Et pan ! (08/17)

David aimait profondément sa femme, ses enfants. Mais il se voyait prêt à tout sacrifier pour vivre son bonheur, quoiqu’il arrive. Alban était entré dans sa tête. Il n’était pas près d’en sortir. C’était un problème insoluble. Ou, disons plutôt que David ne voyait pas encore comment gérer la situation. Son avenir. Pour le moment. Les jours qui suivirent, David faisait son travail, toujours consciencieusement, mais très souvent, l’image de son alternant lui revenait en mémoire et il se mettait à rêvasser. Même chez lui. Evelyne pensa qu’il avait des soucis sur l’un de ses chantiers et elle ne lui posa aucune question embarrassante. Elle avait une totale confiance en lui. Il fallut attendre le week-end pour que, enfin, il se déride un peu. Principalement le dimanche. Journée en famille, pique-nique près d’un grand lac, jeux avec les enfants. Il était redevenu le papa et le mari idéal. Ce jour-là, David ne pensa presque plus à Alban. Mais il savait pertinemment qu’il allait le revoir dès le lendemain. Il était vraiment très gai, ce lundi matin, en partant au travail. Il arriva, comme presque toujours, dans les premiers au bureau. Seuls quelques collègues qui devaient rejoindre des chantiers éloignés étaient arrivés avant lui. Alban arriva, comme il en avait pris l’habitude, vers huit heures trente. En lui serrant la main, David revit en mémoire sa bouche qui le pompait avidement. Il prit son rôle de tuteur très au sérieux et il lui demanda ce qu’il avait appris durant ces dernières semaines à l’école. Puis, il lui détailla le programme qu’il avait prévu pour cette première semaine. Durant le mois de juillet dernier, Alban avait déjà pu accompagner David sur différents chantiers et, ça tombait bien, c’était ce qu’il adorait dans ce métier. Voir de près les réalisations que l’on avait prévues sur « papier ». Le métier exigeait désormais de travailler sur des logiciels spécialisés, fini la table à dessin et les calques. David reprit son véhicule de fonction et entraîna à sa suite son jeune alternant. Il roulait presque machinalement, connaissant parfaitement le chemin jusqu’à ce premier chantier. À plusieurs reprises, il laissa délibérément sa main sur le pommeau du levier de vitesse, à seulement quelques centimètres du genou du jeune homme. Qu’il n’osait toujours pas toucher.

Il croyait sûrement être très discret mais Alban avait bien vu son petit manège. Lui, il attendait un geste fort de son mentor. Mais David hésitait profondément, pris entre ses envies, et ses devoirs. Et c’est une nouvelle fois Alban qui dut prendre les devants. Alors que David avait gardé sa main sur le pommeau du levier de vitesse, le jeune homme posa sa main sur celle de David. Ils se regardèrent, l’air complice, et ils restèrent ainsi jusqu’à l’arrivée à destination. La visite se passa très bien, il n’y avait pas de réel souci sur ce chantier. Ce qui n’était pas vraiment le cas pour la seconde visite de la journée. Ils étaient remontés en voiture et, lorsque David laissa sa main sur le levier de vitesse, Alban la saisit et la posa directement sur son genou, qu’il avait rapproché auprès de la console centrale. Il lâcha la main de David qui resta posée sur le jeune homme. Jusqu’à ce qu’il doive de nouveau changer de vitesse. Une fois le véhicule en cinquième, David hésita juste quelques secondes, avant de reposer sa main sur le genou proche. Ils n’avaient plus besoin de se regarder, ils étaient connectés, branchés sur la même longueur d’onde. Il resta ainsi jusqu’à l’arrivée sur le second chantier. Là, la visite s’éternisa beaucoup plus. Il était évident que rien ne serait résolu rapidement. David reprit son véhicule, direction un petit restaurant que lui avait conseillé un collègue. Ils étaient plusieurs, dans son entreprise, à faire des visites de chantier, dans les villes alentour. Et chacun partageait les adresses des bons restaurants. Celle des moins bons aussi. Et c’est justement vers une nouvelle adresse que David emmena son jeune protégé. Les repas étaient pris en charge par la société, en échange d’un certain sérieux. C’est donc David qui régla la note, avec la carte de la société. Le repas s’était bien passé. Rapide et très bon. David avait un peu de temps avant de retourner sur le site. Il proposa à son jeune protégé de faire une halte près d’une rivière, dans un endroit ombragé. Alban accepta aussitôt.

Le parking était presque vide lorsque le véhicule de fonction arriva. Quelques personnes étaient garées près de la sortie, prêtes à repartir après avoir mangé un sandwich. David préféra s’éloigner le plus possible et il gara le véhicule sous les arbres, à l’ombre et à l’abri des regards. Il avait agi instinctivement. Sans véritablement réfléchir. Alban vit, dans ce choix, une opportunité à saisir. Une fois le moteur coupé, il posa directement sa main entre les cuisses de son responsable. Surpris, David regarda immédiatement tout autour de lui avant de se détendre totalement. Ils étaient presque invisibles. Vu que David ne disait rien, Alban s’attaqua à défaire son pantalon. Inutile de vous préciser que la tâche n’était pas facilitée par la proximité du volant. Et David bandait énormément, en plus. Il laissa tomber tous ses scrupules, baissant les bras. Sa main gauche se trouva directement sur la poignée qui permettait de reculer son siège. Sans que Alban ne lui demande, il l’actionna. Alban put alors dégager le sexe de David. Il le caressa un instant. Avant de plonger dessus, bouche ouverte. C’était bien pour cette raison que David avait reculé son siège, non ?  Du moins, c’est ainsi qu’Alban l’avait interprété. Et David ne tenta absolument rien pour l’en empêcher. Au contraire. Il posa simplement sa main sur la nuque du jeune homme. Au moment suprême, cette même main devint beaucoup plus autoritaire et elle força le jeune alternant à tout avaler. « Forcer » est un peu exagéré car Alban n’avait aucune intention de se reculer. Et c’est même avec une satisfaction sans faille qu’il engloutit la semence que David lui offrait en abondance. Il lui fallut un peu de temps pour reprendre son souffle après cet exercice légèrement acrobatique.