Clara, Maîtresse diabolique (17/28)

Les autres filles, sous la douche, ne faisaient pas du tout attention à ce qui se passait à seulement quelques mètres d’elles. Il n’y avait que Luana, chargée de la surveillance, qui rougit en voyant comment Clara s’occupait de la jeune fille. Clara laissa ensuite Annabelle et Flora ensemble et elle sortit lentement. Et c’est tout naturellement vers Luana qu’elle se dirigea. Comme à son habitude, elle tenta encore une fois de la caresser là où elle ne devait surtout pas. Luana était méfiante et elle se tourna juste à temps. Mais Clara était tenace et, bloquée par la porte, la jeune fille ne put empêcher sa tortionnaire de glisser sa main sous sa jupe, devant, entre ses cuisses. De la façon dont elles étaient placées, personne ne pouvait voir ce qui se passait entre les deux protagonistes. Et fort heureusement. Luana était tout de même un peu plus forte que Clara et surtout, elle avait une tâche à accomplir, une grande responsabilité. La surveillance des plus jeunes sous la douche, de façon à ce que tout se passe à merveille. Elle réussit donc à se dégager facilement et elle retourna dans la pièce des douches. Clara retourna vers la chambre pour s’habiller. Dans le couloir qui menait à la chambre commune, elle devait passer devant les portes des deux chambres de celles qui étaient chargées de veiller sur elles. Luana à gauche et Charline à droite. C’est justement en passant très près de cette porte qu’elle perçut un gémissement, presque inaudible. Mais Clara était toujours à l’affût de ce qui était inédit. Et, ce gémissement, ici-même et à cette heure-là était on-ne-peut plus suspect. Elle entrouvrit la porte dans la plus grande discrétion. Et ce qu’elle vit la fit frissonner. Et cela la conforta dans ce qu’elle avait pressenti depuis longtemps. Marguerite était allongée sur le lit, la tête en arrière, et les cuisses largement ouvertes. Entre elles, on ne voyait que la tête de Charline. Elle semblait très active et Marguerite appréciait la caresse buccale. Clara referma la porte avant d’être découverte et elle regagna sa chambre. Flora et Annabelle arrivèrent juste après. Flora n’avait apporté qu’un seul short et le reste, ce n’était que des minijupes. Clara n’avait pas pris de short, uniquement des minijupes. Annabelle avait passé des leggings. Très moulant, évidemment. Elle le disait elle-même, ça lui faisait un cul d’enfer. C’était son oncle qui lui disait cela, chaque fois qu’il la voyait, habillée ainsi. Annabelle se retrouva une fois de plus coincée entre les deux filles. Clara avait posé ses deux mains sur les petites fesses de sa soumise qui acceptait déjà tout. Flora, derrière elle, avait glissé ses mains sous ses aisselles et elle caressait la poitrine naissante. Clara regarda sa soumise droit dans les yeux pour lui dire.

« C’est vrai que tu as un cul d’enfer mais, moi, ce que je veux, c’est passer ma main dans ta culotte, sous ta jupe. Donc, les leggings, oublie-les.  »

Résignée, Annabelle acquiesça sans discuter. Clara avait une autre question à poser à la jeune fille.

« Dis-moi tout. Je ne connais pas toutes tes copines, celles qui sont dans ton école privée. Je suis certaine qu’il y en a au moins une qui a déjà essayé de t’embrasser. Peut-être même plus ?  »

Annabelle ne prit que deux minutes pour réfléchir. Il y avait bien Léa, sa grande copine, qui avait essayé une fois de l’embrasser sur la bouche. Elle avait réagi brutalement en la repoussant. Depuis, elle n’avait jamais recommencé. Annabelle se demandait si c’était cela que Clara voulait savoir. Elle se demandait aussi si elle devait mêler sa meilleure amie à des jeux, plus ou moins, interdits. Clara attendait une réponse, et Annabelle se sentait incapable de lui mentir. Elle lança le prénom, Léa. Évidemment qu’elle dut expliquer ce qui s’était déjà passé entre elles et dans quelles circonstances elle avait tenté son bisou d’amoureuse.

« C’était il y a trois mois, à peu près. Après le week-end de Pâques. Je m’en souviens parfaitement car j’avais été malade. Crise de foie. J’avais justement rapporté tout ce qui me restait en chocolat pour ma meilleure amie. Léa est une gourmande invétérée. Elle peut manger tout ce qu’elle veut sans jamais être malade. Et sans prendre un seul gramme. Et, ce jour-là, elle s’est collée contre moi, très serrée. Et c’est là qu’elle a tenté de m’embrasser sur la bouche. J’ai sûrement réagi un peu brutalement en la repoussant mais c’était surtout parce que j’étais surprise. Depuis ce jour-là, elle n’a jamais vraiment réessayé. Mais je sens bien qu’il ne faudrait pas grand-chose pour la stimuler.  »

Toutes les autres filles étaient désormais revenues dans la chambre et il n’était plus question de parler de cela, pas devant les plus jeunes. C’est dans un gentil brouhaha que tout le monde se dirigea vers la salle commune pour dîner. Avant de prendre place à sa table, Clara intercepta Jorick pour lui glisser quelques mots à l’oreille. Il sembla d’abord surpris, puis intrigué. Mais il accepta le rendez-vous qu’elle lui avait fixé, après le repas. Michèle était une excellente cuisinière et les plats servis étaient tous délicieux, et sains. Marguerite était vraiment satisfaite d’avoir trouvé cette perle rare. Le couple lui rendait les services qu’elle et son mari étaient incapables de réaliser. Évidemment, le couple était rémunéré, tout comme les animateurs et animatrices. C’était l’association, dont elle était la présidente, qui payait les frais pour le centre de vacances. Marguerite mettait simplement sa demeure à disposition, mais les frais d’entretien des bâtiments étaient, eux aussi, pris en charge par l’association. Il fallait que tout soit parfaitement aux normes pour accueillir un public aussi jeune. Au cours du repas, Marguerite se leva pour annoncer que, le lendemain, une sortie était organisée pour se rendre au marché de la ville voisine. Les babillages reprirent de plus belle après cette annonce, chacun et chacune voulant parler de son expérience sur le sujet. Certains enfants vivaient dans la ferme de leurs parents et ils allaient régulièrement au marché avec leurs parents.

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