Retour de bâton ! (03/23) (Bien fait pour lui !)

Et qu’il aurait bien besoin de mes conseils pour aménager les logements qu’il possédait, qu’il louait. Je connaissais très bien Stéphane et je savais qu’il ne fallait surtout pas que ce soit moi qui lui demande l’autorisation d’aller conseiller son ami. Toutes les décisions importantes devaient impérativement venir de lui seul. J’ai donc conseillé à Jean-Jacques de féliciter Stéphane pour la décoration de son appartement. C’est ce qu’il a fait le soir même. Stéphane était heureux de voir que son ami appréciait mon travail. Et c’est lui-même qui lui a proposé que j’aille le conseiller. Je refusais habilement, une première fois, en précisant que je n’étais pas une spécialiste et que je ne pourrais accepter d’être payée pour rendre service à son ami. Stéphane a eu l’air surpris, avant d’ajouter à brûle-pourpoint qu’il n’avait jamais été question d’être payée pour rendre ce service. Je finissais donc par accepter la proposition de mon mec, d’aller aider son ami d’enfance. Et c’est ainsi que, quelques semaines plus tard, nous sommes devenus amants, Jean-Jacques et moi. Quand j’ai fini par quitter Stéphane, c’est évidemment à Jean-Jacques que j’ai demandé un logement. Et c’est justement celui pour lequel il m’avait demandé conseil que j’ai atterri. Et où je vis toujours. Stéphane était alors au plus bas. En une seule soirée, il avait perdu son meilleur ami, qui était comme son frère, sa compagne, moi et sa fille qui a eu beaucoup de mal à accepter ce qu’il avait osé faire avec sa meilleure amie, Orlane, la fille de Jean-Jacques. J’avais compris que seule sa grande sœur, Clothilde, pouvait l’aider à s’en sortir. Je l’ai donc appelée pour qu’elle rejoigne son petit frère, inconsolable. Et c’est finalement dans ses bras qu’il a osé lui avouer qu’il l’aimait véritablement, depuis toujours. Que toutes les autres femmes n’étaient qu’une passade, puisqu’il ne pouvait pas avoir celle qu’il aimait au plus profond de lui. J’ai été très ravie d’apprendre que je n’avais été que cela, une passade. Mais je m’en suis vite remise. Vous avez déjà lu tout ce qui m’est arrivé ensuite.

Stéphane vivait donc une relation passionnée avec sa grande sœur. Il n’avait toujours pas renoncé à chasser, coureur un jour, coureur toujours. Mais, la différence, c’était que Clothilde l’aidait dans ses démarches, dans les approches. Elle pouvait, par exemple, s’occuper du mari tandis que Stéphane draguait la femme. Stéphane est un charmeur-né et très peu de femme ont pu lui résister. Quand cela arrivait, c’était Clothilde qui draguait la femme et Stéphane arrivait pour les surprendre, l’une avec l’autre. Et il obtenait ainsi toujours celle qu’il désirait. Avec sa grande sœur, complice, pour l’aider, il cherchait des challenges de plus en plus difficiles. La seule limite que Clothilde lui imposait, c’était l’âge de la femme, JAMAIS de mineures. Stéphane perdait peu à peu confiance en lui, lorsqu’il ne trouvait pas une nouvelle conquête à séduire. Clothilde se chargeait de le consoler, à sa manière. Clothilde a toujours été une dominatrice. Je le sais car elle l’a été avec moi. Je dois même avouer que nous nous voyons encore parfois. Je sais, je l’ai vue avec son amie, Céleste, une autre soumise, comme moi. Laura, sa nièce, est aussi tombée entre ses griffes, tout comme sa mère avant elle. Beaucoup de femmes donc, mais aussi quelques hommes, de jeunes hommes qui avaient une soif inextinguible d’apprendre. Je n’avais jamais imaginé que Stéphane finirait, lui aussi, par succomber. Elle lui avait promis de nouvelles expériences extraordinaires et il n’avait jamais été déçu. Surtout la première fois, chez Clothilde, où elle l’avait mis entièrement nu, attaché au lit, un bâillon-boule dans la bouche. C’est Céleste, la première, qui profita de ce corps d’homme, totalement à la merci des deux femmes. Stéphane ne voyait rien, ne connaissait pas ces femmes qui venaient s’approprier son corps, son sexe. Il en ressortait à chaque fois, exténué, comme s’il avait couru un marathon.

Clothilde était, elle l’est toujours, de plus en plus diabolique. Un jour, c’est la mère de Laura, l’ancienne compagne de Stéphane, qui s’est présentée devant ce corps à disposition. Les deux étaient cagoulés, impossible de savoir pour eux avec qui, ils faisaient l’amour. Lorsque Stéphane fut parti, sans rien savoir, la maman de Laura lui a affirmé que c’était sa meilleure baise de toute sa vie. Elle n’avait pas reconnu son ancien amant, et le père de sa fille. Clothilde m’utilisait parfois, pour son plaisir, avec Céleste, avec Laura, ou bien avec de jeunes hommes. Je l’ai su beaucoup plus tard mais elle participait également à des soirées libertines, mais jamais celles où moi, j’allais. Cela aurait pu être drôle de nous rencontrer chez la Comtesse d’Orgemont. Et c’est justement lors de l’une de ces soirées que le procureur, tout le monde le nommait ainsi mais je ne suis même pas certaine qu’il l’était vraiment, m’invita pour une soirée de même genre, mais avec d’autres personnes qui ne venaient jamais aux soirées de la Comtesse d’Orgemont. J’avais refusé, gentiment, son invitation. J’avais beaucoup d’autres sollicitations. Mais la curiosité prit un jour le dessus. Je préparais la première soirée chez Gonzague et je voulais qu’elle soit parfaite. J’avais besoin d’idées nouvelles, de personnes intéressantes aussi. Szofia et la Comtesse d’Orgemont étaient déjà prévenues et invitées. La Comtesse d’Orgemont serait d’ailleurs l’invitée d’honneur de la soirée quand elle pourrait venir. Il me restait à caler une date et à peaufiner les détails. Et c’est donc en faisant un peu de classement dans les documents que je retrouvais la carte de visite du procureur. C’est en repensant à son invitation que je l’appelais finalement. Il fut évidemment plus que ravi de mon appel. Et encore plus lorsque je lui demandais si son invitation tenait toujours. Je connaissais déjà la réponse et il devint beaucoup plus volubile. Bien sûr qu’il tenait à me rencontrer encore, dans d’autres lieux, mais il n’y avait pas de soirée de prévue dans l’immédiat. J’allais lui exprimer ma déception, toute légitime, lorsqu’il eut l’idée de prévoir lui-même une soirée, comme ça, au pied levé.

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