Cochon qui s’en dédit (16/20)

Je l’appelais aussitôt, après être sortie dehors. Elle vint rapidement donner sa réponse. C’était oui. Nous allions partir une semaine en vacances, en famille. Tous les quatre. C’était un réel bonheur pour moi qui n’avait jamais connu ça. Une famille. Enfin presque.

Les préparatifs furent vite bouclés, ma mère avait un don pour l’organisation. Même notre propriétaire, une très vieille dame, qui occupait le rez-de-chaussée fut prévenue. Elle nous souhaita de bonnes vacances, nous promettant de revenir très vite. Nous ignorions, en partant tous très joyeux, que c’était la dernière fois que nous lui parlions.

Nous avons passé une semaine formidable. Ma mère avait retrouvé le sourire, mon petit frère aussi était heureux de pouvoir se promener avec Camel et moi. Moi, j’étais aux anges. Même Mr Lambert semblait avoir retrouvé une nouvelle jeunesse. Plus je le voyais avec ma mère, plus je les imaginais en couple. Malgré ce que maman me disait, je pense qu’elle y pensait elle aussi.

Le retour des vacances à été très triste. Nous avons appris le décès de notre propriétaire. Ses fils, qu’ils l’ignoraient depuis des années, ont décidé de vendre la maison et donc, de nous expulser. Nous avions un mois pour retrouver un nouveau logement.

Après avoir passé une semaine de rêve, nous retombions dans les problèmes de la vie. Pendant les vacances, nous dormions tous dans la même chambre, manque d’intimité un peu, mais ce n’était que temporaire. Et là, nous allions nous retrouver à la rue, si on ne trouvait pas de solution.

J’en parlais à Mr Lambert dès le lundi après-midi. Il me demanda de l’amener voir ma mère. Il avait trouvé la solution à notre souci. Sa maison était suffisamment grande pour nous accueillir, tous.

Ma mère avait les yeux tous rouges quand on arriva. Elle venait certainement de pleurer. Elle écouta attentivement la proposition de mon professeur. Il avait tous les arguments pour lui forcer la main. Elle résista longtemps, mais finit par accepter, en attendant que l’on trouve mieux. Ils s’occupèrent des détails juste après. Ma mère tiendrait la maison et ferait les courses. En contrepartie de l’hébergement.

Il n’y avait que trois chambres, celle de Mr Lambert, une plus petite pour mon frère, il n’était pas question que je partage ma chambre avec lui. La dernière chambre serait donc pour ma mère et moi. Je préférais cela au canapé-lit. On posa une date pour déménager le gros des meubles, qui seraient stockés dans un grand garage. Ma mère demandera à des collègues de son travail pour nous aider.

Pendant deux semaines, on a transporté nos affaires d’un appartement à une maison. On a aussi du faire un tri entre ce que nous voulions vraiment garder et les choses inutiles. Mes poupées, par exemple, ne m’étaient plus d’aucune utilité. Elles feraient sûrement des heureuses. Tout ce que nous ne voulions plus, on appela la Compagnie d’Emmaüs pour tout récupérer.

Réjane est venue m’aider, elle aussi. Deux après-midis. Elle m’aidait à vider la chambre. Sans penser à mal du tout, vous me connaissez bien maintenant, je lui demandais de vider les tiroirs de ma commode. Puis, j’allais chercher une grande Box en plastique pour tout ranger dedans. Je la trouvais en arrêt devant mon tiroir ouvert, une de mes culottes à la main.

J’avais complètement zappé qu’elle allait découvrir tous mes sous-vêtements. Qu’elle devrait les toucher, les prendre en main. Elle aurait pu rougir en m’apercevant à la porte de la chambre. Mais au contraire, elle releva sa main jusqu’à ses narines pour respirer l’odeur de ma culotte. Ce simple geste suffit à déclencher un grand émoi dans ma tête et dans ma culotte. Celle que je portais s’humidifia immédiatement. Mais j’éclatais d’un grand rire sonore, communicatif. Réjane se mit à rire avec moi.

Durant les deux premières semaines du mois d’Août, on s’est très peu vue. Les deux fois où elle est venue m’aider, et deux autres fois, en ballade dans le parc avec Camel. Je ne revoyais plus Alysson, ni Chloé. Mais elles ne me manquaient pas du tout. Par contre, j’ai cru entendre des rumeurs au sujet de Chloé. Un garçon l’aurait filmée dans une situation très inconfortable. Je n’en savais pas plus.

Nous avons emménagé définitivement le week-end du 15 Août chez Mr Lambert. Le soir, nous sommes allés ensemble, j’ai failli dire en famille, voir le feu d’artifice avant de passer un peu de temps au bal populaire. Ambiance bon enfant. Nous sommes rentrés très tard.

Mon petit frère tenait à peine debout. Il s’est endormi aussitôt couché. Mr Lambert a regagné sa chambre et moi, celle de ma mère. Je me déshabillais très vite pour dormir à mon tour. Maman prenait tout son temps et la lumière me gênait pour m’endormir. J’observais donc ma mère qui se déshabillait lentement.

Une habitude qu’elle avait prise au fil des années de solitude. Ce n’est pas parce que c’est ma mère, bon, quand même un peu, mais c’est vraiment une très belle femme, avec tout ce qu’il faut, où il faut. Elle était en sous-vêtements maintenant et elle ôta son soutif.

Cela faisait très longtemps que je n’avais plus vu sa poitrine. Une grosse poitrine délicieuse, frémissante. Elle massa machinalement ses deux globes fantastiques. Je plissais les yeux au moment où elle allait ôter sa culotte. Elle se ravisa, en jetant un œil vers moi. Elle enfila une chemise de nuit et se coucha enfin, après avoir éteint la lumière.

Elle me donna un petit baiser sur le front, je continuais à faire semblant de dormir. Ce spectacle m’avait émoustillée. C’est précisément ce soir-là, en voyant ma mère presque nue, que je compris que j’aimais les femmes, leurs formes, leur douceur.

Même si je me mariais un jour, avec un homme, jamais je ne pourrais me passer du corps des femmes. C’est donc sur ses pensées que je m’endormis enfin. Bien longtemps après ma mère. Je l’entendais respirer calmement, sereinement. C’est cette sérénité qui me fit plonger dans le sommeil. Ou bien ma main entre mes cuisses. Lol.

Nous n’avions pas pensé à fermer les volets et c’est donc le soleil qui me réveilla. La mère me faisait face, et donc dos à la fenêtre. La clarté dans la chambre était suffisante pour que j’aperçoive le sein de ma mère, sorti du vêtement. Ce sein que j’avais tété, bébé. Ce sein qui m’hypnotisait ce matin.

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