Première soirée au « CASTEL » (17/26)

Instinctivement, sa main se tendit vers le chibre hors normes. Et pas seulement sa main, c’est tout son corps qui était attiré par l’aura de Maître Tigre. Elle se leva, laissant sa place à Alice, et elle se colla contre le torse musclé de Maître Tigre. Désespérée, elle jeta un dernier regard vers son mari, le notaire, qui se chargeait de peloter Roselyne. Voyant cela, elle prit sa décision en une seconde. Elle le voulait. Maintenant. Nicolas l’avait pelotée longuement et elle avait osé se frotter contre son sexe. Mais il était resté habillé, et elle aussi. Tout du moins pour le bas. Son unique concession avait été de lui offrir cette poitrine qu’il convoitait tant. Et, en s’occupant du mari, elle laissait Alice aux mains perverses de son époux. Alors, Stéphanie leva une jambe qu’elle tenta de passer dans le dos de son amant. Sa robe l’en empêcha, elle décida donc de la laisser tomber au sol. Libérée, elle se recolla contre Maître Tigre. Il lui a fallu se mettre sur la pointe des pieds, mais ce n’était pas vraiment suffisant. Maître Tigre dut se baisser légèrement pour placer son gland à l’entrée de son vagin. Mais il ne souhaitait pas aller plus loin, il voulait que ce soit ELLE qui s’empale toute seule. Stéphanie attendait patiemment, mais elle avait trop envie. Ce n’était pas son habitude de prendre des initiatives, mais il lui était impossible d’attendre plus longtemps le bon vouloir de son amant. Elle s’accrocha à son cou, souleva sa seconde jambe qu’elle passa derrière le dos de Maître Tigre. La position faisait que, tout naturellement, elle s’empala à son rythme sur le sexe monstrueux. Elle contrôlait la progression en elle, sa propre respiration. Elle poussa un profond soupir lorsque le gland arriva à toucher sa matrice. Elle avait tout avalé et elle était remplie. Comblée comme jamais elle ne l’avait été. Elle n’avait pas connu beaucoup d’hommes, avant son mari, et aucun depuis, évidemment. Elle rencontrait pour la première fois un véritable étalon. Infatigable et terriblement efficace. Elle sentait ce sexe énorme qui vibrait au fond d’elle, qui lui envoyait des décharges d’adrénaline dans tout le corps.

Maître Tigre tournait sur lui-même, en marchant. À chaque pas, à chaque mouvement, il lui semblait qu’il s’enfonçait un peu plus loin en elle. Son visage extatique exprimait clairement tout le plaisir qu’il était en train de lui offrir. Son mari, occupé avec Roselyne, aperçut ce regard dans le vague. Il savait qu’il avait eu énormément de chance d’avoir rencontré Stéphanie, encore jeune starlette. Il avait conquis son cœur et ils ont vécu très heureux depuis leur mariage. Il savait qu’il n’était pas un « foudre de guerre », sur le plan sexuel, mais ils avaient su gardé une complicité, qui, peu à peu, s’est transformée en une sorte de perversité partagée. Stéphanie aimait plaire, comme toutes les femmes. Attirer les regards, les attentions des hommes présents, tout en sachant qu’ils n’auraient rien de plus de sa part. Que la vision d’un rêve inaccessible. Et, tandis que les mâles lui tournaient autour, Maître Aubert s’occupait de leurs femmes délaissées. Il était charmant avec elles, charmeur même et presque toutes ces femmes ont fini par succomber à son charme. Il avait pris ses habitudes dans une hostellerie, située dans un petit village voisin. C’était lui qui avait procédé à la succession, lors du décès du propriétaire. C’est évidemment sa femme qui héritait de tout. Leur fils unique travaillait à Laval, le chef-lieu du département de la Mayenne. Et c’est la belle-fille qui est venue aidée à maintenir l’hostellerie ouverte. Quand la propriétaire voyait arriver Maître Aubert, souvent avec une nouvelle conquête, elle lui donnait toujours sa meilleure chambre. Avec un regard complice. De retour chez lui, Maître Aubert racontait tout à son épouse. Elle le croyait, bien sûr, même si elle doutait parfois des performances qu’il osait s’attribuer. Maître Aubert était un chasseur.

Un jour, il arriva tout seul à l’hostellerie et, tout naturellement, c’est la propriétaire qui l’accompagna dans sa chambre. Elle avait vu passer tellement de femmes différentes qu’elle s’était dit, qu’un jour, ce serait sûrement son tour. Maître Aubert ne s’était pas vanté de cette aventure auprès de sa femme. Elle, de son côté, elle comptabilisait les cocus qui tournaient régulièrement autour d’elle. Nicolas était le dernier en date. Mais lui seul avait eu le privilège de voir sa poitrine dénudée et même de pouvoir jouer avec. Et Maître Aubert se contenta de sourire à son épouse, lorsqu’elle tourna la tête vers lui. Après toutes ces années passées ensemble, elle avait bien le droit à son plaisir, elle aussi. Elle l’avait aidé à prendre pour maitresse énormément de femmes de la commune, et des communes voisines. Il pouvait lui être reconnaissant en lui offrant ce moment de bonheur. De plus, Maître Tigre lui avait déposé Roselyne, avant de s’occuper de la jeune Alice, puis de Stéphanie, sa femme.

Roselyne avait abandonné, depuis un bon moment, son sugar-daddy. Mais il n’était pas resté seul très longtemps. Aurore et Melody, sa sœur jumelle, s’étaient approché de lui. Chacune avait pris place sur le même canapé, de chaque côté. Il s’était présenté à elles. Pierre-Alain de Lascaux. Il avait occulté de parler de sa compagnie d’assurance mais il parla longuement de son agence de voyage. En entendant son prénom, Aurore ne put s’empêcher de dire.

« PA »

Et Melody également.

« PA »

Et ensemble.

« PA, PA, ça fait papa.  »

Et elles partirent toutes les deux dans un fou rire.  Pierre-Alain était sous le charme, évidemment. Elles n’étaient que très peu vêtues et il pouvait deviner leurs formes affriolantes sous le voile qui tentait de cacher leurs corps. C’est Melody la première qui lui demanda de leur raconter son dernier voyage. C’était dans une île paradisiaque, il raconta le lagon, les cocotiers, les immenses plages de sable fin. Melody était vraiment sous le charme. Lui, il avait posé négligemment sa main gauche sur le genou de Melody. Voyant cela, Aurore attrapa sa main droite qu’elle posa sur son genou à elle. Il caressait les deux jeunes femmes, doucement, sans vraiment imposer sa présence. Plus délurée, Melody leva sa jambe pour la déposer sur le genou de PA.