Amélie (09/23)

Pas de collants blancs, hélas, des mi-bas mais cela faisait trop « petite fille modèle », puis une paire de bas blancs, immaculés, souvenir du mariage d’une cousine. Je lui présentais les bas et rangeais le reste.

Quand je me retournais, elle était assise sur le bord du lit et avait ôté ses chaussons. Elle me tendait les bas, les yeux baissés, n’osant pas demander. Je m’agenouillais devant elle et entrepris de lui enfiler ses bas, moment magique. Sa peau si douce tremblait légèrement, elle était émue, tout comme moi. Elle écarta les cuisses comme je changeais de jambe et je pus apercevoir une jolie culotte en satin, blanche.

« Un cadeau d’Amélie » me précisa-t-elle.

Elle se leva et alla s’admirer devant le miroir. Elle descendit seule, je rejoignis Amélie dans sa chambre. Elle était presque prête, assise à sa coiffeuse pour finir de se faire belle. Elle se leva et me fit face, demandant mon avis. Elle était belle, et désirable, comme toujours. Je lui demandais de relever sa robe, elle le fit mais tout doucement, comme à regret. Je m’approchais d’elle et enlevais son boxer, lui précisant qu’elle n’en avait pas besoin.

Tout le monde est prêt et s’installe dans la voiture, Amélie derrière sa mère, je contourne la voiture et Charlène me laisse entrer, elle veut être à la fenêtre aussi, donc je me glisse au milieu. Francis, au volant, se retourne juste au moment où j’enjambe le surplomb central, vue imprenable sur mes cuisses gainées de noir. Un petit sourire malicieux et il nous demande si on est toutes bien installées. Tout le monde dit oui et nous y allons enfin. Je remarque tout de même que son regard revient très souvent vers moi, dans le rétroviseur.

Le repas s’est très bien déroulé, galette de sarrasin, crêpe et coupe glacée pour finir, avec une bougie sur celle de Charlène, le tout arrosé par un bon cidre breton servi en bolée, un vrai régal. En attendant nos assiettes respectives, je glissais ma main sur la cuisse d’Amélie, l’obligeant à les garder écartées. Sa robe était suffisamment longue et personne, même bien placé, ne pouvait rien voir. De plus, son père en face d’elle, aurait coupé tout risque d’apercevoir quoi que ce soit.

À chaque fois qu’elle refermait ses cuisses, presque machinalement, je le sentais et tout de suite, d’un geste, d’un regard, je l’obligeais à reprendre sa position initiale, celle que je lui imposais. Ensuite, nous nous sommes promenés dans la vieille ville intra-muros, avec toutes ses boutiques souvenir, vêtements, … Les parents marchaient devant, les filles derrière, surtout Amélie qui avait du mal à suivre dès que ça grimpait un peu.

Charlène était ravie de ma présence près d’elle et surtout d’avoir trouvé quelqu’un qui l’écoute. Nous sommes montés sur les remparts, Amélie nous a attendu en bas, Francis m’a montré l’ile de Cézembre que l’on ne voit que par temps clair comme aujourd’hui puis nous sommes allés jusqu’à la cathédrale avant de retourner à la voiture.

Une fois rentrés, Corinne et Amélie se sont mises à la préparation du diner, Francis sur son canapé et Charlène et moi sommes restées sur la terrasse à profiter des derniers rayons du soleil printanier. Je sentais bien la question qui lui brulait les lèvres, celle que tout le monde me pose, ou presque. Pas facile de se lancer dans une telle conversation, même pour une jeune fille délurée comme elle. Pour l’aider, je commençais :

— À propos d’hier soir, tu comprends pourquoi il ne faut pas en parler ?

–Oui, bien sûr, je sais bien, mais toi, tu aimes les filles ? Que les filles ?

–Oui, Charlène, que les filles. Et toi ? Tu sais ce que tu aimes ?

–Oui, non. Je ne me suis jamais posée la question avant, avant hier soir. Et toi, comment tu as su que tu n’aimais que les filles ?

–Moi, je ne me suis jamais posé la question, je l’ai toujours su, au plus profond de moi, jusqu’à ma première expérience où là, j’ai eu la certitude que je ne voudrais jamais rien d’autre.

–Ta … tu avais quel âge ?

— 14 ans.

— Tu veux bien me raconter ?

–Oui, bien sûr, mais pas maintenant, on nous appelle pour passer à table.

–Quand alors ?

–Quand tu veux, Charlène.

–Alors cette nuit, dès qu’Amélie dormira, et ça ne va pas tarder. Tu passeras par la salle de bain, je ne fermerais pas la porte, OK ?

— OK, Charlène, allons-y, on nous attend.

La table était mise et tout le monde prit place, les deux filles m’entouraient, Francis en face de moi et Corinne près de lui. Un léger différend m’opposa à Francis, sur l’appartenance, ou non, du Mont St Michel, breton ou normand.  Comprenant qu’il n’aurait pas le dernier mot avec moi, il mit fin à la conversation, en précisant que ce n’était pas à nous de régler ce différend, mais aux politiques et que de toutes façons, rien ne serait réglé ce soir. Puis il regagna son bureau, finir des devis, et on ne le revit pas de la soirée.

Personne ne remarqua que ma main, parfois, disparaissait sous la table pour rejoindre la cuisse d’Amélie. Je remontais sa robe très haut, elle la rabaissa, je la regardais sévèrement jusqu’à ce qu’elle baisse les yeux et remonte elle-même sa robe jusqu’à mi-cuisses. Avec ses jambes écartées, j’avais un accès direct à sa chatte, humide de ce traitement que je lui imposais. Pour rien au monde, elle ne l’aurait avoué mais je suis sure qu’elle adorait être traitée de la sorte, soumise à ma volonté.

Après le repas, Amélie monta se coucher directement, tandis que Charlène alluma la télé et commença à zapper entre diverses chaines. Je rejoignis Corinne dans la cuisine et je lui donnais un coup de main pour la vaisselle. Elle me dit que j’étais invitée et que je n’avais pas à effectuer les corvées. Je lui répondis que je le faisais chez moi et chez mes parents, et que, être avec elle n’était pas une corvée. Elle comprit, elle aussi, qu’elle n’aurait pas le dernier mot avec moi. Elle me passa les assiettes à essuyer après les avoir lavées, puis elle m’indiqua où je devais les ranger. Le travail fini, elle me proposa un café, ce que j’acceptais bien volontiers.

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