Cochon qui s’en dédit (15/20)

Elle acquiesça et me fixa, comme demandé. Chloé avait relevé sa jupe, juste un peu. Sa main gauche posée sur le bras de Réjane pour se tenir. J’étais serrée contre elle, de l’autre côté. Personne derrière elle, juste un arbuste. Je glissais ma main sur ses fesses. Camel avait compris ce qu’on attendait de lui et commença à lécher la chatte offerte à sa langue.

Chloé se mit rapidement à suffoquer, à chercher un second souffle. Réjane ne m’a jamais quittée des yeux, mais elle n’était pas bête, elle comprenait sans voir. Elle m’avoua plus tard qu’elle préférait imaginer une situation, plutôt que de la voir réellement. Tout comme on lit un livre, un roman. C’est l’auteur qui nous emmène là où bon lui semble. Et on se laisse emporter par le courant.

Camel redoubla d’intensité dans ses coups de langue et Chloé eut un premier orgasme, bientôt suivi d’un second, encore plus dévastateur. Elle dut s’accroupir pour ne pas tomber et Camel continua à la lécher, à explorer son intimité. Elle s’accrochait à nous de ses deux mains, seuls liens à la réalité qu’elle venait de quitter pour les limbes du plaisir.

Camel avait asséché la source, il s’allongea pour se lécher lui-même. Chloé eut bien du mal à se relever. Elle avait joui, elle était comblée. Mais prête à recommencer. Voire plus. Mais je lui signifiais sèchement que Mr Lambert nous attendait. Et on la planta là.

Pour mon anniversaire, le 13 Juillet, maman m’avait préparée une bonne surprise. Elle avait invité Réjane, ma seule véritable amie, et Mr Lambert. Camel était là aussi, bien évidemment. J’ai vraiment passé une journée très agréable avec toutes les personnes que j’aimais profondément. En fin d’après-midi, Réjane et moi avons reconduit mon professeur chez lui. Puis, je l’ai raccompagnée chez elle. Sa mère, hyper protectrice, l’empêchait de rester seule, en ville.

Même dans les transports en commun. Nous nous sommes revues le lendemain soir, à l’occasion du bel du 14 Juillet. Elle était avec ses parents, moi, j’étais seule. Maman avait dû rester à la maison pour soigner mon petit frère. Une gastro.

J’avais bien évidemment retrouvé des camarades de ma classe, de mon lycée. Chloé était déchaînée et Alysson faisait tout comme elle. Je n’étais pas là pour les surveiller, mais je les ai vues partir à l’écart de la fête avec des garçons. Et revenir pour continuer à faire la fête. Cela ne fit que confirmer ce que l’on m’avait dit à leur propos.

J’ai passé une bonne partie de la soirée aux côtés de mon amie. Jusqu’à ce que ses parents décident de rentrer. Je restais encore un peu avec mes camarades. Chloé et Alysson ne me calculaient même pas. Au fond de moi, j’étais un peu soulagée. Yohan non plus ne me regardait pas, mais ça, j’y étais habituée.

J’étais presque tous les jours chez Mr Lambert. Je lisais, puis on discutait. Un jour, il osa me faire une demande plutôt curieuse. Enfin, pas tant que ça. Sa vue déclinait de plus en plus et il serait bientôt aveugle complètement. Mais avant cela, il aurait voulu avoir le plaisir de revoir une femme nue. Une jeune fille, pour être exacte, puisque c’est à moi qu’il pensait.

Pas question d’attouchements, il m’affirma vigoureusement qu’il ne pourrait jamais aller contre ses convictions. Mais juste me voir, m’admirer. Se remplir une dernière fois les yeux de la beauté d’un corps de femme. Il m’avait posé la question et, presque aussitôt, m’avait demandé de l’oublier. Je n’y avais plus pensé pendant un temps.

Mais l’idée avait germé dans ma tête et, finalement, je n’y voyais aucun mal. Tant que cela restait entre nous. Je partageais bien d’autres secrets avec lui, qui m’auraient porté bien plus de préjudices, s’ils avaient été découverts. J’avais totalement confiance en lui et je décidais d’accepter.

C’est par un bel après-midi d’été que je lui annonçais que j’acceptais sa proposition. Il ne comprenait pas encore. J’indiquais en parlant de proposition malhonnête. Il comprit enfin, et me sourit comme un enfant. Mon geste allait lui rendre une partie de sa jeunesse.

J’ouvris la porte-fenêtre du salon, il n’y avait aucun vis-à-vis, personne ne pouvait nous surprendre. Je l’installais dans son fauteuil et commençais mon effeuillage, comme une pro. Je n’avais jamais fait cela, bien évidemment, mais mes lectures, Nana de Zola entre autres, m’ont bien guidées. Je voyais dans son regard tout le plaisir qu’il prenait à me contempler.

Je m’approchais de lui, entièrement nue. Tournais autour de lui. J’aurais sans doute aimé, un geste, une caresse. Mais rien. Il avait tenu sa promesse. Mais Camel n’avait rien promis, lui. Il me reniflait, tentait de me lécher. Les fesses, ok. Mais il en voulait plus. Je pris place sur une chaise, face à mon mentor mais dos à la fenêtre.

J’écartais les cuisses pour le laisser récolter le nectar qui coulait abondamment entre mes lèvres intimes. Mr Lambert me regardait fixement, j’ignorais s’il me voyait parfaitement, mais je voyais qu’il refoulait une grosse envie de se caresser. Au moment fatidique, il ne peut résister à sortir son engin pour exploser à son tour. Camel me nettoya complètement avant de lécher les doigts de son maitre.

Je ne regrette nullement mon geste. J’ai offert un dernier instant de bonheur à un homme qui devenait aveugle. Un homme que je respectais autant qu’il me respectait. Un homme que j’admirais, tout simplement. S’il avait été mon père, j’aurais été la plus heureuse de toutes les filles.

Ma mère, justement, restait très présente aussi dans sa vie. Elle n’attendait plus de le croiser à la supérette, elle venait elle-même lui demander s’il avait besoin de quelque chose. Et quand elle rapportait les achats, il trouvait toujours un moyen pour poser ses mains sur elle. Elle le laissait faire, sous prétexte de son handicap, mais elle n’était pas dupe. D’ailleurs, cela lui plaisait aussi, de se sentir désirée

Quand je les voyais ainsi, tous les deux, je me surprenais à imaginer que, un jour, peut-être, …

Une assistante sociale passait le voir régulièrement, surtout que nous étions tout proches d’une canicule annoncée. Elle lui proposa de partir quelques jours, en vacances. Il refusa tout net. Elle insista un peu, heureusement pour moi, lui demandant si quelqu’un pouvait l’accompagner. Il ne dit pas non, cette fois-ci, mais il devait demander à la principale intéressée. Ma mère.

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