Il n’avait pas pu résister à l’envie de sentir son parfum intime, respirer les essences de cette femme qu’il admirait, qu’il adulait. Après ce premier épisode, il tenta vainement de renouveler l’opération. Peine perdue, il ne tomba que très rarement sur ses sous-vêtements. Il s’intéressa alors à la chambre parentale. Même si c’était beaucoup plus risqué. Il trouva facilement où elle rangeait sa lingerie mais, forcément, elle était lavée, propre et avec la seule odeur de la lessive ou de l’assouplissant. Gonzague trouva la parade en proposant son aide pour les tâches ménagères. La cuisine, c’était la place des femmes, selon le patriarche. Oui, il était vraiment rétrograde. Même pour l’époque où cela se passait. Il commença par aider à faire le ménage, laver le sol et, voyant sa mère qui avait des difficultés à porter le linge, fraîchement sorti de la machine à laver pour aller l’étendre sur le fil à linge, tendu dehors, il se proposa à l’aider à porter. Puis, il demanda à apprendre à utiliser lui-même la machine à laver. Cela pourrait lui servir plus tard. C’est ainsi qu’il réussit à obtenir ce qu’il désirait. Il lavait donc le linge de toute la famille. Ce qui le passionnait, c’était ce que sa mère avait porté. Mais aussi Marguerite, qu’il n’appelait pas encore Maggy. En plus, le linge délicat devait être lavé à la main. Il pouvait donc le tenir dans ses mains, respirer les effluves qui restaient imprégnées. Maggy, tout comme sa mère, Bernadette, portait de la lingerie simple, en coton, sans fioritures. Les sous-vêtements sexy, ça n’existait pas dans le monde idéal du patriarche. Gonzague et sa jeune sœur n’avait pas eu une enfance idéale. Loin de là, mais cela avait eu un avantage certain, le patrimoine de la famille n’avait fait que croître, au long des années de frustration, de restrictions. Et, à son décès, ce fut au tour de Gonzague de gérer ce même patrimoine. Pour sa mère, pour sa sœur, et pour lui-même. Maggy avait pu quitter le domicile familial pour aller étudier. Et Gonzague se chargeait de s’occuper de tout. Il était resté vivre près de Bernadette, très affaiblie au décès de son mari. Il continuait ses tâches ménagères, la lessive principalement. C’est ainsi qu’il a vu les changements, aussi bien avec Maggy qu’avec sa maman. Plus de liberté, plus de fantaisie aussi, dans ce qu’elles portaient.
Mais là, ce soir, dans sa chambre, il pouvait enfin l’admirer dans toute sa splendeur. Entièrement nue et, semble-t-il, prête à se donner à lui. Il en avait tellement rêvé, à ce fantasme interdit. Impossible. Jusqu’à ce soir. Jusqu’à ce que je sois présente, avec eux, pour permettre ce que les conventions leur interdisaient. Gonzague était devenu un homme, depuis longtemps. Avant le décès du patriarche. Il avait connu des jeunes filles, des jeunes femmes aussi. Il avait gardé une tendre passion pour sa mère. Et pour d’autres femmes de son âge, à elle. Ma propre mère avait été l’un de ses fantasmes d’adolescent qu’il avait pu enfin réaliser au cours de la soirée. C’était bien ma mère qui était venue s’empaler sur lui. Il ne l’avait reconnue que lorsque j’ai ôté son masque. Il m’observait pendant que je préparais Maggy à ce qui allait suivre. Allongée sur le lit, bras écartés, cuisses grandes ouvertes, elle était prête, dans son corps comme dans sa tête. J’attrapais la queue bien bandée et je l’approchais de la grotte intime. L’un comme l’autre se laissaient faire, comme si cela ne les concernait pas. Ce serait moi, la seule fautive, puisque c’était moi qui présentai le sexe devant l’entrée de sa chatte. Dès le contact établi, je retirais ma main, pour les laisser interagir entre eux. C’était LEUR moment, rien que pour eux. Je regardais leurs visages et surtout, celui de Gonzague qui sembla surpris de se sentir aspirer en elle. Il lui était impossible de résister à cette envie. À ce désir. Alors, il s’engouffra lentement dans le ventre accueillant de Maggy. Tout comme moi, Maggy avait largement profité de la soirée pour jouir à de nombreuses reprises avec différents partenaires, hommes et femmes. Mais, ce qu’elle vivait à ce moment précis, c’était le summum de ce qu’elle pouvait rêver. Un homme prévenant qui lui faisait l’amour. Avec un grand A.
Enfants, ils avaient été très souvent mis au ban de la société, comme si c’était de leur faute ce qu’ils devaient vivre dans le cocon familial. Isolés des autres jeunes, ils s’étaient tout naturellement rapprochés. Comme un frère et une sœur. Un grand frère qui se devait de protéger sa petite sœur. Jamais il n’y avait eu la moindre ambiguïté entre eux. Enfin, très rarement. Il faut avouer que, lorsque l’on est un jeune homme, et que l’on doit serrer une jeune fille entre ses bras pour la réconforter, il peut y avoir des montées de désir, des poussées d’adrénaline. Et une érection naissante bien légitime. Mais, à aucun moment, ni l’un ni l’autre n’avait imaginé qu’ils se retrouveraient un jour imbriqués, l’un dans l’autre. Encore une fois, ils étaient isolés du monde extérieur, mais c’était pour se protéger l’un l’autre. Ma présence, invisible, ne les perturbait en aucun cas. J’étais la spectatrice de la fusion de deux corps, de leurs âmes. C’était beau, et terriblement émouvant. Je me rapprochais de Maggy lorsqu’elle commença à soupirer très fort. Elle était une nouvelle fois au bord de l’orgasme mais, celui-ci, c’était son grand frère qui le lui offrait. Pour la première fois. Allongée près d’elle, je trouvais ses lèvres qui se sont ouvertes au contact de ma bouche. Gonzague était toujours bien bandé et il n’avait nullement besoin de demander une autorisation. Il a tout simplement changé de partenaire. Après ma chère maman, avec laquelle il avait fait l’amour au cours de la soirée, c’était le tour de la fille. J’avais, dans ma jeunesse, connu énormément de garçons de mon âge. Pour un tendre moment, ou une courte aventure. Tous les garçons du collège, du lycée, devaient connaitre ma réputation de fille facile. C’était la vérité. J’ignore si, à cette époque, Gonzague a fait partie de mes nombreux partenaires. Ou bien s’il est resté sur le bord de la route, à attendre son tour.