Martine (06/23)

Au moment de la récréation, en milieu de matinée, j’ai prévenu notre professeur de mathématiques que je n’allais pas bien et que je me rendais à l’infirmerie. L’infirmière comprit très vite ce qui m’arrivait. Je n’étais pas la première à devenir femme sans avoir été préalablement renseignée de ce changement dans mon corps par une adulte. Ma mère me voyait toujours comme une petite fille. Elle insistait encore à cette époque pour que ce soit elle qui me lave, personnellement.

Pareil pour mes vêtements, et les petites culottes. Toujours avec des motifs de petite fille. Heureusement que je pouvais essayer les soutien-gorge avant de les acheter, sinon elle aurait acheté comme pour elle, au mieux. Je n’avais aucun problème avec mon corps, aussi j’acceptais qu’elle me lave encore à mon âge. Je me rendais bien compte que cela devrait cesser mais je ne voulais pas lui faire de la peine.

L’infirmière m’allongea sur un lit une place et s’assit près de moi, sur le lit. Elle releva mon tee-shirt et commença à me passer le ventre avec une pommade. Je me sentais tout de suite beaucoup mieux. Elle insista pour que je reste avec elle jusqu’à midi. Elle prit le temps de m’expliquer ce qui se passait dans mon ventre. Que je devenais femme. Avec tous les inconvénients que cela comportait.

À cette époque, on nous parlait très peu de contraception, capotes et pilules contraceptives étaient encore des sujets tabous. Elle m’aida à rédiger mon premier calendrier, afin de vérifier, et de prévoir, l’arrivée des prochaines règles. Elle me mit en garde contre les garçons mais je la rassurais de suite. Ils n’étaient pas intéressés par une grosse fille comme moi.

Elle réussit à me rassurer, sa main sur mon ventre me faisait un bien fou. Elle me parla de planning familial. C’était un terme que je n’avais jamais entendu auparavant. Elle m’expliqua les objectifs de ce projet encore très jeune, qui était de permettre à chaque jeune fille qui le souhaitait d’accéder à des moyens contraceptifs, et autres services que les parents ne rendaient pas encore, considérant les adolescents comme des enfants.

Elle me proposa même de m’y accompagner. J’hésitais un peu, j’avais l’impression de trahir mes parents en faisant quelque chose dans leur dos. Je finis par accepter, n’étant aucunement obligée de prendre la pilule. C’était juste une sécurité, au cas où …

Devant mon indécision, elle me proposa, m’imposa même, de m’y emmener ce jour-même. Sa main avait glissé légèrement vers le haut de mes cuisses, frôlant ma culotte. Je fermais les yeux, m’abandonnant totalement à ses caresses. Son autre main avait dégagé mon soutien-gorge pour voir apparaître ma volumineuse poitrine. Qu’elle caressa également.

Ce matin-là, dans le bus, je n’avais pas du tout apprécié le pelotage. Avec elle, tout n’était que douceur et empathie. J’étais bien et je ronronnais presque, comme la petite chatte en chaleur que je devenais. Midi approchait, elle me laissa me rhabiller pour aller manger au réfectoire pendant qu’elle rédigeait une autorisation de sortie pour l’après-midi. Je revins la voir juste après le repas et nous sommes allés en ville.

C’était tout nouveau pour moi, peu habituée à me promener sans mes parents. Nous sommes revenues peu avant quinze heures. Je suis restée avec elle jusqu’à l’heure de mon bus. Je ne devais surtout pas le rater. Je me sentais si bien auprès de cette femme que je considérais déjà comme une amie. Et je sentais surtout que cela était réciproque. Elle m’invita à revenir la voir dès que possible, même si je n’avais pas de souci de santé.

Je la serrais dans mes bras en la quittant. Elle me retint dans ses bras musclés plus que nécessaire mais j’y étais si bien. Je retrouvais mes camarades à l’arrêt du bus, très satisfaite de ma journée. À l’arrivée du bus, j’apercevais Denise, mon ancienne amie, qui sortait de la supérette. Nous avons marché ensemble un moment et, juste avant de la quitter, j’osais lui avouer que j’étais devenue femme.

Elle me félicita, me posa tout plein de questions auxquelles je répondais de façon claire et précise. J’avais parfaitement retenu ce que m’avait dit l’infirmière. Elle me regardait avec grand intérêt, comme si j’étais un puits de science, une encyclopédie à moi toute seule. Elle aussi était en vacances scolaires mais elle avait trouvé un petit boulot. Elle m’invita à revenir la revoir très vite pour que l’on parle comme avant.

Je restais tout le week-end avec ma famille, m’occupant surtout de mon petit frère et de ma petite sœur. Je repoussais autant que possible ma prochaine visite à Mr Renaudin. Que devrais-je lui dire ? Finalement, c’est ma mère, en fin de soirée du dimanche, qui m’apporta la réponse.

« Je te vois songeuse, ma chérie. Si tu as des soucis au collège, va voir Mr Renaudin. Il sera de bon conseil, j’en suis certaine ».

Merci maman, ma décision était prise. Je téléphonais à son domicile pour fixer un rendez-vous. Je vous rappelle que nous sommes dans les années 1970 et que les téléphones portables n’existaient pas encore. Il me confirma qu’il pourrait me voir en début d’après-midi car il avait des obligations à remplir ce matin-là.

J’étais radieuse en raccrochant le combiné, c’est encore une fois ma mère qui me l’a fait remarquer. J’ignorais alors ce que j’allais dire, ou faire. Ou subir ? Peu m’importait maintenant que le rendez-vous était pris. Je montais dans ma chambre pour le traitement sur ma poitrine. Trop absorbée, j’oubliais de refermer la porte de ma chambre.

J’étais en train de malaxer mes gros seins, y prenant un certain plaisir, quand je sentis une présence, un souffle inhabituel. Je levais les yeux pour apercevoir mon père dans l’entrebâillement de la porte. Il m’observait, depuis un moment semble-t-il, et sa main caressait machinalement son sexe, à travers le tissu du pantalon. Mon propre père était excité par la vue de mes gros seins !

Il bafouilla une vague excuse quand il s’aperçut que je le regardais. J’avais cessé de malaxer ma poitrine. Il murmura que l’on m’attendait en bas pour le souper. Je n’avais fait aucun geste pour cacher mes mamelles. D’ailleurs, comment aurais-je pu ? Je le regardais droit dans les yeux en lui disant que j’arrivais de suite. C’est lui qui avait baissé les yeux pour cacher son trouble. Son pantalon montrait la preuve de son état d’excitation extrême.

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