Martine (19/23)

Leurs « caresses » m’avaient donné énormément de plaisir. Et puis … À voix basse, je lui confiais ce que Fernand avait osé. Même si j’étais à ce moment-là sous les effets de l’alcool, je ne regrettais absolument rien de ce qui s’était passé ce soir-là. Et que c’était en me raccompagnant chez moi qu’il m’avait proposé de venir travailler avec lui à la supérette. J’avais accepté dès le lendemain et, pour répondre aux questions empressées de Denise, oui, il avait continué à me caresser. J’étais parfaitement consciente de ce que je faisais, mais aussi des risques que je prenais. Il aurait pu me violer et jamais je n’aurais osé l’avouer à qui que ce soit, encore moins à la police.

Denise me demandait beaucoup de détails que je ne pouvais fournir à voix haute. Les jumeaux se réveillèrent au même moment, coupant court à la conversation. Elle en prit un des deux qu’elle mit entre mes bras et prit le second dans les siens. Sa tête posée contre mon sein sembla le calmer un instant. Pas assez longtemps pour qu’il se rendorme.

Ses mouvements de tête, sa bouche qui cherchait mon téton, le trouva finalement. Je commençais à être très excitée par la situation, si bien que mes tétons durcissaient. Denise ne disait plus rien mais elle était totalement absorbée par ce qu’elle voyait. N’en pouvant plus, j’avais ouvert mon corsage et dégagé l’un de mes gros seins pour lui donner à téter. Ce qu’il fit immédiatement et de très bon cœur.

Il utilisait ma poitrine comme une tétine en caoutchouc. Il se calma avant de s’endormir pour de bon. Denise eut envie de faire de même et, comme moi, elle donna le sein à son petit frère. Je la vis fermer les yeux, se concentrant sur le plaisir qui naissait en elle. S’imaginant sans doute que c’était un homme, un vrai, qui lui suçait admirablement le sein. Pensait-elle à Fernand, ou à un autre garçon ?

Les jumeaux dormaient maintenant, confortablement installés entre nos bras. La petite sœur s’approcha pour voir comment on avait fait pour les faire dormir aussi vite. Elle trouva normal, ou presque, que Denise donne la tétée à son petit frère, elle était moins d’accord pour moi, qui n’était pas de la famille. Elle menaça de tout répéter à sa maman, à moins que je n’accepte de la laisser goûter elle aussi.

Même sans la menace, j’aurais accepté. Denise me laissa le choix d’accepter, ou de refuser. Mais je la voyais très intéressée pour que j’accède aux désirs de sa petite chipie de sœur. J’ouvrais donc entièrement mon corsage pour dégager ma poitrine totalement. Elle vint s’installer confortablement sur le lit pour prendre mon téton en bouche.

Ses petites mains malaxaient mon sein comme si du lait maternel pouvait en sortir. Cela avait pour effet d’exacerber mes sens. Je sentais ma petite chatte qui se liquéfiait et ma culotte devenir trempée. Je me sentais presque prête à jouir de ces caresses cumulées quand la maman nous appela. Elle avait préparé les biberons pour les jumeaux.

Elle trouva d’ailleurs étonnant qu’ils ne soient pas réveillés et criant après leur biberon, comme c’était le cas à chaque fois. La petite chipie a bien failli gaffer en disant que j’avais une manière bien à moi pour les calmer. Denise ajouta.

« Oui, comme une aura. Une présence rassurante ».

La mère n’insista pas plus et s’occupa d’un des bébés, Denise s’occupant de l’autre. Le biberon avalé, ils se rendormirent très rapidement. Nous avons pu regagner la chambre de Denise, seules toutes les deux cette fois-ci. Denise avait des tas de questions à me poser, mais une seule lui brûlait la langue.

« As-tu déjà embrassé un garçon ? Un vrai baiser, pas comme au cinéma ».

Un peu prise de court par cette question que je n’attendais pas, je lui répondis que non, jamais un garçon n’avait essayé de m’embrasser. J’étais déjà allée bien plus loin avec mes « fiancés », c’est comme ça que je les appelais, pour ne pas dire « mes amants ». Denise me confia alors, toute fière, que Marc, un garnement du quartier que je connaissais moi aussi, l’avait entraînée dans un bosquet et l’avait sauvagement embrassée. Avec la langue et tout, même ses mains qui exploraient son corps.

Elle n’en revenait pas de passer devant moi pour une fois, moi qui la battais dans toutes les matières à l’école. Elle employait des tas de superlatifs pour tenter d’exprimer ce qu’elle avait ressenti à ce moment-là. Elle finissait toujours ses phrases par :

 » Oh, si tu savais comme c’était bien !  »

Non, je ne savais pas encore mais elle, avait-elle goûté au cunnilingus ? J’étais bien sûre que non. Je ne voulais surtout pas dénigrer son expérience mais j’avais connu bien mieux qu’un simple baiser. Je lui répétais inlassablement que non, jamais je n’avais été embrassée.

Une lueur étrange illumina ses yeux soudainement. Sans doute était-ce là où elle voulait m’emmener ? Qu’importe, je n’allais pas m’inventer des histoires alors que ma vie était déjà remplie de fabuleuses rencontres. Nous étions seules dans cette chambre et pourtant, elle se rapprocha de moi pour me murmurer à l’oreille.

« Et tu n’aurais pas envie d’essayer ? »

« Essayer ? Mais avec qui ? Je ne connais pas de garçons qui se soient intéressés à moi, et ce, depuis bien longtemps ».

J’exprimais par là même ma frustration d’être toujours mise à l’écart et, quand on m’invitait à une soirée entre filles, c’était pour que l’on profite encore de moi, de mon corps, de mon innocence. Jamais je n’aurais cru les filles, Fabienne surtout, assez méchantes pour tenter de me violer. Plus je la regardais, plus je soupçonnais encore une tentative d’humiliation. Elle se rapprocha encore un peu plus pour me souffler à l’oreille.

« Pas besoin de garçons pour ça ».

Je la regardais apeurée, pourtant elle ne semblait pas plaisanter.

 » Tu seras la fille et je serais le garçon. Tu vas voir, c’est trop bien « .

Je me laissais convaincre plutôt facilement. En avais-je vraiment envie ? Ou bien juste envie de découvrir autre chose, un plaisir nouveau ? Elle se tourna alors légèrement vers moi, posa une main douce et tendre sur ma hanche. Ses lèvres chaudes et pulpeuses se frottèrent aux miennes et finalement nos deux bouches n’en forment plus qu’une. Puis, elle glissa sa langue agile et délicate à la fois dans ma bouche, afin de rencontrer ma langue qui n’attendait qu’elle.

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