ZOHRA (02/04)

Fatima, qui justement était chez sa voisine, me demanda ce qui se passait. Quand elle apprit la nouvelle, elle voulut absolument passer voir son amie Zohra. J’avais évidemment prévu d’y aller également, il suffisait que je fasse un léger détour pour la prendre au passage. Sa mère, appelée en urgence, était déjà arrivée pour garder son fils Kaïs et Fatima m’attendait au bas de son immeuble. Zohra était toujours sous le choc de la nouvelle, elle nous ouvrit et elle retourna s’asseoir aussitôt. On la retrouva dans sa cuisine. Fatima tomba littéralement dans ses bras, en pleurs. Je les laissais de longues minutes l’une réconfortant l’autre qui semblait avoir du mal à reprendre pied avec la réalité. Fatima me laissa à mon tour réconforter son amie. Elle en profita pour appeler d’autres amies de Zohra qui n’avait prévenu personne, excepté moi. Ce fut rapidement un défilé dans la maison, certaines préparaient le repas, d’autres le café et le thé. C’était un fourmillement extraordinaire de femmes de tous âges. Pas un seul homme. Nous avons veillé toute la nuit auprès de notre amie. Elle a réussi à s’endormir finalement et presque toutes les femmes sont restées pour discuter. Certaines travaillaient pourtant le lendemain. Le plus souvent, elles parlaient en arabe, langue que je ne connais pas, mais par respect pour moi, elles tentaient de parler français.

Je n’ai que rarement été confrontée au décès d’un proche parent. Mes grands-parents sont décédés quand j’étais très jeune. Je ne comprenais pas bien la tristesse de mon père alors que ses parents étaient partis rejoindre les anges dans le ciel. Plus récemment, Steffie, que je vois régulièrement, m’a raconté le décès de sa fiancée. Et l’impossibilité de lui dire adieu. Elle est encore très touchée par cette perte. Je vous passe les détails des jours qui ont suivi pour Zohra. Le corps rapatrié en cercueil plombé, l’enterrement auquel j’ai assisté mais de loin, ne sachant pas si les non musulmans étaient acceptés. Mais je restais proche de mon amie lors de la réception de ses amies et parents chez elle. Ses enfants étaient présents bien sûr pour soutenir leur mère et rendre un dernier hommage à leur père. Zohra m’avait parlé de la prime qu’elle avait reçue de la part de l’entreprise. Elle m’avait demandé conseil pour bien placer cette somme rondelette. Je pensais qu’elle donnerait sa démission de ma société, étant désormais à l’abri du besoin pour le restant de ses jours. Mais c’était mal la connaître.

Elle s’est présentée une semaine plus tard dans mon bureau pour avoir son planning. Je lui ai de suite précisé que je n’avais rien préparé car je pensais ne jamais la revoir ici. Je la fis patienter quelques minutes, le temps de passer un certain nombre d’appels vers les clients qui avaient demandés de ses nouvelles. Pendant cette attente, des filles sont arrivées et elles lui ont manifesté leur soutien dans cette terrible épreuve. Bisous et câlins au programme. Il n’a suffi que deux appels et elle avait déjà une mission pour l’après-midi. Ses compétences étaient reconnues mais c’est surtout ses formes que les clients désiraient voir, ou revoir. Ludo, puisque c’était lui justement qui l’avait réclamée, avait passé quelques années en Afrique du Nord et les formes de Zohra lui rappelaient sans doute de très bons souvenirs. Vu que c’était un ami et un très bon client, j’avais dû lui dire que Zohra était veuve maintenant et que, sans doute, elle ne reviendrait pas. Mon appel l’avait donc rendu très heureux. Il m’avoua plus tard qu’il n’avait pas débandé entre mon appel et l’heure du rendez-vous. Bien sûr, on pouvait lire de la tristesse au fond de ses yeux mais son visage semblait bien plus enjoué que d’habitude. Première surprise, elle resta dans le salon pour se mettre en tenue. En clair, elle lui offrit pour la première fois un magnifique strip-tease.

Ensuite, tout dans son attitude montrait un changement. Ludo espérait toujours pouvoir la toucher un jour, voire beaucoup plus. Mais il avait demandé si souvent avec toujours la même réponse négative qu’il attendait un signe pour renouveler sa demande. Il espérait toujours, mais il n’y croyait plus vraiment. Pas un seul signe d’espoir. Zohra avait terminé son travail et elle alla se changer dans la salle de bains cette fois. Ludo lui tendit son ordre de mission signé, preuve qu’elle avait effectué son travail et que la société pouvait facturer. Il effleura à peine son avant-bras qu’une lueur différente apparut dans ses yeux sombres. Il attrapa son bras avant que la porte ne se referme et il lui demanda.

« Zohra, est-ce que je pourrais un jour te voir sans ta robe ?  »

« Je viens de passer une heure en sous-vêtements devant vous. Que voulez-vous de plus, Monsieur ?  »

Elle n’avait pas refusé catégoriquement comme habituellement. Il continua.

« Mais c’était une tenue de travail, un uniforme. C’est ce que tu portes maintenant que j’aimerais voir. Et ce sera aussi rémunéré, comme tout travail mérite salaire.  »

« Ce n’est pas une question d’argent. Mais pour qui me prendriez-vous si je le faisais gratuitement. Et pour vous, et pour d’autres ?  »

Elle avait fait un pas vers lui, prête à entrer de nouveau dans l’appart. Il s’effaça pour la laisser entrer et il la suivit jusqu’au salon. Sans prononcer un seul mot, il posa un billet de 20 euros sur la table basse. Elle regarda le billet, elle le rangea dans son sac et elle commença à descendre sa robe. Sous le regard attentif de Ludo. Il sortit un autre billet, elle le rangea et elle voulut dégrafer son soutif. Il intervint à ce moment.

« Je peux … ? »

Elle baissa les bras et elle le laissa s’approcher. Il était littéralement collé à son corps et elle sentait son érection à travers le pantalon. Il profita longuement de cet instant de pure tendresse. Puis il ôta le soutif en dentelle pour caresser enfin l’objet de ses désirs. Tendrement, il prit un téton en bouche et le suça, l’aspira. Puis il passa à l’autre téton. Il posa ses mains sur les hanches, n’osant pas descendre sur ses fesses.

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