Martine trois (04/29)

Un lit pour une personne. Nous allions forcément être serrées l’une contre l’autre. Il est vrai que je ne la connaissais pas depuis très longtemps mais je m’étais faite à l’idée que je pouvais lui faire entièrement confiance. Pas au point de lui révéler tous mes petits secrets, tout de même. Je crois malgré tout qu’elle m’aurait parfaitement comprise. Elle vint se coucher avec moi et elle a éteint la lumière. Seule la lumière d’un lampadaire public éclairait encore un peu la pièce. Elle restait silencieuse. Un peu perturbée, me semblait-il. Il lui fallut beaucoup de courage pour oser me poser la question.

« Je peux te poser une question ? Un peu personnelle.  »

Mon silence valait réponse.

« Tu n’es pas trop handicapée par ton poids ? Par ton obésité ?  »

« Et surtout cette poitrine exubérante, ce n’est pas trop gênant ?  »

« Je suis faite ainsi. C’est mon corps et mes forces sont adaptées à pouvoir me bouger librement. Évidemment, c’est très difficile pour le sport, et pour certaines choses. Mais je réussis à me débrouiller, dans la plupart des cas.  »

« Pour ma poitrine, c’est exactement pareil. J’ai toujours eu une forte poitrine. Je ne peux pas savoir ce que serait ma vie si j’étais différente.  »

Les réponses semblèrent la satisfaire. Mais je sentais qu’il restait un léger malaise. Une question en suspens qu’elle hésitait à poser.

« Ma poitrine. Tu veux la voir ?  »

Je sus immédiatement que j’avais fait mouche. Elle soupira avant de me dire.

« Si cela ne te dérange pas trop, oui, j’aimerais bien la voir.  »

Je me levais aussitôt et j’ôtais ma chemise de nuit. Je ne gardais que ma culotte avant de regagner la chaleur du lit. Cécile pouvait les voir de très près, maintenant. Elle n’osait pas encore toucher mais je savais que ce serait la prochaine étape. Pour devancer sa question, je pris sa main que je posais directement sur mon sein. Elle a bien résisté. Un millième de seconde. Mais, une fois sa main au contact de mon sein, elle est restée collée, envoûtée. Je me suis tournée sur le côté, en prenant bien soin de garder sa main au contact de ma poitrine. Je me suis endormie très rapidement, tandis qu’elle jouait avec mon téton. Je me suis réveillée dans la même position, le lendemain. Il faisait déjà un peu jour dehors. Cécile jouait encore avec la pointe érigée de mon sein. Je lui laissais croire que je dormais encore un bon petit quart-d’heure. Je me retournais vers elle ensuite, en faisant semblant de me réveiller à l’instant. Elle avait pu voir, un peu, toucher, beaucoup. Maintenant elle pouvait admirer ma voluptueuse poitrine, à quelques centimètres de son visage. Je savais. J’avais déjà vu ce regard dans les yeux de Denise, ou dans ceux de Lalie. Je positionnais mon téton juste en face de sa bouche et je m’avançais vers sa bouche. Elle le happa goulûment. Elle en avait envie. Elle en rêvait depuis qu’elle m’avait vue ôter ma chemise de nuit.

Elle n’aurait jamais osé demander une telle chose. Pas après qu’elle m’ait mise en garde contre les personnes toxiques, dangereuses. Mais, vu que c’était moi qui lui mettais directement en bouche, alors elle se déchaina littéralement. Je connaissais les femmes, leurs envies. Cécile n’était pas différente des autres. Je glissais une jambe entre ses cuisses, très haut, et je massais délicatement son sexe. Ma main libre s’occupa de découvrir son corps, ses seins merveilleux même s’ils étaient moins gros que les miens. Ils auraient certainement fait le bonheur d’un homme. Ou d’une femme. Nous sommes restées au lit une bonne partie de la matinée. Elle ne pouvait se séparer de son nouveau jouet. Pourtant, nos ventres criaient famine. Nous sommes allées prendre notre douche ensemble. Pour économiser de l’eau. Mais surtout pour rester nues, l’une contre l’autre. Ce fut l’occasion pour moi de la voir entièrement nue, de la tête aux pieds. C’est vraiment une très jolie femme, dommage que les hommes ne puissent s’en rendre compte comme moi. Nous sommes restées à flâner dans l’appartement jusqu’à midi. Pas très faim, l’une comme l’autre. Nous nous sommes habillées pour sortir dans les rues de Lyon. Elle habitait tout près du centre. Nous sommes passées tout près de son école, là où elle enseignait. Puis, les grands magasins. Un, surtout. Immense. Sur plusieurs étages. Avec absolument tout ce que vous pouviez désirer. Ou presque. C’était magique pour moi qui n’était jamais sortie de ma campagne. J’avais déjà vu, à la télévision, un reportage sur l’un des grands magasins de Paris. Ce n’était pas la même enseigne, mais je pouvais le vivre en direct. Du luminaire à l’électro-ménager, il y avait tout pour la maison. Mais c’était surtout le rayon vêtements qui nous intéressait.

Il y avait un choix immense de robes, chemisiers et corsages, pulls. La mode des jeans faisait son apparition mais principalement pour les hommes. Les femmes et les jeunes filles ne portaient que très rarement un pantalon, à cette époque. Nous avons traversé le rayon lingerie fine. Je n’osais pas toucher, tellement c’était beau. Cécile était un peu comme moi. Elle en avait envie mais c’était hors de prix pour elle. Par contre, elle était persuadée que Sabine ne portait que ce genre de sous-vêtements. Nous sommes retournées manger dans le petit bistrot de la veille. Beaucoup plus de monde, plus d’ambiance. Des jeunes surtout. Plus âgés que moi, et un peu plus jeunes que Cécile. Un des jeunes garçons semblait s’intéresser plus particulièrement à ma tante. Je crois qu’elle devait regretter de ne pas être seule, ce soir-là. Nous sommes rentrées, très fatiguées de notre journée. Cécile est allée prendre sa douche. Je suis rentrée avec elle dans la petite salle de bain. Et je me suis déshabillée entièrement. Elle n’avait d’autre choix que d’en faire autant. Après la douche, je n’ai remis qu’une culotte avant d’aller dormir. Cécile a fait de même. Je voyais bien que ce n’était pas dans ses habitudes, pour elle. De dormir à moitié nue. De dormir avec une femme. Une jeune femme, dans son lit.

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