Mirabelle (32/37)

Sans un mot. Viviane avait évidemment signalé sa disparition aux autorités mais il n’avait rien fait de mal, chacun avait le droit de disparaître s’il le désirait. Et la police n’y pouvait rien. Elle vivait depuis dans l’attente de ses nouvelles, ou bien la découverte de son corps. Elle ne savait plus. Elle avait simplement appris que, juste avant de disparaître, il était très proche d’une secte qui prônait le suicide avant la date fatidique. Cela faisait donc plus de six mois qu’elle était sans nouvelle. Et Jean-Marc avait plutôt mal digéré cette disparition. Il s’était même remis à jouer, depuis la soirée du Nouvel An. Il avait perdu son travail, et Viviane avait déjà dû intervenir pour régler sa dette. En lui répétant que c’était la dernière fois.

Je me sentais triste pour Viviane d’avoir connu l’abandon ainsi et surtout de n’avoir plus aucune nouvelle de l’homme qu’elle a aimé et qui lui a donné son fils. Pauline avait retenu qu’elle devait tout faire pour empêcher son mari de tomber dans les mêmes travers. Elle espérait beaucoup de ce week-end enfin seuls tous les deux, sans avoir Augustin à gérer. Elle avait compris que son fils m’avait adoptée et elle pouvait nous le laisser sans crainte. Il se réveilla un peu après 21 heures, en commençant à bouger dans son couffin. Pauline le prit dans ses bras pour le calmer mais cela n’était semble-t-il pas suffisant. Il était encore un peu trop tôt pour la tétée. Elle avait commencé à l’habituer à prendre le biberon, depuis qu’elle avait repris le travail. Vu qu’il ne se calmait pas, je proposais à Pauline de le prendre à mon tour. L’effet fut immédiat, il se cala contre ma poitrine et recommença à sommeiller. Pauline et Viviane étaient très étonnées que j’ai une telle aura, capable de calmer les enfants.  Je leur expliquais que j’avais toujours eu cet effet-là sur les tous petits. C’est un peu pour cette raison que je me voyais bien soigner des enfants, même très petits. Augustin s’énerva à nouveau, plus de trente minutes après mais c’était la faim qu’il l’avait réveillé. Pauline était très à l’aise avec nous et son mari absent, elle baissa les bretelles de sa robe et exposa sa poitrine, enveloppée dans un soutien-gorge de maternité. Il tenait parfaitement son rôle de soutien, habituellement, et les bonnets pouvaient s’ouvrir par devant, tenus par une simple pression. Elle dégagea son sein que son fils attrapa aussitôt. J’avais repris place auprès d’elle et, sans lui demander la permission, je sortis son autre sein.

Elle me jeta encore une fois son regard suppliant. Je me penchais légèrement pour prendre son téton en bouche. En entendant le soupir de bien-être qu’elle poussa à ce moment-là, je compris que c’était exactement ce qu’elle attendait. Je tétais amoureusement ce sein et je pus goûter pour la première fois au lait maternel. Elle en avait beaucoup trop et cela la gênait le plus souvent. C’est la raison pour laquelle elle devait se frotter le sein libre, tandis que son fils utilisait l’autre. Viviane nous avait rejointes et Pauline avait ses cuisses très écartées. Je ne me souciais pas de ce qui se passait à côté de moi. J’étais bien trop occupée avec mon plaisir de sucer ce sein. J’ai pourtant cru apercevoir la main de Viviane entre les cuisses de sa belle-fille. Un autre bruit bien distinct se fit entendre. Elles étaient en train de s’embrasser à pleine bouche. Pour la seconde fois de la soirée, je sentis l’orgasme monter dans le corps de Pauline et elle exulta bruyamment. Augustin s’était endormi paisiblement. Il était temps d’aller le coucher. Contrairement à ce qui avait été prévu, Jean-Marc n’était pas revenu de sa « balade ». Pauline devrait donc dormir ici. Viviane lui donna la chambre qu’elle m’avait réservée, quand je suis arrivée. Elle prit mon sac de voyage pour le poser dans sa chambre à elle. Elle me laissa là, sans rien me dire, prit quelque chose dans le tiroir d’une commode et me laissa seule un bon moment. Je savais qu’elle était en face, dans la chambre avec Pauline. Et moi, j’attendais bêtement, sans savoir où je devrais dormir. J’avais bien une petite idée mais je ne pensais pas que Viviane allait me faire dormir avec elle, dans le même lit. Il y avait aussi un canapé dans sa chambre. Je supposais que c’était là que je dormirais. Je commençais à sortir mes affaires pour dormir. J’aurais aimé aller me changer dans la salle de bain mais je préférais attendre le retour de Viviane. Elle avait un regard plus que satisfait lorsqu’elle revint dans sa chambre. Quand elle vit que j’avais préparé mes vêtements pour la nuit, elle me proposa de les passer. Immédiatement.

Ce n’était pas vraiment un ordre, mais c’est ainsi que je l’avais ressenti. Je n’avais pas de paravent pour me cacher. J’ai décidé de me déshabiller entièrement, face à elle. Corsage, jupe, chaussettes. Ses yeux s’étaient illuminés en voyant mon soutien-gorge, rouge. Et encore plus lorsqu’elle aperçut la culotte coordonnée. Je restais un petit instant, sans bouger. Je passais mes mains dans mon dos pour dégrafer mon soutien-gorge, lui dévoilant de nouveau ma poitrine. Je finis par descendre ma culotte jusqu’à mes chevilles. Je me baissais pour la ramasser et la ranger dans mon sac. J’étais nue, totalement nue et je n’étais nullement gênée. Au contraire, je trouvais cela très naturel. Je lui laissais tout le temps pour admirer le côté face, avant de lui montrer le côté pile. Puis, très lentement, j’enfilais mon long tee-shirt que j’avais prévu pour la nuit. Je me tournais vers elle pour voir son regard d’envie. Elle semblait prête à me manger toute crue. Je savais que cela arriverait mais pas en présence de son fils, qui pouvait rentrer à tout moment, et de Pauline. Je restais face à elle, en guise de défi. C’était à son tour de me présenter son corps. Que j’avais déjà longuement aperçu à la plage, il y a une semaine. Je n’osais bien sûr rien demander. Une cloche sonna au lointain, lui rappelant qu’il fallait sans doute se coucher.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *