La Comtesse d’Orgemont deux (09/10)

Et c’est bien Marc qui en fut le plus heureux. J’ignorais tout, ou presque, de la vie sexuelle de mon amie. J’avais été sa soumise, son jouet, et j’avais apprécié tous les moments passés avec elle. Elle aimait les femmes, c’était une évidence. Mais c’était la première fois que je la voyais avec un homme. Et qui la chevauchait. Pour être plus exacte, c’était elle qui le chevauchait.

Lui, allongé sur le sol et elle empalée sur sa grosse queue. Elle m’avait fait signe d’approcher pour boire à ma source. Debout devant elle. Puis, je dus m’accroupir sur le visage de Marc qui trouva les ressources nécessaires pour me lécher à son tour. Il fut le premier à jouir, intensément, déclenchant l’orgasme de Clothilde.

Je jouis à mon tour dans sa bouche et il lécha toutes mes sécrétions. Ce n’est qu’à ce moment-là que son téléphone portable sonna. Il prit l’appel et de rhabilla aussitôt, un client important l’attendait à l’aéroport de Macé. Je restais donc seule avec Clothilde. Moments de tendresse, de vraie complicité. Je lui confiais que c’était la première fois que je la voyais avec un homme. D’où ma surprise, au début.

Après, je suis partageuse et on a vécu un très bon moment tous les trois. Puis, ce fut à elle de se confier, la première fois qu’elle me parlait vraiment d’elle, de ses envies, de ses besoins. De ses sentiments. Car oui, elle m’avoua qu’elle était amoureuse d’un homme depuis très longtemps et lui, il ignorait tout.

C’est au départ pour se venger qu’elle a eu l’idée de séduire les femmes avec qui il couchait. Ce jeu est devenu une passion débordante. Elle devait séduire. Les hommes, c’était trop facile. Et elle préférait attendre qu’il veuille bien d’elle. Mais séduire les femmes avec qui il couchait, c’était nettement plus alléchant, plus compliqué aussi. Mais tellement enivrant quand elle parvenait à ses fins.

Elle me confia que la première qu’elle avait fini par avoir n’était autre que … La mère de Laura. Ce qui expliquait en partie qu’elles soient restées en contact. Là, je commençais à me poser une question, et pas des moindres. Si elle avait dragué, et fait l’amour avec la mère de sa nièce, cela signifiait qu’elle était amoureuse de … Son frère, Stéphane, mon ex-compagnon.

Elle avait vu mon attitude changer, compris que j’avais deviné son secret. Mais pourquoi me l’avouait-elle maintenant ? Continuant sur le ton de la confidence, elle me confirma que, effectivement, elle était amoureuse de son grand frère depuis son adolescence et qu’elle souffrait à chacune de ses nouvelles conquêtes. Et qu’il a fallu cette difficile séparation entre lui et moi pour que, enfin, elle atteigne son rêve.

Le fameux soir de cette séparation, je l’avais appelée au chevet de son frère et j’étais partie. Arrivée peu de temps après moi, elle l’avait trouvé prostré, souffrant énormément du coup que lui avait donné Orlane, entre les cuisses. Clothilde l’avait donc soigné, avec un gant de toilette rempli de glaçons. Elle touchait enfin l’objet de ses désirs.

Elle avait passé la nuit près de lui et, au petit matin, pour le rassurer sur ses capacités à bander de nouveau, elle lui avait offert sa bouche. Avant de s’offrir entièrement. Pris dans une confusion de sentiments contradictoires, il l’avait baisée comme elle le souhaitait depuis des années. Frustré de mon départ précipité, il l’avait gardée près de lui tout le week-end, pour continuer à le « soigner ». Ils se voyaient régulièrement depuis ce temps-là.

Clothilde me confia qu’ils étaient partis en vacances, cet été, aux Canaries, comme un couple, un homme et sa femme. Plutôt facile puisqu’ils portaient le même nom de famille. Cela avait été deux semaines de rêve pour elle. Même si son côté  » macho  » revenait très souvent. Il ne pouvait cesser de regarder les autres femmes, même jeunes.

Elle avait très vite compris que, si elle voulait le garder, elle devrait entrer dans son jeu. Et même l’aider à draguer d’autres filles. Une jeune femme innocente s’était laissée entraînée dans la chambre des amants diaboliques et s’était retrouvée prise au piège par l’arrivée « inopinée » du mari trompé. Elle avait accepté ce trio improvisé, enfin, qu’elle croyait non prévu à l’avance.

Depuis ce premier succès, elle l’aide régulièrement à conquérir les femmes de ses collègues, de ses clients ou de ses fournisseurs. Elle drague le mari qui ne s’occupe plus du tout de son épouse. Ils se retrouvent parfois à trois, jamais à quatre. En tant que mâle dominant, Stéphane reste le seul homme avec sa nouvelle conquête. Clothilde les surprend parfois et la femme se trouve obligée d’accepter, ignorant qu’elle est tombée dans un piège diabolique.

Mais tout le monde y trouve son compte. Et Stéphane ne s’occupe plus des toutes jeunes filles. Même si Clothilde n’a jamais vraiment cru à ce qui s’était passé, ce que je lui avais raconté, elle en gardait un gros doute. Surtout que son frère n’en avait plus jamais parlé. Ils se voyaient principalement chez elle, pour éviter d’être surpris par Laura. Ils ignoraient, l’un comme l’autre, quelle serait sa réaction si elle les voyait ensemble.

J’appelais de nouveau Marc, mais cette fois-ci, c’est le chauffeur de taxi que je demandais. Une fois dans sa berline, je le priais de me conduire dans un endroit isolé, où nous pourrions parler librement. Il connaissait évidemment un parking, isolé de la route, d’où personne ne pouvait nous apercevoir.

J’eus le temps de lui expliquer ce que Roselyne et moi voulions faire avant qu’il ne se jette sur ma poitrine qu’il avait déjà dénudée. Il était bien évidemment partant pour de nouvelles expériences, même s’il doutait que nous puissions entraîner sa femme avec nous. Il m’a baisée ensuite de longues minutes, sans faillir. Mon bel étalon était dans une forme éblouissante.

Il est vrai qu’il serait sans doute difficile de convaincre Caro pour nous suivre sur le chemin de la débauche. Mais elle avait tellement progressé, en si peu de temps, que tout était envisageable. Je retournais la voir un lundi soir, avant que son mari ne revienne. Elle était toute chamboulée de me revoir après que Marc nous ait surprises l’une avec l’autre. Son baiser chaste ne me suffisait pas. Je l’embrassais à pleine bouche et elle me rendit mon baiser.

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