Malika était dans la cuisine lorsque je suis rentré chez moi. Elle préparait le repas du soir, avec ce qu’elle avait trouvé dans les placards. Je la remerciais, évidemment, mais je lui précisais tout de même qu’elle n’était pas obligée. Elle était mon invitée. Elle m’a répondu qu’elle l’avait bien compris, mais que cela lui faisait plaisir, d’être à nouveau utile. Je lui donnais un carnet et un crayon pour qu’elle note ce qu’elle aimerait que j’achète, pour les prochains jours. Puis, je lui donnais le téléphone que je venais d’acheter. Un peu surprise, et anxieuse. Je lui précisais que personne ne pourrait remonter l’appel, si elle téléphonait à ses parents. Le samedi suivant, j’allais au supermarché pour acheter ce qu’elle désirait. En rentrant, son colis attendait dans la boite aux lettres. Je rangeais les courses pendant qu’elle allait se changer. Enfin.
J’étais près de la fenêtre, donnant sur la rue, lorsqu’elle revint pour me remercier de tout ce que je faisais pour elle. Pour la première fois, j’eus droit à un petit baiser sur la joue. Mais j’étais plutôt intéressé par ce qui se passait dehors. Deux jeunes garçons avaient l’air de tourner autour de ma voiture. Quand j’en fis la remarque, Malika tourna la tête vers eux et reconnut son frère et l’un des garçons qui travaillait au magasin. Elle s’écarta immédiatement de la fenêtre, comme s’ils pouvaient la voir. Je lui demandais de rester dans sa chambre, que j’allais gérer ça. Je suis sorti par l’arrière de mon bâtiment et je suis arrivé près de ma voiture. Quand je l’ouvrais, prêt à repartir, ils s’approchèrent de moi. L’un d’eux demanda si c’était ma voiture. Je répondis que oui, et, avant qu’il ne pose une autre question, j’ajoutais que j’étais venu voir un ami, qu’il n’était pas chez lui et que je rentrais chez moi. Sans doute satisfaits de mes réponses, ils repartirent sans autre question. Comment avaient-ils pu me retrouver aussi vite ? À tout problème, sa solution. J’avais depuis longtemps envisagé de changer de véhicule. Je suis donc allé directement chez mon garagiste habituel. Il avait toujours de bons véhicules à vendre. Le véhicule que j’avais en vue était toujours disponible. Un magnifique Nissan Quasquai, noir. Les formalités furent vite accomplies, j’avais déjà l’argent nécessaire pour cet achat. Je récupérais mes quelques affaires dans mon ancien véhicule et je signais la carte grise, barrée des deux traits sous lesquels étaient inscrit.
« Pour destruction. »
Je rentrais chez moi mais je passais voir avant un voisin, un commerçant du quartier qui avait un garage à louer. Je signais tous les documents et je pus rentrer ma nouvelle voiture à l’abri des regards indiscrets. Malika était restée cloîtrée dans sa chambre, tremblant de peur qu’on ne vienne la chercher. Je la rassurais en lui disant qu’ils ne savaient rien, et surtout que j’avais fait en sorte qu’ils ne reviennent jamais. Elle se jeta dans mes bras et elle me serra très fort. J’aimais ce contact, ce premier véritable câlin, sa poitrine qui était plus imposante que ne le faisait deviner ses précédents habits. Nous avons dîné ensemble et ensuite, nous avons regardé la télé. Je suis allé me coucher, dans ma chambre, et elle a regagné son lit. J’étais prêt à m’endormir lorsqu’elle est venue me rejoindre dans mon lit. Elle m’a demandé, gentiment.
« Je peux dormir avec toi ? Juste dormir. » a-t-elle précisé.
Je lui ai fait une petite place en l’assurant que je ferais attention. Mais, en me réveillant le lendemain, c’était elle qui était venue se coller à moi, recherchant ma chaleur, ma protection. Je ne bougeais surtout pas, pour respecter son sommeil. Et puis, j’étais plutôt excité à sentir sa poitrine presque plantée dans mon dos. Depuis cette première nuit, elle est très rarement retournée dormir dans la chambre d’amis, uniquement les jours où elle était indisposée. Elle avait pris l’habitude de venir se coller à moi, avant même que je sois endormi. Je me souviens parfaitement, c’est un dimanche matin qu’elle m’a touché pour la première fois. Je m’étais réveillé sur le dos, et sa main était posée sur mon torse. Elle a bougé légèrement et sa main a glissé vers mes cuisses. J’avais très envie de me caresser, ou bien qu’elle l’ose enfin. À tâtons, sa main a commencé à faire connaissance avec ma queue, bandée comme jamais. Elle a dû prendre conscience de ce qu’elle touchait et elle a retiré sa main précipitamment. Mais, cinq minutes après, elle la remettait au même endroit, en toute connaissance de cause. Elle savait pertinemment ce qu’elle touchait, ce qu’elle faisait. Elle était tendre, douce, mais pas aussi inexpérimentée que j’aurais pu le croire. Je bougeais le moins possible mais elle ne pouvait ignorer que j’étais réveillé, et bien conscient de ce qu’elle me faisait. Je commençais à avoir très chaud et j’ai retiré mon maillot, elle a baissé mon caleçon pour être plus à l’aise. Moins de cinq minutes après, j’éjaculais une grosse quantité de sperme sur mon torse et mon ventre. Satisfaite de ce qu’elle avait osé, elle s’est retournée et elle s’est de nouveau endormie.
Je me suis levé pour ne pas la déranger d’abord, et surtout que j’avais besoin de prendre une douche. C’était la première fois, il y en a eu d’autres, mais pas régulièrement. Uniquement selon son envie. Et jamais les jours où je devais aller travailler. Nous vivions une petite vie de couple, ou plutôt une sorte de cohabitation, avec avantages. Quand j’étais au travail, elle s’occupait de l’appartement, de la cuisine. Malika ne sortait jamais de notre appartement. Même mes voisins ne la connaissaient pas. Elle avait toujours la crainte que sa famille ne la retrouve et la force à les suivre. Je ne lui ai pas avoué tout de suite, pour ne pas l’inquiéter outre mesure, mais j’ai revu, parfois, les deux garçons qui tournaient autour de mon ancien véhicule. Mais c’était toujours dans un autre quartier de la ville, pas sous mes fenêtres. Ont-ils compris que ce n’était pas moi, ou bien que je n’habitais pas là, comme je l’avais précisé la première fois ?