Clara, Maîtresse diabolique (19/28)

Doucement, Charline se calma sous le baiser. Mais Flora n’en avait pas fini avec sa proie. Elle baissa le drap jusqu’aux chevilles et elle remonta ensuite la chemise de nuit au-dessus de la taille. La sage culotte blanche était bien visible, désormais, et, en y regardant de plus près, une toute petite tâche d’humidité la décorait en son centre. Petite tâche qui s’étendit très rapidement sous la caresse subtile de Flora. Clara s’occupait de la poitrine, Flora se glissa entre les cuisses de la femme alanguie. Était-elle en face de réveil, ou bien encore endormie profondément ? Dans sa semi inconscience, elle commença à murmurer des mots incompréhensibles, puis Clara réussit à deviner ce qu’elle tentait de dire. « Non, pas ça, pas ça.  » Son esprit essayait de résister au plaisir qui gonflait inexorablement dans son ventre. Sa tête disait non, son corps disait encore. Contrairement à ses supplications, ses cuisses s’étaient largement ouvertes pour accueillir le corps fluet de sa jeune tortionnaire. La bouche de Flora atteignit son but et Charline exulta littéralement. Elle posa ostensiblement ses deux mains sur la tête de Flora pour qu’elle l’amène au summum de son orgasme. Flora reçut en plein visage le jet de cyprine d’une Charline sans voix pour exprimer sa jouissance. Doucement, elle redescendit de son petit nuage, sans pour autant se réveiller. Faisait-elle semblant de dormir ? Parfaitement réveillée, elle aurait dû admettre sa défaite et sa soumission envers les deux perverses. Il était donc préférable de dormir, se taire, et profiter le plus longtemps possible de l’extase où les jeunes filles l’avaient amenée. Clara retourna dans son lit, emmenant Flora avec elle. Elles ne purent s’endormir que beaucoup plus tard, après de très longues caresses.

Le lendemain matin, aucune allusion ne fut faite à propos des événements de la nuit passée. Charline fit semblant d’ignorer les deux filles. Enfin, pas trop tout de même. Cela aurait pu paraître suspect, aux yeux de tous. Elle se demanda quand même si elle devait en parler à Marguerite. C’était sa Maîtresse, mais c’était aussi la responsable du centre de vacances. Elle préféra se taire, pour le moment. Elle ne savait pas vraiment si elle avait rêvé son agression, ou si ce n’était qu’un fantasme érotique, après ce que les filles avaient osé, quand elles étaient toutes les trois dans l’eau. La vie continuait au centre et, ce lundi matin, Marguerite avait prévu une sortie, à pied, dans la ville voisine. C’était jour de marché à Fleurance. Et Marguerite avait prévu quelque chose de spécial pour elles deux. Charline ne l’apprit qu’après leur arrivée sur le marché traditionnel. Clara portait une minijupe rose, celle de Flora était bleue. Annabelle portait elle aussi une minijupe, vert foncé, qu’elle avait dû passer sous les « conseils » de Clara. Il y avait évidemment beaucoup d’exposants, principalement des maraîchers qui vendaient leurs fruits et légumes frais. Michèle était là, elle aussi, pour choisir ce qu’il fallait pour les repas à venir. Armand, le chauffeur du bus, était lui aussi présent. Il n’avait rien de spécial à faire pour ce début de semaine. Il observait ce qui se passait autour de lui. À ses yeux, Marguerite était intouchable. Mais Charline avait un corps qui ne le laissait pas indifférent. Michèle aussi, dans une autre mesure, car celle-ci était mariée à Jocelyn. Et il regardait, sans aucune arrière-pensée, les jeunes filles qui faisaient danser leurs jupes, souvent très courtes. C’était un peu comme un jeu, savoir s’il pouvait apercevoir la petite culotte qu’elles portaient, il en était certain. Et c’est tout à fait par hasard qu’il vit la main de Clara soulever la minijupe de sa voisine. Et celle-ci ne semblait pas du tout gênée par cette caresse. Mieux, elle se collait contre Clara, ignorant totalement si quelqu’un pouvait la voir. Elle faisait entièrement confiance à sa jeune Maîtresse, même lorsque les doigts pénétrèrent dans sa petite culotte. Flora n’était évidemment pas très loin du couple et c’est elle qui se rendit compte, la première, que le chauffeur observait cette scène avec attention. Avec, semble-t-il, un très fort intérêt. D’un simple signe, elle fit comprendre à Clara qu’elle était observée. Celle-ci jeta un œil vers le chauffeur, comprenant immédiatement qu’elle n’avait aucune crainte à avoir. Ce n’était certainement pas lui qui irait raconter cela à d’autres.

Les filles se dirigèrent vers un vendeur de fringues, un peu plus loin. Clara avait bien sûr ôté sa main de la culotte de sa soumise. Armand était resté à portée de vue et il les observait toujours, pas très discrètement. Les trois filles tournaient et virevoltaient autour des portants de vêtements, jugeant les tenues un peu ringardes. Ce n’était pas vraiment à la mode pour des jeunes filles de leur âge. Clara se fit câline et se dirigea vers le vendeur, un vieux monsieur bedonnant. Elle lui expliqua ce qu’elle recherchait, pour elle et ses amies. Conciliant, le vieil homme lui assura que, la semaine prochaine, il ajouterait des articles selon ses choix à elle. En attendant, il lui proposa deux ou trois jupes, un peu courtes, et lui indiqua qu’il y avait une cabine d’essayage, à l’arrière de son camion. Elle n’était pas visible directement de la place du marché. Il fallait se déplacer dans une allée pour la voir. Clara choisit une jupe, la plus courte possible. La taille correspondait à celle de sa soumise, Annabelle. Elle poussa gentiment la jeune innocente vers le camion. Elle entra avec elle dans la cabine et referma le rideau. Elle demanda à Annabelle de se déshabiller, jupe et tee-shirt. La soumise obéit, sans vraiment comprendre. La jupe au sol, elle ôta le haut. Elle était pratiquement nue lorsque Clara regarda si quelqu’un observait la cabine. Armand était bien là, bien placé. Elle écarta le rideau pour qu’il puisse apercevoir le corps gracile de la jeune fille. Lorsqu’elle se retourna, il put également voir les petits seins déjà un peu développés. Il regarda Clara et lui fit un signe, pouce levé, pour la remercier du spectacle et pour lui signifier qu’il appréciait la vue.