Malika (05/18)

Elle me caressait lorsqu’elle en avait envie, puis elle se retournait. Pour dormir. C’était toujours elle qui était à l’initiative. C’était aussi Malika qui écrivait la liste des courses à faire. Un matin, j’eus la grande surprise de lire le mot « Préservatif ». J’ai failli hurler de joie. Elle a rougi en voyant mon regard étonné. C’était elle qui décidait de quand, et où. J’étais à sa merci et j’aimais beaucoup. La boite resta un long moment sur la table de nuit, avant de servir une première fois. C’était un samedi soir. Après m’avoir bien fait bander, elle m’a désigné la boite. J’ai sorti une pochette et elle m’a « habillé « . Ensuite, elle s’est tournée pour guider elle-même ma queue entre ses fesses. Je n’ignorais pas que les femmes musulmanes devaient rester vierges jusqu’au mariage. C’était un moyen détourné pour prendre tout de même du plaisir. Et j’ai pu me rendre compte que le passage était déjà fait. Elle avait déjà pratiqué. Mais le passage restait étroit tout de même et j’eus énormément de plaisir à l’enculer. À son rythme. Depuis ce soir-là, nous pratiquons régulièrement cet exercice, seulement lorsqu’elle en a envie. Mais j’avoue qu’elle en a souvent envie. Ce qui me satisfaisait pleinement. Je l’ai recueillie chez moi pour la « sauver », je n’ai jamais imposé quoi que ce soit en retour. Juste son amitié me suffisait. Tous les petits plus, je les prenais comme un bonus, une offrande. Elle me donnait le meilleur d’elle-même. Je sais qu’elle a essayé plusieurs fois de contacter son père, qui restait inéluctablement sur ses positions. Sa mère aussi lui demandait de revenir, mais elle sentait bien qu’elle était tout de même heureuse de la savoir en bonne santé. Je n’avais pas encore de projet de vie, je vivais l’instant présent comme un cadeau du ciel. Pourtant, une idée germa doucement dans ma tête. Je commençais seul mes recherches et, lorsque je fus certain d’avoir toutes les réponses, je me décidais à lui exposer ce dont j’avais envie. Nous vivions très heureux dans mon petit appartement mais je sentais bien qu’elle se sentait, parfois, comme une invitée chez moi. Elle ne prenait aucune initiative concernant notre cadre de vie, la décoration, changer les rideaux. Elle me demandait constamment mon autorisation.
Je lui parlais donc de changer de lieu, d’avoir un appartement, ou bien une maison, que nous aurions choisi ensemble. Pour qu’elle se sente elle aussi chez elle. J’ai vu des larmes (de joie) lui monter aux yeux. Elle était évidemment ravie et prête à partir, un peu plus loin de cette métropole. Nous avons commencé à chercher immédiatement, sur Internet, un nouveau lieu de vie. Elle optait principalement pour des appartements, pas trop chers. Moi, j’avais plus envie d’une maison où nous pourrions nous sentir vraiment chez nous. Ces recherches ont duré plusieurs semaines, sans réel résultat. C’était frustrant, pour elle comme pour moi. Une petite lueur d’espoir vint de la part d’un collègue de travail qui venait, malheureusement pour lui, de perdre sa mère. Il avait donc hérité de la maison qu’elle habitait, à quelques kilomètres de Lyon. Quand je lui ai annoncé que je cherchais une maison à louer, il me proposa aussitôt d’aller la visiter. J’y suis allé seul, une première fois, avec lui, pour ne pas être déçu, et donner de faux espoirs à Malika. Mais c’était miraculeusement la maison que j’avais imaginée dans mes rêves les plus fous. Roger, mon collègue, ne pouvait se résoudre à la vendre, c’était là qu’il avait passé son enfance, là où ses parents avaient vécu, et étaient décédés, l’un après l’autre. En la louant, il gardait son bien, et valorisait aussi son héritage. Je lui ai dit que j’étais vraiment intéressé, mais que je n’étais pas seul à prendre la décision. Il me regarda un instant, surpris. Personne ne savait que je vivais avec Malika. Même si certains avaient émis des soupçons, lorsque je refusais d’aller boire un verre avec eux. Ils me pensaient amoureux, mais aucun n’avait pensé que j’étais déjà en « couple ».
Roger me laissa les clés de la maison pour que je puisse faire la surprise à ma compagne de vie. J’ai attendu le week-end pour proposer une ballade à Malika. Elle était toujours heureuse de pouvoir sortir de notre appartement. Nous avons roulé un moment et elle n’a pas vraiment compris pourquoi je m’arrêtais dans ce village, près de cette jolie maison. Mais elle m’a suivi tout de même, en toute confiance. Elle pensait que nous allions rendre visite à un ami, un collègue. Mais c’est lorsque j’ai sorti la clé de ma poche qu’elle a commencé à comprendre la raison de notre présence ici. Nous sommes entrés et je lui ai fait visiter les pièces principales. Puis, je lui expliquais tout, de A à Z, elle en avait les larmes aux yeux. Encore une fois. Elle se jeta dans mes bras pour un baiser très coquin. Jamais je ne l’avais sentie aussi heureuse qu’à ce moment-là. J’avais, semble-t-il, trouvé le chemin de son cœur. Après ce long câlin, je lui posais tout de même la question. Voulait-elle vivre ici, avec moi ? Sa réponse fut un simple sourire, qui en disait long sur ses envies. J’appelais aussitôt Roger pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il avait de nouveaux locataires. Il devait tout d’abord faire quelques démarches administratives. Et nous devions préparer notre déménagement. Ce fût l’effervescence chez nous tout le mois qui précéda l’arrivée dans Notre maison. Roger, et quelques collègues, vinrent nous aider pour le déménagement. Nous avions décidé, avec l’accord de Roger, de garder certains meubles déjà présents. Il n’avait pas l’intention de les vendre, et ne pouvait se résoudre à les stocker dans un garde-meubles. C’était la solution la plus économique pour lui, comme pour nous. C’était, en fait, un double déménagement. Il emporta chez lui les meubles que nous ne voulions pas. Et c’est ainsi que commença ma nouvelle vie. Ce déménagement fut aussi l’occasion pour moi de présenter Malika à mes collègues les plus proches. Malika était, a toujours été, une très belle femme. Légèrement typée méditerranéenne, seul son prénom pouvait donner à penser qu’elle était d’origine maghrébine.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *