Elle s’endormit rapidement, serrée dans les bras de sa confidente. Mylène eut beaucoup plus de mal à trouver le sommeil, mais elle finit par sombrer dans des rêves érotiques. Elle revoyait la grande blonde qui lui léchait un sein, puis c’est le visage de Manon qui apparut, tétant ce même sein tout en caressant son jumeau. Elle mouillait carrément, simplement par le fait d’imaginer cette nouvelle situation. Dans son rêve, elle écarta les jambes. Dans son demi-sommeil, elle se fit la réflexion qu’elle était vraiment mouillée, et que les caresses sur ses seins étaient vraiment divines, presque réelles. Doucement, elle émergea pour trouver la jeune coquine qui lui tétait amoureusement le sein à sa portée. Ce n’était donc pas un rêve. Depuis combien de temps avait-elle commencé ses caresses ? Impossible de répondre. Manon sentit que sa tante était réveillée, et consciente. Vu qu’elle n’avait aucune réaction hostile aux caresses, elle osa relever le maxi-teeshirt qu’elle mettait pour dormir. Toujours pas de réaction quand elle l’ôta. Mylène n’avait plus que sa culotte et elle se laissait contempler par sa filleule. Ce n’était bien sûr pas la première fois qu’elle était nue devant elle. Mais le regard d’envie de sa nièce sur son corps dénudé, ça, c’était nouveau. Et cela la fit mouiller encore plus abondamment.
Offerte, jambes largement écartées, voilà comment elle se présentait ce matin sous les yeux enjôleurs de sa complice. Manon ôta rapidement sa propre nuisette et elle se glissa entre les cuisses ouvertes. Le contact peau contre peau électrisa les deux partenaires. Manon reprit en bouche le sein qu’elle avait dû abandonner tandis que sa chatte se frottait sur une des cuisses. Elle aussi mouillait abondamment, Mylène put s’en rendre compte aisément. Toutes les deux, elles étaient aux anges. Malgré le plaisir ressenti, aucune des deux ne réussit à jouir. Il fallait passer à l’étape supérieure. Toutes les deux étaient parfaitement en phase, comme connectées l’une à l’autre. Quand Mylène se déplaça lentement vers l’entrejambe de Manon, celle-ci se plaça également de manière à recevoir sa récompense. Mais elle était prête à lui rendre la pareille. C’est Mylène qui commença par un merveilleux cunni, elle qui n’avait presque jamais pratiqué. Elle était sans doute un peu maladroite mais les gémissements de sa « victime » lui disaient le contraire. Très vite, Manon mit sa tête entre les cuisses de sa tante et, écartant le tissu avec sa langue, commença à lécher la chatte luisante.
Très lentement, le plaisir montait pour les deux protagonistes mais l’issue était inexorable. Mylène était au-dessus de la petite qui s’arrangea pour baisser sa culotte. Quand l’excitation monta encore d’un cran, Manon retourna sa tante pour se retrouver au-dessus d’elle à son tour. Elle commença à se déchaîner sur la chatte dégoulinante de cyprine. Elle lapait, suçait, léchait la fente odorante. C’est finalement Mylène qui jouit la première, suivie de très près par sa nièce. Elles se rallongèrent côte à côte pour prolonger les caresses et le plaisir. Elles étaient toutes les deux dans un état de béatitude impressionnant. C’est Manon qui rompit le silence.
« Tu ne m’en veux pas, j’espère. J’en avais terriblement envie. Et ce, depuis des mois. Les dernières vacances à Sainte Maxime, pour être plus précise. »
Un silence révélateur avant de continuer.
« Je reproche souvent à ma mère sa façon d’être, comme une bonniche qui attend les consignes de son mâle. J’ai essayé plusieurs fois de la faire réagir, mais en vain. Je sais que je ne suis pas comme elle, bien au contraire. Mais pour autant, je n’arrivais pas à me projeter vers l’avenir. Je ne me voyais pas mariée avec un homme, pour le servir, pour élever ses enfants. »
« C’est pendant que tu dormais, au cours des dernières vacances, que j’ai commencé à comprendre. N’arrivant pas à dormir, je suis allée sur le balcon pour prendre l’air. La température était déjà élevée. Derniers jours de canicule. J’ai entendu des gémissements de plaisir venant de l’appartement voisin. Il me semblait pourtant qu’il était occupé par deux jeunes femmes. »
« En étant plus attentive, j’entendais parfaitement deux femmes différentes, mais pas de voix d’homme. Cela a duré très longtemps. J’étais un peu intriguée et, quand j’ai compris qu’elles allaient sortir, je suis sortie dans le couloir. Je les ai vues quitter leur appart, se tenant par la main. Elles se sont embrassées une fois la porte fermée. Elles ne m’avaient pas encore aperçue. Quand elles passèrent près de moi, je n’avais plus aucun doute. »
« La petite lueur dans les yeux et l’odeur qui les enveloppait, tout me confirmait ce que je savais pertinemment. Elles venaient de faire l’amour ensemble et cela les rendait encore plus majestueuses. Plus désirables. Je suis retournée sur le balcon pour réfléchir. Et c’est quand le soleil se leva que je compris enfin que je préférais les filles. »
Un très long silence suivit cette longue tirade. Manon avait enfin pu se libérer du poids de sa conscience. Elle avait réfléchi de longues heures sur les conséquences de cette révélation. Ce que cela changerait dans sa vie, dans celle de son entourage, ses amis, sa famille. Elle craignait avant tout d’être rejetée. Par chance, la première personne à qui elle pouvait enfin en parler ne la rejetait pas. Et même, au contraire. Au lycée, ou pendant les activités en dehors de l’école, elle continuait à fréquenter les mêmes personnes mais elle portait un regard différent sur les filles. Elle se demandait si celle-ci accepterait, si cette autre la rejetterait définitivement. La honte, si tout le monde apprenait sa préférence sexuelle. Mais pourtant, comment le cacher ? Et surtout, comment vivre pleinement sa sexualité ? Beaucoup de questions restaient sans réponse alors qu’elle avait désormais la certitude de préférer les femmes. Mylène, de son côté, prit également du temps pour réfléchir à cette nouvelle situation. Aucun regret pour avoir céder à ses pulsions, ni à celles de sa nièce. Elle craignait cependant que cela change ses rapports avec elle. Mais surtout ce qu’en dirait ses parents quand ils l’apprendraient, car c’était inévitable.