Clara machiavélique 03

On ne pouvait donc pas deviner ce qui se passait sous la surface de l’eau. Armand, lui, il était venu sur la plage, après avoir pris une douche. De loin, il gardait un œil sur Clara et Flora, après ce qu’il venait de vivre dans le bus. Il voyait bien que les trois jeunes filles étaient très proches, sans doute un peu trop. Il imaginait les mains de Clara sur le corps des deux autres. Il avait pu constater à quel point elle pouvait être diabolique. Et perverse. Mais aucune des deux filles ne semblaient perturbées. Elles étaient visiblement là de leur plein gré. Il ne surveillait pas exclusivement Clara et ses amies. Il avait pu voir Charline entrer dans l’eau, accompagnée d’un homme plus âgé qu’il ne connaissait pas encore. Par contre, il fut très intéressé lorsque c’est Estelle qui entra dans l’eau à son tour. Marguerite et Jocelyn ne ratèrent pas non plus ce spectacle. Lorsque l’eau lui arriva aux genoux, elle se pencha en avant pour tremper ses mains dans l’eau et humidifier sa nuque. Penchée en avant ainsi, elle offrait un spectacle très appétissant de son cul, tout juste caché par son bas de maillot de bain. Elle rejoignit son directeur, Henri, qui jouait avec les garçons. Elle se rapprocha des jeunes filles de son groupe pour jouer avec elles aussi. Dans le groupe de Clara, qui était un peu séparé des autres, Annabelle se tourna pour appeler l’une de ses amies. Quand Clara vit Élisa qui s’approchait, à sa demande, elle comprit presque immédiatement tout le potentiel qu’elle pourrait en tirer. Élisa était une très belle jeune fille, toute innocente encore. Mais Clara put déceler, dans son regard, un petit signe de vice qui promettait de nouvelles expériences. Elle était à peine arrivée que Clara lui dit.

« Annabelle nous a raconté que tu avais essayé de l’embrasser. C’est vrai ?  »

Elle ne lui laissa même pas le temps de répondre, puisque toutes, elles savaient que c’était vrai. Clara continua sur le même ton.

« Ce jour-là, elle avait été très surprise par ce bisou. C’est la raison pour laquelle elle t’a repoussée violemment. Aujourd’hui, elle est d’accord pour recommencer. Et elle se laissera embrasser. Tu aimes embrasser les filles ?  »

Encore une question qui ne demandait pas de réponse. Annabelle était un peu désemparée. Elle n’avait pas imaginé ce que Clara allait demander à Élisa. Mais maintenant, il était trop tard. Et, puisque c’était Clara qui voulait, alors elle obéirait. Élisa avait bien du mal à croire à la chance qui lui était donnée. Oui, elle aimait embrasser les filles, enfin surtout Annabelle. C’était d’elle qu’elle avait envie. Elle n’avait jamais essayé avec une autre fille, trop peur d’être repoussée une nouvelle fois. Elle approcha ses lèvres doucement de la bouche de sa meilleure amie. Les deux bouches étaient collées l’une à l’autre lorsque Clara glissa subitement sa main sur les fesses de la jeune fille, directement dans la culotte du maillot de bain. Élisa resta un peu interloquée, sur le moment, mais elle continua ce qu’elle avait déjà commencé. La main sur ses fesses commença à bouger et à lui donner des papillons dans le ventre. Elle était bien sûr trop jeune pour avoir un véritable orgasme, mais ce n’en était que les prémices. Clara était si près d’elle qu’elle remarqua aussitôt que leurs deux bouches restaient parfaitement closes. Elle fit signe à Flora de leur apprendre comment il fallait embrasser. Elle joignit donc sa bouche à celles des autres et finit par embrasser Élisa uniquement. Surprise mais heureuse de sentir cette petite langue qui venait jouer avec la sienne. Elle venait de comprendre ce qu’était un vrai baiser. Et elle se chargea elle-même de l’enseigner à son tour à Annabelle. Les deux jeunes filles semblaient prendre énormément de plaisir dans ce véritable baiser. Flora prit la main d’Annabelle pour la glisser sur le devant du maillot de bain de sa meilleure amie. Elle entra sa main en même temps sous le maillot d’Annabelle en lui soufflant à l’oreille.

« Fais-lui exactement ce que je fais avec toi.  »

Les petits doigts de Flora commencèrent à pianoter sur le pubis de sa voisine. Et Annabelle reproduisait la même chose sur Élisa. La jeune fille, caressée et doigtée, dut s’écarter un peu pour retrouver de l’air. Elle fixa Clara, droit dans les yeux, car elle savait que c’était grâce à elle que tout ceci avait été possible. Alors, sans hésiter la moindre seconde, elle approcha sa bouche de celle de Clara. Le baiser fougueux qu’elles échangèrent ne resta pas inaperçu. Marguerite venait de se rendre compte de ce qui se passait entre les quatre filles. Elle était trop loin et il était un peu tard pour intervenir. Elle ne pouvait pas crier, non plus. Cela aurait attiré toute l’attention sur les filles et c’est justement ce qu’elle voulait éviter. Au fond d’elle-même, elle avait aussi très envie de participer. De se sentir libérée de toute contrainte. Marguerite, en tant qu’adulte, en tant que femme respectable et respectée, elle se devait d’être irréprochable. Il lui était donc impossible de satisfaire ses envies profondément ancrées, en public. Dans l’intimité de sa chambre, elle se permettait tout ce que la morale lui interdisait de faire en public. Comme à ce moment précis où elle avait une terrifiante envie d’embrasser Charline sur la bouche. Comme le faisait Clara avec Élisa. Son regard se déplaça vers Estelle qui jouait au ballon avec les jeunes enfants de son groupe. Là encore, Marguerite devait se résoudre à ne pas céder à la tentation d’aller l’embrasser sur la bouche. Elle en avait très envie et elle se doutait bien que la jeune fille se laisserait manipuler. Mais, devant tout le monde, c’était carrément impossible. Inacceptable. Jorick avait, lui aussi, bien compris ce qui se passait entre les filles. Lui, il osa s’avancer bravement vers Clara. Quand il fut assez près, il lança.

« Super, les filles. Vous apprenez à bien embrasser. On pourrait participer, nous aussi ?  »

Ses deux compères l’avaient suivi jusqu’à ce groupe de filles et ils entouraient Annabelle et Flora. Clara, puisque c’est à elle que s’adressait la question, lui répondit avec un sourire.