Marc avait entrepris de conquérir, ou reconquérir une partie de son électorat. Il avait décidé, en concertation avec son épouse, d’organiser des repas chez lui, avec les différentes couches de la société de sa commune. Des dirigeants de société, des artisans, des commerçants et des cadres d’entreprises. Tout se passait chez lui, afin d’éviter les critiques de l’opposition sur l’utilisation de l’argent public dans le cadre de sa campagne, s’il avait invité ces personnes dans un des restaurants chics de la ville. Madame était toujours présente, plus resplendissante que jamais. Elle aussi jouait son rôle de séduction pour attirer de nouveaux clients. Marc se faisait livrer les plats par un traiteur de la commune. Et, pour le service, il avait embauché Luana comme extra pour la soirée. Quand il y avait beaucoup d’invités, Maria, sa maman, venait l’aider à préparer les plateaux. Mais c’était uniquement Luana qui apparaissait aux yeux des invités. Marc connaissait sa fragilité, son dévouement et la discrétion dont elle faisait preuve à chaque instant. Mais, pour ces soirées spéciales, il lui avait choisi une tenue de circonstance. Elle avait aussitôt accepté lorsqu’il lui avait demandé de faire des extras. Elle voulait gagner plus d’argent pour aider sa famille. Ce n’est que la veille du premier repas que Marc lui présenta la tenue qu’elle devrait porter. C’était une simple tenue de soubrette, comme dans les films. Ce jour-là, seuls dans son bureau, Marc lui demanda de se déshabiller entièrement, ce qu’elle fit sans hésiter. Il commença par enfiler les bas. Puis le porte-jarretelles. C’est seulement après qu’il lui passa la culotte assortie à l’ensemble. Il prenait soin de lui expliquer pourquoi, et comment, il était primordial de respecter cet ordre-là. Ce fut ensuite le tour du soutien-gorge et la robe pour finir. Ce n’est que lorsqu’il la vit entièrement dans son costume de circonstance qu’il tomba en extase devant elle.
À genoux il s’approcha d’elle et glissa de nouveau ses mains sous la robe. Il attrapa la culotte qu’il descendit prudemment. Après cela, il ne lui restait qu’à glisser sa tête sous la robe pour lécher pour la première fois son intimité. Ce fut un moment intense pour lui, comme pour elle. C’était la première fois, et certainement pas la dernière. Il savoura cet instant magique où tout est possible, où rien n’a vraiment d’importance que le sentiment de plénitude qu’il ressentait. Il était redevenu jeune homme, découvrant le corps de la femme qu’il convoitait. Des expériences, Marc en avait connu beaucoup, avant de choisir son épouse. Jamais il n’avait ressenti pareil bonheur. C’était un retour aux sources. Un retour à sa jeunesse perdue. Il n’avait jamais trompé sa femme depuis leurs quinze années de mariage. Et là encore, il n’avait pas vraiment l’impression de la tromper. Il était un autre, vivant une aventure extraordinaire. Pour Luana, c’était encore des premières fois. Une robe neuve, des bas et des sous-vêtements sexy. Elle savait qu’elle était belle et terriblement désirable à ce moment précis. Elle l’avait lu dans le regard désespéré de Marc. Il l’avait regardée avec un regard suppliant, comme s’il lui demandait pardon à l’avance de ce qu’il allait se permettre de faire. Sans son autorisation. Il l’avait déjà caressée, très souvent et parfois longuement. Sa main s’était, à de rares occasions, aventurée entre ses cuisses. Elle l’avait toujours laissé faire, sachant que c’était inéluctable. Elle avait depuis le début accepté qu’elle serait sa soumise, sans condition aucune.
Frêle enfant de 17 ans, elle n’aurait eu aucun moyen de se défendre, vu la corpulence du bonhomme. Mais ce n’était ni par crainte, ni par peur de ce qu’il pourrait lui faire qu’elle avait accepté ce statut de soumise inconditionnelle. D’ailleurs, elle ne connaissait rien des rapports Maitre soumise. Elle ne s’était même jamais posé la question. Elle s’était donnée à lui, tout simplement parce qu’elle le désirait profondément. Elle était une jeune fille parfaite, obéissante. Elle faisait tout ce que disait sa mère. Et son père aussi. Elle n’avait jamais eu d’envies personnelles. Elle voulait aider sa famille du mieux qu’elle le pouvait. Ses études, c’était encore et toujours pour le bien de son entourage. Lorsqu’elle avait senti le désir qu’elle suscitait chez cet homme bon et généreux, elle n’avait pas hésité une seule seconde et elle avait désiré ses mains sur elle. Cette envie n’avait jamais disparu depuis ce moment-là. Elle avait sûrement détecté qu’il y avait une différence incomparable avec Rachid, son ancien régulateur. Chez lui aussi, elle avait senti du désir. Mais lui rêvait de la posséder, de la salir, uniquement pour son plaisir personnel. Et elle serait fatalement tombée entre ses griffes si elle n’avait pas connu son sauveur, son bienfaiteur. Le bienfaiteur de sa famille. Jamais elle ne s’était posée la question, si c’était bien ou mal. Elle le faisait parce qu’elle en avait envie, en son for intérieur. Les caresses d’un homme sur ses formes avaient éveillé sa sexualité. Et, aujourd’hui, de nouvelles caresses. De nouvelles sensations. Encore plus fortes que tout ce qu’elle avait pu connaître précédemment. C’était si puissant qu’elle sentait qu’elle coulait, littéralement. Elle tentait désespérément de retenir ce liquide en elle. Mais, plus elle se forçait, plus la pression devenait intenable et elle sentait qu’elle se liquéfiait, de l’intérieur. Elle était prête à pleurer lorsque ses forces l’abandonnèrent lâchement. Elle se déversa dans la bouche de son amant, avec une honte indescriptible. Et lui qui buvait tout. Qui aspirait tout. Elle était horrifiée mais terriblement soulagée qu’il ne lui en veuille pas.
Ce moment incroyable, inoubliable, se renouvela dès le lendemain, jour du dîner. Elle était rentrée chez elle quelques heures avant de revenir en soirée. Elle n’avait pas pu avaler la moindre nourriture, angoissée par ce qui pourrait arriver durant la soirée. Elle savait que c’était très important pour Marc, voire même capital. Elle ne devait surtout pas tout faire foirer par sa maladresse. Elle prit la tenue qu’il désirait qu’elle porte ce soir-là et elle entra dans son bureau. Elle déposa la tenue et resta ainsi, bien droite, attendant la suite. Comme elle ne bougeait plus, il se leva et il vit qu’elle avait fermé les yeux. Il entreprit, comme la veille, de la déshabiller entièrement. Il aimait la voir nue, l’avoir nue près de lui. Il enfila ses bas, puis le porte-jarretelles. Elle ne bougeait toujours pas. Alors, comme mu par une force invisible, surnaturelle, il déposa de petits baisers entre ses cuisses. Puis plus précisément sur son intimité. Il reprit la même caresse que la veille, avec autant de plaisir et d’insouciance.