Une histoire incroyable (02/21)

Un mouvement un peu plus brusque et je sais qu’il a baissé sa culotte. Un petit cri de Jessica, vite étouffé par sa main. Elle non plus ne veut pas être dérangée, qu’il interrompe ses caresses. Je l’entends qui souffle plus fort, je suis certaine que les doigts de son inconnu sont sur son clitoris. Je sais, enfin je crois savoir, qu’elle est toujours vierge, tout comme moi. Je n’en suis pas vraiment certaine, on se dit tout l’une à l’autre, mais on n’a jamais abordé le sujet. Mon inconnu vient de baisser mon legging, entraînant ma culotte avec. Seulement à mi-cuisse mais je sens parfaitement sa queue contre mes fesses nues désormais.

Tout comme son pote, (en fait je n’en sais rien), il s’attaque à mon petit bouton d’amour. Il sait y faire, le salaud. Je suis comme une poupée entre ses doigts. Et j’adore ça. Définitivement, je ne dois pas être vraiment normale. Ressentir autant de plaisir en pareille situation. Mon inconnu s’est rendu compte que j’avais aussi une poitrine. Il la malaxe adroitement. Encore une fois, je m’abandonne entre ses mains expertes. Jessica a les yeux fixés sur mes seins qu’elle voit bouger dans tous les sens. Je crois même y voir de l’envie dans son regard. Aurait-elle, elle aussi, envie de caresser ma poitrine ? Mon corsage est ouvert maintenant et mes seins sont sortis des bonnets. N’importe qui, s’approchant de notre attroupement, pourrait les voir, les toucher. Cela me procure un frisson invraisemblable. Jessica aussi se retrouve dépoitraillée. Comme moi. Les deux hommes doivent se connaître car ils nous approchent l’une de l’autre, jusqu’à ce que nos seins se touchent.

Nouveau frisson de plaisir pour moi, je vois que Jessica elle aussi apprécie cette initiative. Nos tétons dressés se frottent l’un contre l’autre, nous procurant de nouvelles sensations. Puis, ce sont nos bouches que les deux hommes tentent de rapprocher. Je résiste un peu, pour la forme. Jessica a compris ce qu’ils veulent et résiste bien plus que moi. J’ai accepté depuis le début la domination de cet inconnu, parce qu’il était plus fort que moi, et aussi (et surtout) parce que j’en avais très envie de ces nouvelles sensations. Embrasser ma copine Jessica ? Pourquoi pas, si c’est ce qu’il désirait ! Pour tout vous dire, j’avais très envie de l’embrasser, ma copine, et ce n’est pas d’aujourd’hui. Mais comment lui dire, comment lui faire comprendre cette envie ? Sous le couvert de la soumission, je pouvais enfin accéder à ses lèvres sans qu’elle ne me prenne pour une lesbienne, une détraquée.

Pour dire vrai, j’ignorais ce qu’elle pensait réellement des relations entre personnes de même sexe. Depuis que nous étions dans cette grande ville, nous avons vu des hommes, et des femmes, se tenant par la main. Certains même qui s’embrassaient, des femmes essentiellement. Quand il s’agissait d’hommes, on se regardait et on souriait. Encore un couple d’hommes qui ne viendront pas nous draguer. Quand c’était des femmes, Jessica tournait le regard ailleurs. Moi, je les regardais et les enviais d’avoir la force et le courage d’affronter le regard du monde entier par le simple fait d’afficher leur orientation sexuelle. Je me considérais comme une fille normale, une hétéro, mais j’admirais leur volonté de s’affirmer. De s’affranchir du jugement des autres. J’ai dit « normale », comme si elles ne l’étaient pas. Mais finalement, aujourd’hui, je découvrais que j’étais sans doute comme elles. Cela me faisait peur, un peu. Je ne voulais surtout pas être catégorisée, cataloguée. Et ma plus grande peur, c’était de perdre ma meilleure amie, ma moitié. Que deviendrais-je sans elle ? Je l’aimais tellement.

Ça y est, je l’ai dit. Je l’aime. C’est aussi simple que ça. Je l’aime, comme une partir de moi-même.

Et c’est justement à ce moment précis de ma réflexion que nos lèvres entraient en contact pour la première fois. En fait non. Pour un premier baiser, plutôt. Ce n’était pas la première fois. Un jour, pour se moquer d’une camarade qui nous avait avoué que jamais elle n’avait embrassé de garçon, nous nous sommes embrassées. Enfin presque. Nos lèvres étaient en contact mais nos bouches restaient fermées. Cela se passait chez Jessica, nous n’étions que toutes les deux et on a bien rigolé. Étrange que cet épisode me revienne en mémoire au moment où j’ouvrais la bouche, partant à la recherche de la langue de ma copine. De ma chérie, devrais-je dire. Elle ne résista pas très longtemps. J’imagine qu’elle aussi avait envie, ou bien avait-elle compris qu’il était inutile de résister plus longtemps. Ce fut un pur moment de plaisir quand enfin, Jessica s’abandonna à mon baiser. Mon inconnu continuait son doigté jusqu’au moment où je jouissais abondamment sur ses doigts. Jessica a dû, elle aussi, ressentir ma jouissance car cela a déclenché la sienne. Juste au moment de l’annonce de l’arrivée en gare.

Nous n’avions plus que quelques minutes pour nous rajuster avant de quitter ce wagon. Je rentrais mes seins dans leur bonnet, refermais mon corsage et remontais culotte et leggings. Pourquoi finir par ma culotte ? Sans doute pour garder le plus longtemps possible la sensation de cette queue bandée entre la raie de mes fesses. Jessica avait choisi de relever culotte et collants en premier. Mais son inconnu avait gardé sa main sur son clito. Je voyais cette main bouger sous les collants, sous la jupe, tandis que Jessica rajustait sa poitrine et son chemisier. Je la surveillais du coin de l’œil et je suis certaine qu’elle était à deux doigts de jouir à nouveau quand la rame stoppa. Un mouvement pour se dégager et lisser sa jupe et je la suivais dans la foule des anonymes. Prises dans le tourbillon, au milieu de tous ces inconnus, j’oubliais peu à peu le plaisir que j’avais ressenti en embrassant ma meilleure amie. Mêlée aux caresses de mon inconnu, ma jouissance n’en avait été que plus grandiose.

Tout en marchant vers le lycée, je pensais aux cours qui nous attendaient, aux profs, mais aussi à nos nouvelles camarades. Il n’avait pas été facile pour moi de m’habituer à mon nouvel environnement. La présence de Jessica m’avait énormément aidée.

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