire confiance qu’à sa mère depuis la double trahison.

Quant à Océane, c’est Céline qui m’apprit pourquoi et comment elle était arrivée dans cette école privée. Elle vivait à Paris même, dans le 16ième, et suivait une scolarité dans des établissements réservés aux élites, soi-disant. Tout se passait plutôt bien pour elle, elle avait des amis, du moins, croyait en avoir. Tout a basculé lorsqu’un garçon a commencé à s’intéresser à elle. Elle était libre de tout engagement, lui aussi, semblait-il.

Océane était vraiment charmée que ce garçon s’intéresse à elle, il était beau, et riche, ce qui ne gâtait rien. Mais ce qu’elle ignorait, c’est que la star du lycée avait des vues sur lui depuis longtemps. Et, pour elle, il était inacceptable qu’il sorte avec une autre fille. Elle a donc commencé par faire courir des bruits, des rumeurs infondées, au sujet d’Océane. Des choses qui arrivèrent finalement aux oreilles de la jeune fille, sans qu’elle puisse savoir qui lui en voulait.

Une des amies de cette star remarqua que la jeune fille, brune, avait une pilosité un peu au-dessus de la moyenne. À compter de ce moment, les quolibets fusèrent de toute part. Elle était surnommée la poilue, la morue, et d’autres noms d’oiseaux. L’apothéose fut quand un fan de Star Wars la surnomma Chewbacca, le wookie, ami de Ian Solo. Même les plus jeunes, les élèves de classes inférieures, avaient pris l’habitude de l’appeler ainsi. Cela devenait intolérable pour elle.

S’en était trop pour la jeune fille qui fit une dépression nerveuse. Trois semaines sans école. Les crises reprirent au moment où elle devait retourner dans son école. Les parents comprirent aussitôt et prirent les dispositions qui s’imposaient. École à la maison avec plusieurs professeurs, déménagement et changement d’école. Même s’ils s’étaient éloignés de leur lieu de travail, le bien-être de leur fille comptait plus que tout. C’est ainsi qu’ils arrivèrent dans notre ville et que la rencontre put se produire.

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